Changer de toitures : Economie d'énergie
 

Votre maison a été construite avant le premier choc pétrolier
L'idéal est une rénovation énergétique complète: isolation extérieure, ventilation double flux, traitement des fuites d'air, ouvertures plus grandes au sud si possible. Les aménagements qui ont pu être déjà faits, comme le changement de fenêtres, de chaudière ou la pose de quelques centimètres d'isolant dans les combles, sont très insuffisants pour diviser par quatre les consommations d'énergie. L'investissement, lourd (15000 a 20000 €), sera rentabilisé par les économies réalisées sur les factures en moins de dix ans.
Votre maison date des années 1980-1990
C'est la période où l'on isolait déjà, mais peu. Les consommations d'énergie restent élevées, la rénovation complète se rentabilisera mais plutôt sur quinze ans que sur huit ou dix. Si l'investissement parait trop lourd, vous pouvez isoler en plusieurs fois en commençant par la toiture, l'impératif étant de ne jamais lésiner sur les épaisseurs d'isolant.
Votre maison est récente, conforme à la réglementation thermique 2000
L'isolation, l'étanchéité à l'air, le système de ventilation sont loin d'être parfaits mais les consommations sont réduites. Une rénovation énergétique ne se justifie pas, elle ne sera jamais rentabilisée. S'équiper d'un chauffe-eau solaire est, en revanche, un bon investissement.
Vous habitez une copropriété
Si votre immeuble date d'avant le premier choc pétrolier (1973), vous avez tout à gagner à une rénovation énergétique complète. Le sujet doit être traité en assemblée générale de copropriété. Faites inscrire ce point à l'ordre du jour de la prochaine assemblée en demandant une étude thermique de l'immeuble.

 

Oui aux objectifs ambitieux
Le comité opérationnel du Grenelle de l'environnement chargé de la rénovation des bâtiments existants»,présidé par Philippe Pelletier, le président de l'Anah (Agence nationale de l'habitat), y a travaillé. Il propose d'accorder un éco-prêt à taux zéro à tous les propriétaires qui se lancent dans dus «bouquets de travaux'» efficaces et pas uniquement dans un changement de matériel. Un bonus serait même attribué aux rénovations énergétiques très performantes, comme cela se fait avec succès en Allemagne. Un label bâtiment basse consommation, « BBC rénovation », devrait bientôt être créé avec une limite fixée à 80 kWh/m7an.

Autre recommandation phare du comité, la prise en compte du coût de la main-d'œuvre dans le crédit d'impôt, pour inciter à réaliser des travaux d'isolation. En effet, ce n'est pas le prix de l'isolant qui pèse lourd, mais celui de la pose. D'abord encouragée par des aides financières, la rénovation des logements énergivores pourrait devenir obligatoire à partir de 2012-2013 lors des ventes. Autant de propositions qui devraient être intégrées à la loi Grenelle en préparation et en discussion au Parlement avant l'été.
La démarche consistant à abaisser les consommations par paliers successifs ne fait cependant pas l'unanimité. L'association Negawatt n'est pas d'accord. Composée de nombreux experts en maîtrise de l'énergie, elle n'a pas attendu le Grenelle de l'environnement pour prôner la sobriété énergétique. Son vice-président, Olivier Sidler, par ailleurs directeur du bureau d'études Enertech à élaboré un scénario plus ambitieux pour le logement."Procéder par étapes et descendre d'abord à une consommation intermédiaire de 150 kWh/m2/an en limitant les exigences d'isolation, c'est la pire des solutions. Elle tue le gisement d'économies d'énergie en rendant pratiquement inaccessibles les 100 derniers k Wh qu'il faut gagner pour arriver à l'objectif final de 50 kWh/tri/an pour le chauffage. En termes économiques, on ne comprend pas bien ce qui sépare une rénovation médiocre à 150 kWh et une rénovation de qualité à 50 kWh. Le coût de l'isolant est complètement marginal dans le prix fourni posé (en moyenne 8% du total). Limiter la performance énergétique des rénovations est une erreur. Passer de 150 à 50 k Wh/nr/an n occasionne qu'un faible surcoût alors que rénover le même logement à deux reprises coûtera le double. » En l'état actuel des réflexions, il semble improbable que la loi Grenelle fixe un objectif aussi ambitieux. Dommage, car c'est la bonne approche. Ce n'est pas en se contentant de remplacer la vieille chaudière ou en plaçant 12 cm de laine de verre dans les combles qu'on peut diviser sa facture de gaz ou d'électricité par quatre.

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