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1906 : Le tremblement de terre de San Francisco
Petit village en 1848, c’est à la ruée vers l’or que San Francisco doit sa fortune. Deux ans plus tard, la ville compte déjà 50 000 habitants. En 1906, elle est devenue la 9ème métropole des Etats-Unis avec 250 000 habitants. C’est alors une ville moderne et élégante qui est devenue un centre culturel. Cette cité en plein essor va être totalement détruite le 18 avril 1906 à 5h35 du matin. Le séisme d’une ampleur de 8,2 sur l’échelle de Richter n’est pas le vrai responsable de la catastrophe.
A cette époque, les maisons sont faites majoritairement en bois. Le vrai responsable des nombreux morts est l’immense incendie qui ravage la ville. Seulement une demi-heure après la première secousse, on recense déjà 50 foyers d’incendie. Le feu a fait rage pendant 2 jours sous le regard impuissant des pompiers. Cliquez sur la photo
La destruction a
une métropole américaine
C'est à l'or que San Francisco doit sa fortune. Un gigantesque incendie Pour certains, ce sont les étincelles échappées des fils de tramway tombés sur le sol après la secousse, pour d'autres, ce sont les lampes à pétrole renversées qui sont à l'origine des flammes : dans une ville où le principal matériau de construction est hautement combustible, mille raisons peuvent expliquer le début de l'incendie. Une demi-heure après la secousse, en tout cas, on recense déjà 50 foyers d'incendie. Le feu fait rage ensuite deux jours durant, ravageant la moitié de la ville, tuant 450 personnes, en chassant 200 000 autres de chez elles. Faute d'eau — les canalisations ont été rompues lors de la secousse sismique —, les autorités ne peuvent rien : les pompiers assistent à peu près impuissants à l'incendie, l'administration se contente de loger provisoirement les sans-abri dans des tentes installées en hâte dans le grand parc de la ville. L'armée, dans ces conditions, prend les choses en main. Le chef de la garnison, le commandant Funston, décrète la loi martiale et ordonne de tirer à vue sur les pillards qui voudraient profiter de la panique générale. Face à l'incapacité des pompiers, le même homme décide le dynamitage à grande échelle des bâtiments pour sauver les quartiers encore non touchés. En quelques heures, les habitants voient disparaître la plus belle artère de la ville, Van Ness Avenue, dont les façades faisaient leur orgueil. Ce sacrifice permet de protéger l'ouest de la ville, mais les quartiers est, de part et d'autre de Market Avenue, sont la proie des flammes : les quais et les entrepôts sur la baie, le quartier d'affaires ainsi que le quartier chinois sont totalement détruits. Reconstruction et menace permanente
La faille de San Andréas :
la Californie, région riche et densément peuplée, située sur la faille, disparaîtra-t-elle un jour dans un terrible séisme ?
Rectigne sur près de 1 000 kilomètres, du nord de la baie de San Francisco au désert Mojave, la grande faille de San Andréas fait planer une menace permanente sur la Californie. Elle correspond au contact des plaques du Pacifique et d'Amérique du Nord. Au lieu de s'enfoncer l'une sous l'autre, comme c'est généralement le cas ailleurs, ces deux plaques frottent de manière latérale. Celle du Pacifique descend vers le sud et celle d'Amérique remonte vers le nord. Ces frottements sont à l'origine d'une instabilité sismique aussi permanente autour de San Francisco. Les sismologues ont pu évaluer qu'un tremblement de terre majeur se produisait à peu près tous les 80 ans. Avec une étonnante régularité, San Francisco a connu un nouveau séisme en 1986 (de force 7), puis à nouveau en 1989 (de force 6). Si les gratte-ciel n'ont pas bougé, grâce à leur conception antisismique, l'écroulement d'un pont a causé la mort de 50 personnes en 1989 et allumé des incendies dont l'absence de vent ce jour-là a heureusement empêché la propagation.
Photo d'archives du tremblement de terre
Vidéo explicative sur les tremblements de terre :
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