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Un des
avantages essentiels du chauffage par
rayonnement (probablement à l'origine de son
succès auprès des architectes) est d'ordre
esthétique. Les radiateurs, ainsi que les
tuyauteries apparentes, sont supprimés et
les tentures ne risquent plus d'être
souillées par les poussières noirâtres.
Enfin, du point de vue humain, son avantage
principal réside dans la diminution de la
température de l'air, à sensation de chaleur
égale avec les autres procédés. Les
recherches anglo-saxonnes de ces dix
dernières années ont mis en relief
l'avantage hygiénique de respirer de l'air
plus froid. A confort thermique égal, les
occupants se montrent plus actifs lorsqu'ils
respirent de l'air à 16°C plutôt que de
l'air à 18°C. Il est vrai que d'autres
auteurs estiment que cette stimulation peut
également être obtenue par les légers
mouvements d'air provoqués par les
installations de chauffage à air chaud.
Cette question, fort importante, appelle
encore de nouvelles études et expériences.
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Les inconvénients. Si pendant
quelques années le chauffage par
rayonnement n'a pas connu un
plus grand développement, c'est
que les architectes et les
entrepreneurs n'envisageaient
pas sans inquiétude de noyer,
une fois pour toutes, des
tuyauteries dans les parois.
L'expérience a montré qu'en
choisissant convenablement les
différents matériaux
constitutifs de ces parois, les
tuyauteries n'étaient pas
corrodées. Cela tient au fait
qu'elles sont protégées par le
béton, dont le coefficient de
dilatation est voisin de celui
du fer. |
Pourtant divers incidents ont eu lieu
lorsque, pour des raisons quelconques, des
liquides plus ou moins corrosifs parvenaient
au contact des tubes. Ce fut le cas, en
particulier, avec différents planchers
magnésiens et différents isolants contenant
des produits acides. Lorsque le sol est
constitué par un carrelage, il faut éviter
soigneusement tout lavage avec des produits
décapants, car ceux-ci peuvent s'infiltrer
entre les carreaux et parvenir aux tubes par
les fissures du béton. Un des inconvénients
du chauffage par rayonnement réside dans son
inertie. On conçoit, en effet, qu'il faille
d'abord réchauffer toute la masse intéressée
du sol ou du plafond avant d'échauffer le
local. Certes, cette zone peut être limitée
au strict minimum en plaçant des isolants
sous les tubes dans un chauffage par le sol,
ou au-dessus dans un chauffage par le
plafond. A moins, bien entendu, qu'on
envisage que les mêmes tubes servent à la
fois pour le plafond inférieur et le sol
supérieur. Quoi qu'il en soit, le chauffage
par rayonnement, à l'aide de tubes enrobés,
ne convient guère, de ce fait, que pour les
locaux à occupation continue. Son domaine
d'application le plus indiqué est,
actuellement, les habitations, et plus
encore les hôpitaux et les sanatoriums. En
revanche, dans les locaux où l'esthétique
est relativement secondaire comme les
usines, le chauffage par rayonnement peut
être réalisé par des panneaux suspendus,
isolés de la masse et dont la faible inertie
permet une mise en régime rapide. Le
chauffage par le sol présente, en outre,
l'inconvénient de créer des sujétions pour
l'ameublement. Le plancher ne peut, en
effet, être calorifuge dans une proportion
importante par des meubles, et surtout des
tapis. Encore faut-il en tenir compte lors
des calculs. Enfin, bien que le poids de
métal nécessité par une installation par
tubes enrobés soit moindre que celui exigé
par une installation ordinaire par
radiateurs, ce premier procédé revient,
actuellement, un peu plus cher en premier
établissement, par suite du surcroît de
main-d'œuvre exigé par la confection des
serpentins et leur fixation.
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