Le problème général du chauffage central
 

 Des économies assurées


Régime permanent (chauffage continu). Régime intermittent (chauffage discontinu). — Ces lois de transmission concernent le régime permanent, c'est-à-dire supposent qu'en tous les points la température est indépendante du temps.
Il est bien évident que les conditions normales de chauffage sont différentes, du fait que si l'on arrive à maintenir constante la température intérieure, il est impossible d'agir sur la température extérieure. De plus, pour de nombreux locaux, le chauffage n'est nécessaire que pendant un certain nombre d'heures de la journée, et la température intérieure elle-même n'est pas maintenue constante.
Les besoins calorifiques ne peuvent donc, en toute rigueur, être déterminés par un calcul supposant le régime établi. Mais, la détermination précise de ces besoins calorifiques dans ces conditions de température variables est un problème très complexe. Aussi, par mesure de simplification, calcule-t-on conventionnellement les installations de chauffage pour le régime établi et continu et leur applique-t-on une majoration de puissance destinée à compenser les besoins calorifiques supplémentaires lors de la mise en régime, c'est-à-dire lorsqu'il faut, non seulement compenser les déperditions, mais aussi réchauffer les parois.
Calcul des besoins calorifiques d'un local en régime établi. — Les conditions de température intérieure ont été précisées au Chapitre Premier.
Les conditions extérieures de référence dépendent, évidemment, de la région. Il est à remarquer qu'en raison de l'inertie calorifique des bâtiments, il y a lieu de choisir comme température extérieure de référence, non pas la température la plus basse atteinte pendant un très court moment, mais une certaine moyenne des températures de la journée et de la nuit les plus froides.
A vrai dire, la température extérieure de référence devra être d'autant plus voisine du minimum atteint, que le local est de construction plus légère, autrement dit, que son inertie calorifique est plus faible.
Même dans le cas de locaux à faible inertie, on n'a pas l'habitude de prendre comme température extérieure de référence pour les calculs la température la plus basse atteinte au cours de l'année, car, cela conduirait à des immobilisations peu payantes puisqu'elles ne seraient utiles qu'un jour par an.
 

 

 

Autant pour tenir compte de l'inertie des bâtiments que du caractère tout à fait exceptionnel de certaines températures basses, on choisit habituellement comme température de référence extérieure une température telle, qu'en hiver moyen, elle ne soit pas supérieure à la température extérieure plus de cinq jours par an. Cela peut ainsi conduire à une légère insuffisance du chauffage pendant ces cinq jours pour les locaux à faible inertie, ce qui est, évidemment, un inconvénient de médiocre importance.

Les températures ainsi admises habituellement pour les différentes régions de la France. Ces températures relatives au niveau de la mer et à l'intérieur des terres doivent être corrigées pour les régions voisines de la mer ou d'altitude élevée :
Elles doivent être diminuées de 2 °C en bordure de la mer et de 1 °C à moins de 50 km des côtes.

Elles doivent être majorées de H/200, H étant l'altitude exprimée en mètres, soit 1 °C par 200 m d'altitude.
De même, elles doivent être corrigées de + 1 °C pour les villes moyennes et de + 2 °C pour les très grandes villes (Paris, Lyon, Lille, etc.).
(Il importe de noter que cette carte par régions climatologiques ne comporte pas d'isothermes de degré en degré. Il convient donc, dans une certaine mesure, d'interpoler pour les régions situées aux confins des zones.)
Le renouvellement d'air. — L'expérience montre que, même quand les issues d'un local sont fermées, il se produit toujours un échange entre l'air intérieur et l'air extérieur. Ce phénomène, appelé ventilation naturelle, provient de ce que les locaux habituels ne sont jamais rigoureusement étanches, d'abord, parce que les matériaux de construction sont plus ou moins poreux, mais, surtout, parce que les joints des portes et des fenêtres ne sont jamais hermétiques.

 

 



 

 

- Menu chauffage -