Le chauffage solaire
 

  Le chauffage solaire à air chaud : Energies renouvelables - Solaire


Le chauffage solaire à air chaud présente l'avantage de pouvoir utiliser de l'air chauffé dès que sa température dépasse de quelques degrés la température des locaux. Mais, par suite des pertes par l'accumulateur à pierres et par les gaines, l'économie a été inférieure à celle obtenue avec le chauffage à eau chaude. Si bien que ce système a été abandonné et qu'actuellement le chauffage solaire le plus avantageux semble être celui comportant des insolateurs à eau chaude avec stockage de la chaleur dans un ballon, et utilisant un chauffage par rayonnement à basse température ne dépassant pas 30 à 32° par les plus grands froids. Influence du facteur géographique. Il est parfois admis superficiellement qu'un chauffage solaire d'habitation est d'autant plus rentable que le pays est plus ensoleillé. Le raisonnement est un peu simpliste, parce que les besoins énergétiques des pavillons chauffés sont moindres dans un pays ensoleillé que dans un pays nordique. A vrai dire, l'installation solaire procure, toutes choses égales par ailleurs, plus d'économies en kilowattheures sur la Côte d'Azur qu'en Picardie, lorsque la surface des insolateurs est relativement faible. L'égalité, pour les pavillons décrits précédemment, est sensiblement obtenue avec une surface de 35m2 d'insolateurs, mais au-delà, l'économie annuelle sur la Côte d'Azur est moindre en kilowattheures, tout en étant supérieure en pourcentage. C'est d'ailleurs pourquoi, il y a, pour chaque cas, une surface optimale des insolateurs que l'on peut déterminer en calculant, en fonction de la surface des insolateurs, les charges de chauffage d'appoint et les charges d'amortissement de l'installation solaire. Bien entendu, il faut faire une hypothèse sur le coût de l'énergie du chauffage d'appoint pendant vingt ans, durée probable d'une installation de chauffage solaire. La surface optimale est celle pour laquelle la somme de ces deux charges est minimale.

 

 

Au début et à la fin de la saison de chauffe, en effet, toute l'énergie solaire captée n'est pas utilisable pour le chauffage, parce que les besoins thermiques des locaux sont encore trop faibles. Ainsi, pour le pavillon décrit précédemment et avec 35m2 d'insolateurs, l'énergie captée ne commence à être totalement utilisée, en Picardie, qu'entre le 15 octobre et le 1er avril environ. Pour la Côte d'Azur, l'énergie captée n'est utilisée en totalité qu'après le 10 novembre et avant le 10 mars. C'est pourquoi les chauffages solaires ne sont pas systématiquement plus rentables sur la Côte d'Azur que dans le nord de la France.


Si le chauffage solaire est installé sur un pavillon mal isolé, l'économie en kilowattheures est plus importante que sur un pavillon bien isolé, ayant les mêmes dimensions, tout en étant évidemment moins importante en pourcentage. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas isoler les bâtiments, mais si, pour une cause quelconque, on ne peut pallier la mauvaise isolation d'un pavillon, il est plus intéressant d'y réaliser un chauffage solaire que s'il était bien isolé. Il n'est pas possible, dans ce petit volume, dont le nombre de pages est limité, de s'étendre sur le chauffage solaire. C'est pourquoi le lecteur pourra, avec fruit, se reporter aux études que j'ai publiées sur ce sujet et indiquées dans la bibliographie sommaire.

 

 

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