Le chauffage solaire
 

  Chauffages solaires des habitations


Chauffage solaire passif.  On distingue deux sortes de chauffages solaires :
— le chauffage solaire passif;
— le chauffage solaire actif.
Le chauffage solaire passif consiste à utiliser au mieux le soleil, pour élever naturellement la température de l'air dans les locaux, c'est-à-dire pour permettre au soleil soit d'échauffer l'intérieur des locaux par transmission à travers les parois peu isolantes, soit de le laisser pénétrer directement par les vitres. Mais il faut aussi que cette chaleur, introduite dans les locaux, puisse s'y accumuler, sans trop élever la température, de façon à la maintenir à la valeur désirable lorsqu'il n'y a plus de soleil. C'est donc essentiellement un problème d'architecture extérieure et intérieure.
 

 

 

L'intérêt du chauffage solaire passif est que, théoriquement, il est peu coûteux, sous réserve que les conceptions architecturales n'augmentent pas sensiblement le prix de la construction.
L'exemple le plus classique du chauffage solaire passif est le mur Trombe-Michel, consistant à placer un mur en béton derrière une vitre. Le soleil traversant la vitre vient chauffer le mur de béton, sans élever exagérément, dans l'immédiat, la température du local. Lorsqu'il n'y a plus de soleil, cette réserve de chaleur est utilisée pour maintenir la température intérieure. Mais c'est évidemment un procédé relativement élémentaire.

L'inconvénient du chauffage solaire passif est, en effet, que la chaleur n'est reçue que sur les faces sud et ouest du bâtiment. Il faut donc prévoir des dispositifs pour la transporter vers la face nord, sans devoir laisser les portes ouvertes entre ces deux faces. Un autre inconvénient est que les vitres sont des sources importantes de déperditions. Si le bâtiment est largement vitré pour laisser pénétrer beaucoup d'énergie solaire, il perd beaucoup de chaleur par ces vitrages lorsqu'il n'y a pas de soleil. Il faut donc prévoir la possibilité d'isoler alors ces vitrages pour que leurs déperditions ne soient pas sensiblement plus élevées que celles des autres parois. Le chauffage solaire passif fait actuellement l'objet de beaucoup de recherches. A ma connaissance, il n'a pas été fait d'expériences permettant de calculer avec rigueur l'économie réalisée par ce chauffage passif, du fait qu'on ne peut pas construire, comme pour le chauffage actif, un pavillon témoin démuni d'installation solaire et identique au pavillon à expérimenter. Chauffage solaire actif. Une maison solaire munie d'une installation de chauffage « actif » ne diffère des constructions traditionnelles que par la présence, sur le toit ou les façades orientées vers le sud, d'appareils dénommés capteurs ou isolateurs, destinés au captage de l'énergie solaire. C'est pourquoi le toit doit présenter une assez grande superficie et son versant sud incliné sur l'horizontale de 10° de plus que la latitude (de 60° à 54° du nord au sud de la France), pour capter le plus d'énergie possible pendant la saison de chauffe. Pour le reste, la maison est semblable à une habitation classique. Le système traditionnel du chauffage solaire à eau chaude (conçu comme le chauffage solaire de l'eau chaude sanitaire, pratiqué avec succès dans de nombreux pays méditerranéens depuis plusieurs lustres) consiste à chauffer de l'eau ou de l'air dans ces insolateurs C, et à répartir ce fluide chaud, à l'aide d'une pompe PC, dans des appareils de chauffage SC, généralement des radiateurs ou des tubes noyés dans le béton. On distingue des insolateurs mobiles plans ou paraboliques, suivant le soleil dans la courbe diurne grâce à un mouvement mécanique, et les insolateurs fixes, moins coûteux et les plus fréquemment utilisés, bien qu'au total ils captent moins d'énergie que les insolateurs mobiles. Ces insolateurs fixes sont habituellement constitués par un ou deux vitrages derrière lesquels est disposée une surface absorbante, avantageusement noire, refroidie par le fluide à réchauffer, eau ou air. Il convient d'obtenir le maximum de transparence des verres (ou plastiques) au rayonnement visible, le maximum d'absorption par la plaque et le minimum de pertes pour que le maximum d'énergie absorbée soit transmis au fluide à chauffer. D'où la nécessité de calorifuger efficacement l'insolateur à l'arrière et sur les côtés, et si possible de le protéger du refroidissement par le vent. Suite de la page

 

 

 

 

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