|
Les installations de conditionnement d'air
diffèrent donc des installations de
chauffage à air chaud ordinaires par des
filtres, dont le but est évident, et par le
laveur-humidificateur. L'ensemble du laveur
est constitué essentiellement par une
batterie de préchauffage, destinée à porter
l'air à une température convenable pour lui
faire absorber l'humidité nécessaire. Dans
certaines installations, cette batterie de
préchauffage est remplacée par un
réchauffage de l'eau d'humidification.
Physiquement, ces deux solutions sont
équivalentes, mais, l'expérience montre que
le réchauffage de l'eau provoque souvent de
mauvaises odeurs dans l'air, odeurs dites «
de lessive ». Les pulvérisateurs reçoivent
de l'eau sous pression, qu'ils divisent en
fines gouttelettes pour augmenter la surface
de contact entre l'air et l'eau.
|
|
|
L'eau
sortant du laveur est, soit
envoyée à l'égout, soit reprise
partiellement par la pompe de
pulvérisation en passant à
travers un filtre-purificateur.
L'air, par sa vitesse, tend à
entraîner des gouttelettes d'eau
; aussi, le laveur
comporte-t-il, à la sortie de la
chambre de pulvérisation, un
séparateur de gouttes constitué
par une série de chicanes, dont
le fonctionnement à l'égard des
gouttelettes d'eau est identique
à celui des filtres à l'égard
des poussières. En été, le
laveur sert de rafraîchisseur
d'air et de déshumidificateur.
On conçoit facilement que l'air
traversant ce brouillard d'eau
convenablement refroidi, par
exemple à une dizaine de degrés,
se refroidisse lui-même et
puisse être soufflé dans les
locaux à une quinzaine de degrés
; ce qui permet de maintenir une
température de l'ordre de 22 à
25°C pour une température
extérieure voisine de 30°C.
Mais, ce laveur sert aussi, en
été, de déshumidificateur, en ce
sens qu'il absorbe, une partie
de la vapeur d'eau de l'air. |
En effet, lorsque le point de rosée de l'air
est supérieur à la température de l'eau du
laveur, une partie de la vapeur d'eau de
l'air se dépose sur les gouttelettes d'eau,
exactement comme cette vapeur d'eau se
dépose sur les objets froids quelconques.
Les installations de conditionnement d'air
se différencient encore des chauffages à air
chaud habituels par la façon dont est
soufflé l'air de chauffage ou de
rafraîchissement. L'expérience montre que
les meilleurs résultats, du point de vue
combiné du chauffage en hiver, du
rafraîchissement en été et de la
ventilation, sont de souffler l'air à une
certaine hauteur, environ à 2,50 m au-dessus
du sol, et parallèlement à ce sol. Certains
constructeurs diffusent l'air à l'aide
d'appareils qui amortissent toute vitesse à
l'entrée dans le local ; d'autres au
contraire, préfèrent laisser à cet air une
certaine vitesse initiale pour améliorer son
brassage avec l'air ambiant. De toute façon,
il ne doit en résulter aucune vitesse d'air
sensible dans la zone d'occupation. Il
existe de nombreuses installations de
conditionnement construites sur l'un ou
l'autre de ce principe et qui donnent toute
satisfaction. Les bouches de reprise sont
placées sur le sol ou en plinthe ; l'air y
est, évidemment, repris sans vitesse, et
leur combinaison avec les bouches de
soufflage doit assurer une bonne répartition
de l'air purifié en tous les points du
local. Pour préciser ce phénomène physique,
signalons que, lorsqu'en été, par temps
humide et chaud, on verse de l'eau fraîche
dans un verre, il se dépose de la vapeur
d'eau, non seulement sur la paroi du verre,
où elle est visible, mais aussi à la surface
de l'eau où, évidemment, elle n'apparaît
pas, élevant simplement, d'une façon
imperceptible, le niveau dans le verre.
|