Le Chauffage
 

  LA CONDUITE ET LE CHOIX DES INSTALLATIONS


RÉGLAGE, RENDEMENT, RÉCEPTION ET ESSAIS
Le réglage des installations
Nous avons insisté sur le fait qu'une installation de chauffage devait permettre, non seulement d'assurer les températures intérieures par les plus grands froids, ce qui définit sa puissance maximale, mais aussi de maintenir cette température simultanément en tous les locaux lorsque les conditions extérieures varient.
Rappelons que le réglage central diffère suivant que la température du fluide est variable ou sensiblement constante. Dans le premier cas, qui est celui de l'eau et de l'air chaud, le réglage s'obtient par variation de la température du fluide.

 

 

Si la température du fluide est sensiblement constante, comme c'est le cas de la vapeur basse pression, le réglage ne peut être obtenu que par variation du débit du fluide, sous réserve que les surfaces de chauffe reçoivent toujours un débit proportionnel à la quantité de vapeur reçue en marche maximale.
Enfin, dans le chauffage à vapeur haute pression, on peut, dans une mesure limitée, faire varier la température du fluide en agissant sur la pression (par exemple, la réduire de quelques kilogrammes), si toutes les surfaces de chauffe continuent à être alimentées en totalité. Les inégalités de perte de charge entre les différents circuits rendent impossible un réglage analogue à celui obtenu en vapeur basse pression.


En passant, citons le réglage de la vapeur sous vide, qui s'obtient par combinaison de deux procédés : d'abord, par réduction de la température du fluide jusqu'à 60°C, et, en dessous, par variation du débit du fluide maintenu à cette température constante, tout comme dans le chauffage à vapeur basse pression ordinaire.
1. Les réseaux de distribution. Il est bien évident que, lorsque les différents locaux de l'immeuble n'ont pas le même régime, il peut être nécessaire de réaliser des distributions différentes. Ce sera le cas, en particulier, pour les locaux fonctionnant ou de jour ou de nuit, ou d'une façon irrégulière. Ces réseaux permettent, en outre, d'arrêter le chauffage par la manœuvre automatique ou non d'une seule vanne placée en chaufferie, alors qu'il serait presque matériellement impossible au chauffeur de fermer et d'ouvrir journellement les robinets de tous les radiateurs.
2. Le réglage automatique. Primitivement, les chaudières étaient réglées par des régulateurs de combustion commandés par la température de l'eau ou la pression de la vapeur, et qui agissaient sur l'arrivée d'air au cendrier. Ces appareils maintenaient sensiblement constante la température de l'eau ou la pression de la vapeur. Ils ont rendu de grands services, mais ils exigent beaucoup de conscience de la part des chauffeurs qui doivent, non seulement modifier leur réglage en fonction des variations atmosphériques extérieures, mais aussi bien entretenir et bien nettoyer le feu. Aussi, a-t-on cherché à se libérer de cette sujétion, en réalisant le réglage automatique des installations.
3. Les thermostats individuels. Autrefois, il existait des appareils encombrants comportant une partie sensible placée dans le local et réglant par dilatation le débit du fluide chauffant dans les radiateurs. Ils sont avantageusement remplacés actuellement par les robinets thermostatiques comportant une partie sensible et réglant directement le débit du fluide en fonction de la température dans le local.
Lorsqu'on ne veut pas engager des frais d'installation relativement élevés, on a recours à des appareils réglant centralement la température par action directe sur l'allure des générateurs.

 

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