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La ventilation naturelle se produit sous
l'action du vent, de la différence de
densité entre l'air intérieur et l'air
extérieur, et de la différence de densité de
l'air sur les faces opposées du local
inégalement chauffées par le soleil. La
mesure du renouvellement de l'air d'un local
par la ventilation naturelle est une
opération assez délicate, qui s'effectue en
diffusant dans l'air intérieur une faible
quantité d'un gaz quelconque (dioxyde de
carbone, hydrogène), et en étudiant
l'abaissement du pourcentage de ce gaz en
fonction du temps. Des mesures systématiques
sont actuellement en cours en France, mais,
avant leur terminaison, il faut bien
reconnaître que l'on dispose de peu de
renseignements sur la valeur de ce
renouvellement pour un local quelconque.
Aussi, lorsque les renseignements précis
manquent, prévoit-on, d'une façon générale,
pour les locaux d'habitation ordinaires, un
renouvellement horaire d'un cube à l'heure.
Bien entendu, le problème est tout à fait
différent dans les locaux où il faut un
renouvellement intense, soit par suite de la
grande densité de l'occupation (cinémas,
salles de spectacle), soit pour évacuer de
mauvaises odeurs, des gaz nocifs ou des
fumées produits par des fabrications
(usines, laboratoires...). Dans ce cas, le
renouvellement est une des données
essentielles du chauffage, et sa valeur est
connue avec une certaine précision,
puisqu'elle est assurée par une ventilation
mécanique dont le débit est imposé. Ces
renouvellements ont fait l'objet d'une
réglementation nouvelle. Elle distingue les
locaux où l'on fume de ceux où il est
interdit de fumer. Pour les locaux où il est
interdit de fumer, le renouvellement varie
de 15 m3/h par personne à 50 m3/h par
personne ; on peut adopter en moyenne 22
m3/h par personne. Pour les locaux où l'on
fume, le renouvellement varie de 25 m3 à 50
m3 ; on peut admettre en moyenne 30 m3/h par
personne.
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Majoration : Le calcul des
déperditions consiste, comme
nous l'avons dit précédemment, à
déterminer les pertes
calorifiques d'un local en
supposant que les conditions
intérieures et extérieures
restent invariables. Les
résultats de ces calculs sont
majorés lorsque ces locaux sont
de grande hauteur, lorsqu'ils
sont exposés au nord et à l'est,
ou lorsque le vent dépasse la
valeur de 5 m à la seconde
admise antérieurement. Ces
majorations peuvent, en
cumulant, atteindre 20 % des
déperditions pour certaines
parois. |
Lorsque le
régime est intermittent, il faut fournir,
lors de la remise en température, un
surcroît de chaleur dont la valeur dépend de
l'inertie calorifique de la construction et
de la durée des interruptions du chauffage.
Cette majoration de mise en régime peut
atteindre 60 % des déperditions
calorifiques.
E) Choix des matériaux de construction. —
Les coefficients donnés au tableau I
permettent de se rendre compte de
l'isolement calorifique plus ou moins
efficace obtenu avec les différents
matériaux. Il est bien évident que le choix
importe d'autant plus que la région est plus
froide.
C'est pourquoi lorsque le matériau n'est pas
imposé, l'architecte a le plus grand intérêt
à consulter ce tableau avant de construire.
Le cas échéant, un calcul d'amortissement
simple permettra de juger s'il y a lieu
d'engager une dépense supplémentaire, soit
pour prendre un matériau moins conducteur
mais plus coûteux, soit pour munir les
parois intérieures d'une couche isolante.
Il est à remarquer que les pertes
calorifiques se produisent surtout par les
fenêtres et les portes, ce qui explique que,
dans les pays froids, on emploie beaucoup
les doubles fenêtres. Elles présentent, en
outre, l'avantage d'amortir les courants
d'air qui peuvent s'infiltrer par les
interstices, et d'éviter la condensation sur
les vitres lorsque la température extérieure
s'abaisse. L'expérience montre, en effet,
que pour une humidité intérieure de 50 %, et
une température de 18°C, les vitres simples
se couvrent de buée lorsque la température
extérieure est voisine de 0 °C par vent
léger. Avec une double-fenêtre, au
contraire, cette buée ne se produit que
lorsque la température extérieure s'abaisse
au-dessous de — 20 °C environ. Pour diminuer
les déperditions calorifiques par les
fenêtres, on emploie de plus en plus de
doubles vitrages, voire de triples vitrages,
qui remplacent les verres simples habituels.
Cette solution est plus économique
d'installation que les fenêtres doubles.
II. — Principe généra! des installations de
chauffage
Le problème consiste donc à dégager dans
chaque local la quantité de chaleur
nécessaire pour y maintenir la température
désirée, c'est-à-dire couvrant exactement
les déperditions calorifiques du local.
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