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Voyage Canada Le guide de la préparation de vos vacances et séjours au Canada.
Langues officielles: anglais et, depuis 1969, français. Monnaie: dollar
canadien. Religions: catholicisme et protestantisme. Géographie physique et
humaine. - Le relief s'ordonne autour du vaste bouclier canadien (47 % du pays),
socle précambrien centré sur la baie d'Hudson et qui domine, à l'est, la vallée
du Saint-Laurent. Au sud-est, de vieux massifs érodés sont le prolongement
septentrional des Appalaches. À l'ouest du bouclier s'étendent de vastes plaines
sédimentaires (20% du pays), dominées par les puissantes cordillères de l'ouest
pacifique (6050m au Mont Logan). L'empreinte des glaciers quaternaires est
omniprésente (lacs, dépôts morainiques) et commande le dispositif hydrographique
(Mackenzie, Saint-Laurent). La latitude, la continentalité et l'écran montagneux
de l'ouest, qui arrête les influences pacifiques, expliquent la trame
climatique, marquée par des hivers longs et intenses: toundra du Grand Nord
arctique, forêt boréale de conifères des climats continentaux froids, qui lui
fait suite au sud, prairies des zones continentales sèches des Grandes Plaines.
Seuls le sud-est, aux étés plus chauds et le sud-ouest pacifique, aux hivers
plus doux, offrent des conditions plus clémentes. Le peuplement, qui a progressé
d'est en ouest, avec la conquête pionnière du pays, est concentré et discontinu
(la densité moyenne de 3 hab./km²n'ayant que peu de sens): les provinces
maritimes du sud-est, la vallée du Saint-Laurent, le sud de l'Ontario et des
prairies, la région de Vancouver concentrent l'essentiel des habitants. La
population, citadine à 77,1 %, compte 68 % d'anglophones, plus de 24 % de
francophones (ils constituent 83 % des effectifs au Québec et 31% au
Nouveau-Brunswick) et de nombreuses minorités: Amérindiens (qui représentent
moins de 2 % de la pop. et tentent de faire reconnaître leurs droits), Inuit,
Italiens, Allemands, Chinois, Ukrainiens, Grecs. La baisse de la natalité et le
ralentissement de l'immigration ont eu pour effet de modérer la croissance
démographique. Économie. Huitième puissance Économique mondiale, le Canada est
un grand pays agricole, forestier et minier. Les Grandes Plaines sont l'un des
greniers céréaliers du monde alors que l'immense forêt boréale fournit en abondance bois et fourrures
(la filière bois emploie près de 10 % des actifs du pays). Le solde commercial
dégagé par l'exportation de produits agricoles et forestiers est le plus élevé
du monde. Moyennement pourvu en richesses fossiles: charbon et hydrocarbures du
piémont des Rocheuses (Alberta et Colombie britannique), le Canada est le
premier producteur mondial d'uranium avec 11723 t (filière électronucléaire
importante) [1996] et d'hydroélectricité, exportée vers les États-Unis
(centrales de la baie James dans le nord du Québec). Les minerais métalliques
constituent la principale richesse du sous-sol: 3e producteur et 1er exportateur
mondial, le Canada occupe les meilleurs rangs pour le zinc, le nickel, l'or, le
platine, le cuivre, le tungstène, le titane et de bonnes places pour le plomb,
l'argent, le cobalt, le soufre et le fer. L'industrie, très diversifiée, se
concentre au sud des Grands Lacs et dans la vallée du Saint-Laurent (Ontario et
Québec), ainsi que dans les métropoles de l'ouest. Elle est contrôlée aux deux
tiers par des capitaux étrangers, américains et secondairement japonais. Doté de
bonnes infrastructures de liaison, de la 2e voie d'eau du monde (Saint-Laurent-Grands
Lacs), de ports modernes, le Canada ne dispose que d'un étroit marché intérieur
et réalise 70 % de ses échanges avec les États-Unis. L'Accord de libre-échange
nord-américain (ALÉNA), signé en août 1992 par le Canada, les États-Unis et le
Mexique, est entré en vigueur en 1994. Malgré les turbulences politiques liées
au référendum québécois ( 1995), la reprise économique s'est confirmée en 1996.
Histoire. - Les Indiens furent les premiers habitants connus du pays. Le Canada
fut reconnu par Cabot en 1497, exploré par Verrazano (1524) et par Cartier
(1535-1536, remontée du Saint-Laurent), qui en prit possession au nom de la
France. L'occupation de la Nouvelle-France, difficile à établir en raison des
luttes engagées contre les Iroquois, se développa au XVIIe siècle: fondation de
Québec par Champlain (1608), création en 1627 de la Compagnie de la
Nouvelle-France chargée de coloniser le pays. Celui-ci fut administré comme une
province française à partir de 1663, bénéficiant ainsi d'une meilleure
organisation, qui permit l'exploration des terres intérieures. Mais le nombre de
colons resta très inférieur à celui des Britanniques implantés au sud. Dès 1713,
l'Acadie (Nouvelle-Écosse) et Terre-Neuve furent cédées à la Grande-Bretagne; à
la suite de la guerre de Sept Ans et de la défaite subie par Montcalm dans les
plaines d'Abraham, près de Québec (1759), le pays, appelé dès lors Canada,
devint possession britannique (traité de Paris, 1763). Dans leur isolement, les
colons français restèrent fortement soumis au clergé catholique. En 1791, à la
suite de l'arrivée de 40000 colons américains restés fidèles à la Couronne
britannique, le pays fut divisé en Haut- et Bas-Canada. Une nouvelle
Constitution (1840) réunit les deux provinces, qui formèrent le Canada-Uni,
lequel se transforma par l'Acte de l'Amérique du Nord britannique (1867) en une
confédération, régie par une Constitution, demeurée en vigueur jusqu' en 1982 et
à propos de laquelle l'ensemble des provinces , en désaccord, provoqua une grave
crise politique (Voir Québec); le statut, jusqu' en 1931, fut celui d'un
dominion. Le pays se développa considérablement. Aux quatre provinces
originelles: Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ontario (Haut-Canada), Québec,
s'ajoutèrent le Manitoba (1870), la Colombie britannique (1871), l'île du
Prince-Édouard (1873), l'Alberta et le Saskatchewan (1905), Terre-Neuve (1949).
À partir de 1945, dans le sillage des États-Unis, le Canada développa sa
puissance économique et entreprit un aménagement de son immense territoire,
surtout géré par des anglophones. King, Saint-Laurent, Diefenbaker, Pearson,
Trudeau, Mulroney se succédèrent au poste de Premier ministre. Se refusant à
avaliser l'amendement constitutionnel décidé en 1982 par les seules provinces
anglophones, la spécificité francophone du Québec ne fut pas reconnue. En 1992,
l'échec du référendum proposant de modifier la répartition des pouvoirs entre
les dix provinces (et spécifiant l'existence d'une société distincte au Québec)
aggrava la crise institutionnelle. L'arrivée au pouvoir du parti libéral (
octobre 1993) dirigé par Jean Chrétien, n'empêcha pas la crise politique liée à
l'incertitude qui pesa sur le résultat du référendum québécois. Plongés dans une
crise identitaire, les Québécois votèrent finalement le 30 octobre 1995, pour un
maintien de leur province dans la Confédération ( 50,6 % des suffrages). En
dépit de la victoire du Parti libéral et du maintien du Premier ministre sortant
Jean Chrétien, les élections organisées en juin 1997, révélèrent la
régionalisation de plus en plus prononcée de la vie politique canadienne.
L'année 1999 fut marquée par le développement des échanges commerciaux sur le
continent américain et par l'engagement de négociations, entre une vingtaine de
pays, destinées à favoriser la création d'une «zone de libre-échange des
Amériques». Par ailleurs, le Nunavut obtint son indépendance administrative. Il
fut doté d'une Assemblée élue au suffrage universel et d'un gouvernement dirigé
par Paul Okalik. Ce territoire de 2 millions de km² et de 25000 d'habitants (des
Inuit pour 85 % d'entre eux) demeura toutefois dépendant du gouvernement fédéral
canadien pour 95 % de son budget, même si les Inuit touchaient des redevances
sur l'exploitation de leur sous-sol. En octobre 1999, Adrienne Clarkson fut
désignée gouverneur général par la reine Élisabeth II, en remplacement de Romeo
Leblanc.
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