Espagne

Le guide de la préparation de vos vacances en Espagne.


Royaume d'Espagne : (Reino de España),

État de la péninsule Ibérique, bordé au nord-est par la France, à l'ouest par le Portugal, au nord-ouest et au sud-ouest par l'Atlantique, à l'est et au sud-est par la Méditerranée; 504580 km²; 39,4 millions d' habitants  capitale Madrid. Nature de l'État: monarchie constitutionnelle.

 

 Langue nationale officielle: castillan. Unité monétaire: euro, monnaie nationale: peseta (en circulation jusqu'au 1er juillet 2002 au plus tard). Religion: catholicisme majoritaire. Géographie physique et humaine.- Le centre de la péninsule est occupé par la Meseta, vieux plateau hercynien situé entre 700 m et 1000 m et séparé en deux ensembles par la sierra de Guadarrama: au nord, la Castille-León; au sud la Castille-la Manche. Flanquée de hauteurs sur sa périphérie (cordillère Cantabrique, monts Ibériques, sierra Morena), la Meseta est encadrée par deux grands bassins tertiaires largement ouverts sur la mer: celui de l'Èbre, dominé au nord par les Pyrénées (3404 m au pic d'Aneto), et celui du Guadalquivir, que bordent au sud les chaînes Bétiques (3478 m au Mulhacén, point culminant du pays, dans la sierra Nevada). Ces reliefs sont surtout drainés vers l'Atlantique par le Douro, le Tage, la Guadiana et le Guadalquivir; l'Èbre est le seul grand fleuve tourné vers la Méditerranée. Le climat est méditerranéen dans l'ensemble, marqué par un été chaud et sec, mais l'intérieur, continental, connaît des hivers rudes alors que le Nord-Ouest atlantique a des caractères océaniques. La population se groupe le long des grandes vallées, dans les bassins intérieurs et sur les plaines côtières, les densités moyennes atteignant 77,8 habitants au km² [estimation 1997]. Le taux d'urbanisation atteint 78,08 %, et 40 % des Espagnols vivent dans des agglomérations de plus de 100000 habitants; Madrid et Barcelone sont en tête de la hiérarchie urbaine du pays. Longtemps terre de départ, le pays enregistre désormais un solde migratoire excédentaire, ce qui compense en partie un accroissement naturel quasiment inexistant (près de 0 % par an) [estimation 1997]. Économie. - L'entrée dans la C.É.E., en 1986, a renforcé un cycle de croissance économique amorcé auparavant et qui transforme l'Espagne, réputée agricole et touristique, en une puissance économique moderne et diversifiée. L'agriculture, qui emploie 10,2 % des actifs [1994], est fondée sur trois systèmes distincts. Les régions du Nord-Ouest atlantique sont spécialisées dans l'élevage bovin; sur les plateaux intérieurs dominent la céréaliculture traditionnelle et l'élevage extensif des moutons; on y trouve aussi d'importantes oliveraies et de vastes vignobles, comme celui de la Manche. Dans les plaines littorales et les basses vallées méditerranéennes irriguées s'impose la polyculture intensive des huertas, tournée vers l'exportation de primeurs, d'agrumes et de fruits variés.

 

La GuadeloupeL'Espagne est un des grands pays de pêche d'Europe, les ports atlantiques de Vigo et La Corogne concentrant les grands armements industriels. Le boom du tourisme balnéaire des années 1960-1970 a fait oublier que l'Espagne disposait de bases industrielles notables: charbonnage, sidérurgie, construction navale des Asturies et du Pays basque, pôles d'industries diversifiées de Barcelone (1er pôle national) et de Madrid (2e pôle); l'industrialisation avait aussi gagné, plus tardivement, les régions méridionales, avec le développement de foyers pétrochimiques à Carthagène et Huelva. L'automobile, la chimie, l'agroalimentaire, l'aéronautique et l'électronique informatique (qui fait l'objet d'un plan national de développement) sont les branches clés de l'industrie actuelle. Le retard des infrastructures a imposé la mise en œuvre d'un plan énergétique, fondé sur l'hydroélectricité et le gaz, et d'un vaste programme concernant les transports (construction d'une ligne TGV Barcelone-Madrid). L'essor des activités tertiaires, qui emploient 59,1 % des actifs [1994], et le dynamisme des banques témoignent aussi de la modernisation de l'économie espagnole. L'Espagne aborde la décennie 90 en état de surchauffe économique: croissance de la consommation privée, baisse de l'épargne, développement du crédit; la reprise de l'inflation, l'aggravation du déficit extérieur (en liaison en particulier avec la stagnation des recettes touristiques), le maintien d'un chômage élevé ont conduit les autorités à dévaluer quatre fois la peseta (1992, 1993, 1995). L'Espagne possède la première flotte de pêche de la Communauté; elle est le deuxième consommateur mondial de poisson. Histoire. - Peuplée par les Ibères au IIe millénaire avant J.-C., l'Espagne a vu s'installer sur ses côtes des établissements phéniciens (puis puniques) et grecs au Ier millénaire, tandis que des Celtes s'installaient en Castille, formant un peuplement celtibère. La seconde guerre punique fut l'occasion pour Rome de commencer la conquête de l'Espagne, qu'elle devait mettre deux siècles à dominer totalement ( 218-19 avant J.-C.). Patrie de deux empereurs (Hadrien, Trajan), fortement urbanisée (Tarragone, Cordoue), l'Espagne fut une des provinces les plus riches de l'Empire romain. Atteinte au Ve siècle après J.-C. par les invasions germaniques (Vandales, Alains, Suèves), elle fut réunifiée par les Wisigoths, qui établirent leur capitale à Tolède (554) et se convertirent au catholicisme (589). Affaiblie par la puissance du clergé et la ruine du commerce méditerranéen, l'Espagne fut aisément conquise par les Arabes (711-714), à l'exception du Nord-Ouest et de la marche d'Espagne entre l'Èbre et les Pyrénées. Un brillant État musulman se constitua alors autour du califat de Cordoue qui entra en lutte avec les royaumes chrétiens (Navarre, Aragon, Castille et León). En 1212, la victoire des princes chrétiens à Las Navas de Tolosa consacra la Reconquista. Unifiée provisoirement par le mariage d'Isabelle de Castille et de Ferdinand d'Aragon (1469), l'Espagne chrétienne s'empara de Grenade, dernier territoire musulman (1492), et chassa les Maures de la péninsule. Christophe Colomb, grâce à Isabelle, ouvrit la voie aux conquistadors (Cortés, Pizarro, Almagro), qui donnèrent à l'Espagne toute l'Amérique du Sud, excepté le Brésil. Dotée d'un pouvoir royal fort, l'Espagne atteignit son apogée (le «Siècle d'or») avec Charles Quint (Charles Ier en Espagne, 1516-1556) et Philippe II (1556-1598). Charles Quint réalisa l'union du royaume d'Espagne et devint empereur germanique en 1519. Charles Quint comme Philippe II tentèrent d'établir à leur profit la monarchie universelle. Mais, sous le gouvernement absolu de Philippe II, les difficultés se multiplièrent (soulèvement des protestants aux Pays-Bas qui obtiennent leur indépendance, dépopulation de l'Espagne, expulsion des morisques, déclin économique du pays, ruiné par le recul de son industrie et l'inflation provoquée par les métaux précieux rapportés d'Amérique). Au XVIIe et au XVIIIe siècle, l'Espagne perdit son rôle dominant en Europe. Vaincue successivement par Louis XIII et Louis XIV, elle perdit le Portugal (1640), le Roussillon, l'Artois (1659), une partie de la Flandre (1668) et la Franche-Comté (traité de Nimègue, 1678). À l'extinction de la maison d'Autriche (1700), les Bourbons accédèrent au trône d'Espagne en la personne de Philippe V, petit-fils de Louis XIV. La guerre de la Succession (1701-1713) affaiblit le pays, qui dut abandonner ses dernières possessions aux Pays-Bas et en Italie (1714). Le XVIIIe siècle fut marqué par un régime de «despotisme éclairé» et par un certain relèvement économique. Allié à Napoléon, le faible Charles IV d'Espagne vit sa flotte écrasée à Trafalgar (1805). En 1808, Napoléon plaça son frère Joseph Bonaparte sur le trône d'Espagne. Mais le peuple refusa le joug étranger: c'est le début de la guerre d'indépendance, qui prit fin en 1814 avec la restauration des Bourbons (Ferdinand VII). Au XIXe siècle, l'histoire de l'Espagne, qui perdit la plupart de ses colonies d'Amérique latine entre 1820 et 1826, fut fertile en guerres civiles et en pronunciamientos. En 1833, Isabelle II monta sur le trône, malgré l'opposition de don Carlos, frère du roi défunt, ce qui provoqua les interminables guerres «carlistes». Une éphémère république (1873-1874) fut suivie du retour des Bourbons: Alphonse XII (1874-1885) puis Alphonse XIII (1885-1931). En 1898, l'Espagne perdit Cuba, Porto Rico et les Philippines dans la guerre contre les États-Unis, ce qui provoqua une crise de conscience des élites espagnoles. Au moment où l'Espagne entrait dans l'ère industrielle, elle était lourdement handicapée par l'archaïsme de ses structures sociales (grande propriété foncière) et par la combativité d'un prolétariat urbain favorable à l'anarchisme. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le pays fut secoué par de graves troubles politiques et sociaux. De 1923 à 1930, la monarchie ne se maintint que grâce à la dictature du général Primo de Rivera dont le régime fut favorable à l'industrialisation, mais qui négligea totalement le problème agraire. Après la victoire des républicains aux élections de 1931, la république fut proclamée et une constitution démocratique fut élaborée par les Cortès. Les centristes, au gouvernement en 1934, réprimèrent tous les mouvements sociaux et autonomistes, ainsi que les violences antireligieuses. Les élections de 1936 virent le succès du Front populaire. Une insurrection militaire éclata alors au Maroc et l'opposition nationaliste, animée notamment par le mouvement de la Phalange fondé par José Antonio Primo de Rivera, fils du dictateur, se regroupa derrière le général Franco. Pendant trois ans (1936-1939), une guerre civile sanglante allait opposer les armées gouvernementales et les rebelles nationalistes. Ces derniers conquirent peu à peu le pays grâce à l'aide militaire de l'Allemagne et de l'Italie, les gouvernementaux recevant l'aide limitée de l'U.R.S.S. et l'appui de volontaires (Brigades internationales). Franco ( caudillo dès 1937), s'appuyant sur la Phalange, devenue parti unique, établit un régime autoritaire et corporatiste. L'Espagne pratiqua pendant la Seconde Guerre mondiale une politique d'habile neutralité, mais, jusqu' en 1950, la communauté internationale la tint à l'écart. Épuisée par la guerre civile, qui avait fait 500000 morts, l'économie traversa une crise grave. En 1947, l'Espagne reprit le statut de royaume (loi de succession); le général Franco cumula les fonctions de chef de l'État et de chef du gouvernement. En 1953, les accords militaires avec les États-Unis rangèrent définitivement l'Espagne dans le camp occidental. L'Espagne chercha une association avec la C.É.E., mais son développement économique provoqua une recrudescence des troubles sociaux (grèves en 1966) et politiques (revendications autonomistes). À la mort du général Franco (novembre 1975), le roi d'Espagne, Juan Carlos Ier (qui avait été le successeur officiel du caudillo depuis 1969), mit en place un processus de démocratisation. Les partis politiques furent progressivement légalisés (le parti communiste espagnol en avril 1977). Aux premières élections libres (juin 1977), l'Union du centre du Premier ministre Adolfo Suárez l'emporta largement sur les néo-franquistes. L'adoption, en 1978, d'une nouvelle constitution marqua une rupture décisive avec le franquisme. Un statut d'autonomie, contesté par l'E.T.A., fut reconnu aux nationalités (basque, catalane) et aux régions. En 1982, le parti socialiste ouvrier espagnol (P.S.O.E.) remporta les élections et son secrétaire, Felipe González, devint Premier ministre. Dès 1986, année de son entrée dans la Communauté européenne, l'Espagne connut un essor (4,5 % de croissance moyenne entre 1986 et 1990), mais aussi, à partir de 1992, une crise profonde, qui lui valut des dévaluations en séries et le chômage, le plus élevé de l'Union européenne (22,5 % en 1994). Les élections législatives 1996 virent le succès du parti populaire (P.P.) de José Maria Aznar Lopez, nommé Premier ministre. Au début de l'année 1998, de nombreuses manifestations réunissant plusieurs milliers d'Espagnols dans tout le pays, condamnèrent unanimement les attentats et assassinats perpétrés par la branche militaire de l'ETA. L'annonce par cette dernière d'une trêve «totale et illimitée» fut accueillie avec scepticisme par le gouvernement, mais déboucha sur l'ouverture de négociations entre les deux parties. Parallèlement, lors des élections législatives organisées au sein de la communauté autonome du Pays basque, le parti nationaliste basque (PNV) conserva sa place de leader au Parlement, obtenant 27,9 % des suffrages, devant le parti populaire de José Maria Aznar. En mai 1999, le PNV signa un pacte de gouvernement avec les radicaux proches de l'organisation séparatiste ETA, rompant ainsi l'ancienne coalition avec les socialistes. Cet accord fut vivement critiqué par les autres formations espagnoles, l'ETA n'ayant toujours pas accepté de déposer les armes. Le 27 novembre, cette dernière annonça la fin du cessez-le-feu. Cette décision fut suivie d'une reprise des attentats au début de l'année 2000. Lors des élections législatives organisées en mars, la droite espagnole (le Parti populaire ou PPE du Premier ministre José Maria Aznar Lopez) remporta, pour la première fois depuis la fin du franquisme, la majorité absolue au Congrès des députés en obtenant 83 des 350 sièges à pourvoir, contre 125 pour le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Assumant l'échec de l'alliance gouvernementale conclue avec les communistes d'Izquierda Unida, qui n'avaient obtenu que 8 sièges, le dirigeant du PSOE, Joaquin Almunia, présenta sa démission.

 

 

    Actuellement
Warning: main(/home/www/3a6a1c13e9eb3ea239f0f35769cdb2c6/web/visiteurs.php) [function.main]: failed to open stream: No such file or directory in /home/bijouxde/alertes-meteo.com/departements_france/espagne.php on line 270

Warning: main() [function.include]: Failed opening '/home/www/3a6a1c13e9eb3ea239f0f35769cdb2c6/web/visiteurs.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /home/bijouxde/alertes-meteo.com/departements_france/espagne.php on line 270
connecté

© 1999 - 2009  Alertes-météo.com

Mentions légales