États-Unis d'Amérique

Le guide de la préparation de vos vacances au États-Unis d'Amérique.


États-Unis d'Amérique : (United States of America)

État fédéral d'Amérique du Nord, situé entre l'Atlantique à l'est, le Pacifique à l'ouest, le Canada au nord, le Mexique au sud. S'y ajoutent l'Alaska et les îles Hawaii. Au total, cinquante États (plus le district de Columbia) couvrant 9363123 km², auxquels il faut adjoindre les possessions extérieures (Porto Rico, îles Vierges, Samoa orientales et Guam); 274,4 millions d' habitants, capitale Washington D.C. Nature de l'État: république fédérale de type présidentiel.

 

 Langue : anglais. Monnaie: dollar américain. Population: origines européennes (83,8 % dont plus de 10 % d'origine hispano-mexicaine), origines africaines (12%), Asiatiques (3,3 %), Amérindiens (0,9 %). Religions: christianisme (catholiques, protestants, orthodoxes), judaïsme et humaine. Le relief s'ordonne en trois ensembles méridiens. À l'est, le massif ancien des Appalaches, rajeuni au tertiaire, présente une succession de sillons et de crêtes (relief appalachien), qui ne dépassent 2000 mètres que dans le Sud. Son piémont oriental surplombe l'étroite plaine atlantique. Au centre s'étendent de vastes plaines sédimentaires, drainées par l'axe Mississippi-Missouri (6300 km, 3e artère fluviale du monde), largement ouvertes sur le golfe du Mexique où elles rejoignent les bas pays du Sud-Est atlantique et de la péninsule de Floride. Au nord des plaines centrales, les Grands Lacs, d'origine glaciaire ( 246300 km²), ont un rôle capital dans l'hydrologie du pays. À l'ouest se dresse un puissant système montagneux, jalonné de volcans (mont Saint Helens) et affecté de séismes (San Francisco). Sa bordure orientale est constituée des Rocheuses (4401 m au mont Elbert) et de leur piémont; elles dominent une zone centrale de plateaux découpés de profondes vallées (plateaux de la Columbia et du Colorado) et de bassins fermés (Grand Bassin avec le Grand Lac Salé). Sur la bordure du Pacifique, les chaînes côtières à l'ouest, la chaîne des Cascades et la sierra Nevada (point culminant au mont Whitney, à 4418 m) plus à l'est, encadrent des dépressions longitudinales: Puget Sound et vallée de Californie. L'étendue du pays et le dispositif du relief expliquent la trame des climats. À l'Est, le climat continental humide, aux hivers rudes dans le Nord et aux étés subtropicaux dans le Sud, est propice aux forêts.

 

Le Centre, au climat continental assez sec, est le domaine de la prairie. L'Ouest présente des milieux contrastés: la façade du Pacifique est océanique au nord, méditerranéenne au sud, alors que le désert couvre les dépressions intérieures méridionales et que les climats montagnards dominent en altitude. Les Blancs d'origine européenne constituent 75,1 % de la population actuelle et sont surtout issus des migrations qui ont eu lieu avant 1925. Les Noirs (12,3 % de la population) descendent des esclaves amenés d'Afrique aux XVIIe et XVIIIe siècles; les «Ethnics» sont essentiellement des Latino-Américains (13%) et des Asiatiques (3,6%) issus de vagues d'immigration récentes. Les Indiens ne sont plus qu'une infime minorité vivant dans des réserves. Le peuplement est inégal: le Nord-Est, la région des Grands Lacs, le pourtour du golfe du Mexique, le littoral du Pacifique et la vallée californienne concentrent la majorité des habitants, alors que le peuplement des Grandes Plaines est discontinu et que les montagnes occidentales sont presque inhabitées. L'urbanisation est forte ( 75,3 %) et on compte plus de 30 villes de plus d'un million d'habitants; l'accroissement naturel se ralentit ( 0,6 % par an) [estimation 1997] mais les migrations internes restent intenses et profitent surtout au Sud et à l'Ouest (régions du «Sun Belt»). Avec un P.N.B. annuel dépassant largement 8351 milliards de dollars [1999], les États-Unis sont, de très loin, la première puissance économique du monde: comptant moins de 5 % de la population mondiale, le pays produit, chaque année, plus de 30 % des richesses de la planète. D'abondantes ressources et d'excellentes infrastructures sont à la base de cette puissance. Le pays, qui consomme 25 % de l'énergie mondiale, occupe le 1er rang pour la production d'électricité (dont 70 % revient au thermique conventionnel) et le 2e rang pour le charbon (Appalaches, piémont des Rocheuses), le pétrole (Texas, golfe du Mexique, Alaska, Californie) et le gaz (Louisiane, Texas). Les réserves d'hydrocarbures sont cependant faibles ( 4 % du gaz et 3 % du pétrole de la planète) et l'extraction coûteuse, ce qui conduit le pays à s'approvisionner aux meilleurs prix sur le marché mondial, préservant ainsi ses ressources nationales. L'activité minière fournit la plupart des métaux (Rocheuses, région des Grands Lacs), toutefois les importations de fer et de bauxite sont nécessaires, et la dépendance est forte pour le manganèse, le chrome, le nickel, le tantale, le cobalt et le titane. Le réseau de transports est le plus étendu et le plus complet du monde. Le rail et les voies d'eau (Grands Lacs-Saint-Laurent, bassin du Mississippi, cabotage atlantique) se partagent le trafic marchand de pondéreux, alors que la route règne en maîtresse pour les déplacements individuels et les biens de consommation. Le réseau aérien intérieur, le plus complet du monde, assure le trafic national de passagers à longue distance. En matière de transports, les États-Unis occupent la meilleure place dans de nombreux domaines: 1er réseau ferroviaire, autoroutier et routier du monde, parc automobile le plus important (25 % des véhicules particuliers de la planète) et 7 des 10 plus grands aéroports mondiaux. L'agriculture n'emploie que 2,8 % des actifs mais occupe la première place mondiale et dégage un excédent commercial moyen de l'ordre de 10 milliards de dollars par an. Très moderne, elle est au centre d'un puissant complexe agro-industriel qui emploie près de 9 millions de personnes à la production, à la transformation, au conditionnement, au transport, à la distribution et à l'exportation des produits agricoles. L'éventail des productions est très vaste et le pays occupe les meilleurs rangs pour nombre d'entre elles les seules dépendances concernent les produits tropicaux comme le café, le cacao, les bananes, etc. Autrefois organisée en «belts», ceintures régionales dominées par une activité de monoculture ( Dairy Belt, ceinture du lait; Wheat Belt, du blé; Corn Belt, du maïs; Tobacco Belt, du tabac; Cotton Belt, du coton), la géographie agricole s'est diversifiée. L'Est et la région des Grands Lacs ont vu se développer un élevage et des cultures variés destinés au marché urbain, tandis que, dans le Sud, le coton et le tabac ont reculé devant le soja, les fruits et légumes, l'arachide et les fourrages. La culture des céréales prédomine toujours dans le Middle West mais le système maïs-soja-élevage (engraissement des bovins et des porcs) s'y impose. L'Ouest aride reste le domaine privilégié des ranchs, avec un élevage extensif lié aux grands espaces, mais l'accroissement des périmètres irrigués a permis le développement de cultures à haute valeur ajoutée pour les villes. Ces succès ont pourtant des revers: l'aide de l'État à l'agriculture est onéreuse, beaucoup d'exploitants sont surendettés et les plus petits sont dans une situation critique; la conjoncture internationale pèse lourdement sur les équilibres agricoles (exportations de blé en particulier) et la décision de mise en jachère des terres est souvent le seul moyen de lutter contre la surproduction. Les États-Unis, bien qu'ils occupent aussi le 1er rang mondial pour la sylviculture et les activités du bois, et le 5e rang pour la pêche, ne couvrent que la moitié de leurs besoins dans ces deux domaines. Le poids mondial de l'industrie américaine a diminué: moins de 20 % aujourd'hui contre plus de 50% en 1946. Tout en gardant le 1er rang pour la valeur de la production, le pays n'est plus que le 3e exportateur industriel mondial, après l'Allemagne et le Japon. Les industries de base ont connu un important repli qui a gravement affecté le vieux Manufacturing Belt du Nord-Est et des Grands Lacs, alors que des branches importantes comme l'automobile et le textile connaissent de sévères restructurations. Les États-Unis restent en bonne place dans des branches d'avenir comme l'aéronautique, les produits chimiques, la pharmacie, les constructions électriques et l'électronique professionnelle; ils possèdent également la première industrie d'armements. Leurs positions sont plus fragiles pour les composants électroniques et l'électronique grand public, ainsi que pour l'électroménager et l'audiovisuel. Le pays conserve cependant de nombreux atouts: un important réseau de multinationales (General Motors, Ford et Exxon sont les trois premières entreprises mondiales), la maîtrise de technologies avancées et une recherche de premier plan. Le développement massif du tertiaire a donné aux États-Unis un rôle dirigeant en matière de collecte, de stockage et de diffusion du savoir et de l'information, éléments clés de la «force de frappe culturelle» américaine. Le développement d'activités nouvelles et d'industries de haute technologie, l'essor du tourisme et la recherche d'un meilleur environnement favorisent le dynamisme des régions du Sun Belt (Floride, Texas, Californie), alors que le renforcement des échanges avec le Mexique se traduit par une forte croissance économique de la zone frontalière. Les États-Unis abordent toutefois la décennie 1990 avec des handicaps: endettement, déficit commercial et budgétaire considérables, paupérisation d'une partie de la population. La C.É.E., seul marché comparable dans le monde, se pose en rivale alors que la concurrence industrielle et financière du Japon est vive et que l'Allemagne dispute au pays la place de premier exportateur mondial. Depuis le 1er janvier 1994, une zone de libre-échange (ALÉNA) réunit les États-Unis, le Canada et le Mexique. Peuplée d'Amérindiens, l'Amérique du Nord a été colonisée par les Européens à partir du XVIe siècle seulement. Tandis que S. de Champlain organise la Nouvelle-France (fondation de Québec, 1608), les Anglais fondent treize colonies le long de la côte atlantique: Virginie (1607), Massachusetts ( Mayflower, 1620), New Hampshire, Maryland, Connecticut, Rhode Island, les deux Carolines, New York, Delaware, New Jersey (ces trois dernières obtenues des Pays-Bas en 1664), Pennsylvanie, Géorgie. Toutes disposent d'une assemblée élue et décident de leur budget. La mise en valeur de ces colonies (par des plantations de coton et de tabac dans le Centre et le Sud, par le commerce dans le Nord) est assez rapide. Les Français possèdent le Canada et la Louisiane (qui s'étend alors jusqu'au golfe du Mexique), les Espagnols la Floride et le Mexique. Au terme de la guerre de Sept Ans, la France est presque totalement éliminée de l'Amérique (traité de Paris, 1763). Bientôt, un conflit éclate entre les treize colonies anglaises et leur métropole, qui entend les imposer directement: impôt du timbre, taxe sur le thé. Ce conflit, d'abord juridique, prend une forme violente (massacre de Boston, 1770; Boston Tea Party, 1773, où des colons déguisés en Indiens jettent à la mer les cargaisons de thé). Réunis en congrès à Philadelphie à l'initiative de Benjamin Franklin, les députés des colonies rédigent une déclaration des droits du contribuable américain (1774), puis, après un premier succès des miliciens du Massachusetts, la Déclaration d'indépendance des États-Unis ( 4 juillet 1776). Les Américains, commandés par George Washington et bientôt appuyés par la France (volontaires de La Fayette, troupes régulières de Rochambeau), vainquent à Yorktown (1781) le général anglais Cornwallis. Par le traité de Versailles (1783), l'Angleterre reconnaît l'indépendance des États-Unis; elle leur cède tous les territoires qu'elle possède à l'est du Mississippi, mais conserve le Canada. La Convention de Philadelphie élabore la Constitution de la République fédérale des États-Unis ( 17 septembre 1787), dont le premier président, George Washington, entre en fonctions le 4 mars 1789. Une série d'accroissements territoriaux vont donner aux États-Unis leur étendue actuelle: achat de la Louisiane à la France (1803), de la Floride à l'Espagne (1819); entrée dans l'Union du Texas, qui s'est détaché du Mexique (1845); guerre contre le Mexique, qui, menée de 1846 à 1848, en dépit de la doctrine neutraliste de Monroe (1823), se solde par l'acquisition du Nouveau-Mexique, de l'Arizona et de la Californie; accord avec l'Angleterre, qui aboutit à la formation du territoire de l'Oregon (1848). Le peuplement de ces terres résulte d'abord d'une immigration intérieure qui se propage d'est en ouest, puis, surtout, d'une immigration européenne d'origine anglaise, irlandaise et allemande. D'importants intérêts économiques sont en jeu: le Sud, agricole et esclavagiste, est partisan du libre-échange, tandis que le Nord, en voie d'industrialisation, est protectionniste. Lorsque Lincoln, après une campagne antiesclavagiste, est élu président, les États du Sud se retirent de l'Union (1861) et forment les États confédérés d'Amérique (capitale Richmond), que préside Jefferson Davis. La guerre de Sécession (1861-1865) oppose sudistes, ou confédérés, et nordistes, ou fédéraux. Mieux préparés, mieux commandés, les sudistes prennent d'abord l'avantage, mais les nordistes, plus nombreux et qui disposent de la puissante industrie du Nord, l'emportent finalement. L'Union est maintenue, l'esclavage aboli. Les 14e et 15e amendements (1866-1869) accordent aux Noirs l'égalité civile et interdisent toute discrimination. Cependant, le Sud empêche les Noirs de voter (apparition du Ku Klux Klan en 1866), puis instaure la ségrégation raciale après 1874. La politique intérieure est dominée par les questions économiques. Les démocrates, décentralisateurs, partisans du bimétallisme, de tarifs douaniers modérés et d'une politique pacifiste, s'opposent aux républicains, dont le programme est diamétralement opposé; ces derniers, au pouvoir, pratiquent l'expansion armée et économique en Amérique du Sud et dans le Pacifique. La doctrine de Monroe (1823) avait établi le principe de la non-ingérence européenne en Amérique. Devenus impérialistes, les États-Unis l'emportent sur les Espagnols: cession de Porto Rico et de Cuba, érigé en une républiqueindépendante (1901); protectorat sur Haïti et Saint-Domingue; intervention à Panamá (le canal est inauguré en 1914); acquisition des Philippines. Devenus une grande puissance économique, les États-Unis ne sont pas touchés par l'idéologie révolutionnaire, malgré la création d'une Fédération américaine du travail (1886). Au début de la guerre de 1914-1918, la neutralité répond aux tendances pacifistes du président démocrate Wilson (1913-1921), mais la guerre sous-marine allemande le décide à intervenir aux côtés des Alliés (avril 1917). En 1918-1919, il joue un rôle important dans l'élaboration des traités de paix et dans la création de la Société des Nations. Revenus au pouvoir, les républicains désavouent l'oeuvre de Wilson: les États-Unis n'entrent pas à la S.D.N. et prônent le retour à l'isolationnisme et au protectionnisme. Devenus les créanciers du monde, les États-Unis connaissent l'euphorie de la prospérité, engendrée par l'expansion d'une industrie «taylorisée», rationalisée, alimentant les marchés intérieurs et mondiaux. La crise de 1929, due à la surproduction et à la fragilité du marché financier où sévit une spéculation effrénée, provoque un chômage massif et atteint la solidité du dollar. Le démocrate Franklin Delano Roosevelt (1933-1945) prend une série de mesures contre la crise ( New Deal) et dote l'Union d'une législation sociale. Les États-Unis pratiquent désormais le bon voisinage avec les Sud-Américains: évacuation d'Haïti et du Nicaragua (1933), fin du protectorat sur Cuba (1934). Leur isolationnisme s'émiette, et ils acceptent de vendre des armes aux démocraties occidentales Soucieuse, peu à peu, de coopérer avec les puissances démocratiques contre les puissances totalitaires, l'opinion américaine finit par approuver la guerre contre l'Allemagne, l'Italie, le Japon (qui avait détruit la flotte américaine basée à Pearl Harbor, le 7 décembre 1941). Grâce à leur formidable puissance industrielle et militaire, les États-Unis interviennent de manière décisive dans la guerre de 1939-1945; seuls, ils contraignent le Japon à capituler, notamment après le lancement de deux bombes atomiques (Hiroshima, 6 août 1945; Nagasaki, 9 août). Succédant à Roosevelt, le démocrate H. Truman organise l'«après-guerre»: reconversion de l'industrie et reclassement de 9 millions de démobilisés (loi Taft-Hartley, Fair Deal); établissement des fondements de l'ONU. Pour lutter contre la menace soviétique (guerre froide), les États-Unis, qui sont maintenant engagés dans la politique mondiale, créent un système d'assistance économique aux États ruinés par la guerre (plan Marshall ) et apportent une aide militaire aux États signataires du pacte de l'Atlantique Nord (1949). La présidence du général Eisenhower (1953-1961), un républicain, est marquée par la mise hors la loi du parti communiste (1954) et la crise du maccarthysme et par des incidents raciaux dans le Sud, où l'interdiction de la ségrégation scolaire (1957) est mal accueillie par les Blancs. Après la guerre de Corée (1950-1953), où les États-Unis sont mandatés par l'ONU, et après l'abandon de l'Indochine par la France (1954), ils veulent renforcer la défense du Sud-Est asiatique par la signature du pacte de Manille (8 septembre 1954), par l'appui à la Chine nationaliste, par leur opposition à l'admission de la Chine communiste à l'ONU; la crise de Suez (novembre-décembre 1956) montre les désaccords entre les États-Unis et leurs alliés français et britanniques, ainsi que la rivalité avec l'U.R.S.S. au Proche-Orient. À un besoin de détente que ressentent les deux superpuissances, lancées dans la course à l'armement nucléaire, succède une nouvelle période de tension, due notamment à la révolution castriste à Cuba (1959). Le président John F. Kennedy (1961-1963), démocrate, oblige les Soviétiques à retirer les fusées nucléaires installées à Cuba (juillet 1962). À l'intérieur, il doit faire face au problème racial (dans le Sud) et à la récession économique Il conçoit l'aide aux États sous-développés comme une lutte contre le communisme, et les États-Unis étendent leur influence sur l'Amérique du Sud, séduite par le castrisme («Alliance pour le progrès»). Les relations avec l'U.R.S.S. s'améliorent (accords de Moscou, 1963), mais J. F. Kennedy engage les États-Unis dans la guerre du Viêt-nam. Lyndon B. Johnson, qui a succédé à Kennedy (assassiné à Dallas le 22 novembre 1963), poursuit l'oeuvre sociale et économique de son prédécesseur et maintient l'engagement américain au Viêt-nam. Réélu en novembre 1964, il appuie avec force le gouvernement de Saigon contre le Vietcong et contre Hanoi, soutenus par Moscou et Pékin. Devant l'impossibilité d'imposer une solution armée, devant les problèmes économiques et moraux posés aux Américains, et tandis que d'interminables pourparlers se poursuivent à Paris en vue de négociations, le président Nixon, qui a succédé à Johnson en 1969, propose la «vietnamisation» du conflit, c'est-à-dire le retrait progressif des soldats américains. En outre, il négocie avec Moscou la réduction de l'armement stratégique, alors que les États-Unis ont gagné la course à la Lune ( 20 juillet 1969, Armstrong et Aldrin). À partir de 1971, la politique extérieure américaine, menée par Kissinger jusqu' en 1976, est axée sur la détente avec les «grands» (admission de la république populaire de Chine à l'ONU, 25 octobre 1971, visite de Nixon à Pékin, février 1972, puis à Moscou, juin 1972) et sur l'intervention dans les affaires des petits États (Chili, Chypre, Grèce, Proche-Orient, Rhodésie, etc.). Toutefois, le déficit de la balance des paiements et la spéculation sur les monnaies fortes (deutsche Mark, notamment) entraînent la dévaluation du dollar (1973 et 1975). Réélu en novembre 1972, Nixon entérine le cessez-le-feu au Viêt-nam ( janvier 1973). En août 1974, impliqué dans le scandale politique du «Watergate», il est contraint de démissionner. Le vice-président Gerald Ford, qui lui succède, doit faire face à une grave crise économique et sociale (8,5 millions de chômeurs), tandis que les institutions américaines sont ébranlées par la révélation de nouveaux scandales (retombées du Watergate, scandale de la C.I.A., affaire Lockheed). La présidence du démocrate Jimmy Carter (1977-1981) est marquée par un plan de lutte contre les effets de la crise et par une politique étrangère ambitieuse. Mais les succès remportés (accords de Camp David, 1978; limitation de la consommation de pétrole) pèsent moins, aux yeux d'une majorité d'Américains, que les échecs (maintien de l'inflation et du taux de chômage) et que la prise d'otages de l'ambassade américaine de Téhéran (1979). L'électorat aspire à un changement, que traduit le succès du républicain «dur» Ronald Reagan, élu en 1980 et réélu en 1984. L'orientation libérale de l'administration Reagan relance l'économie, mais ne peut maîtriser le déficit commercial et budgétaire; la volonté de renouer avec une politique extérieure ferme se traduit par l'intervention à la Grenade en 1983, le soutien à la guérilla antisandiniste du Nicaragua et par le bombardement de la Libye en 1986. R. Reagan négocie avec M. Gorbatchev et aboutit, en décembre 1987, au premier accord de désarmement nucléaire avec l'U.R.S.S., à propos des euromissiles. Le républicain George Bush emporte les élections présidentielles (novembre 1988). En 1989, le président Bush fait intervenir au Panamá un corps expéditionnaire nord-américain. Sa politique extérieure est très souple en Europe, où les États-Unis n'ont pas tenté d'intervenir dans la décomposition du système communiste, se contentant d'accélérer le processus de désescalade nucléaire. Les États-Unis prennent la tête de l'intervention alliée au Koweït (1990-1991) et en Somalie (1992-1993), débarquent à Haïti. Parallèlement, le pays, qui a subi une grave récession de 1989 à 1992, a mis fin à douze ans de mandat républicain, avec l'élection, en novembre 1992, du démocrate Bill Clinton. Profitant d'une reprise économique à partir de 1993, ce dernier a concentré ses efforts sur les affaires intérieures (réduction du déficit budgétaire, réforme du système de santé, création de nouveaux emplois), et les échanges commerciaux. La victoire des républicains aux élections législatives de novembre 1994, a entravé la poursuite de la politique du président. Candidat pour un second mandat aux élections présidentielles de novembre 1996, Bill Clinton est réélu avec plus de 50 % des voix, tandis que les républicains confortent leur position au Congrès. L'année 1999 a été marquée par le maintien au pouvoir du président américain, menacé de destitution après ses déclarations dans le cadre du dossier «Monica Lewinski»; il est sorti renforcé de cette épreuve, et assuré du soutien inconditionnel de l'opinion populaire, satisfaite de sa politique économique. Avec un taux de chômage proche des 4 %, une croissance élevée, le niveau record atteint par l'excédent budgétaire fédéral (environ 70 milliards de dollars) et surtout un développement spectaculaire des produits et services liés à l'informatique et aux nouvelles techniques de communication, via l'Internet («net-économie») touchant l'ensemble des secteurs de l'économie, le pays a en effet connu une véritable période d'euphorie, tempérée toutefois, par le poids croissant de la dette des ménages. En matière de commerce international, les relations avec le continent européen se sont durcies : les États-Unis ont reproché à l'Union européenne de privilégier l'importation des bananes en provenance des pays d'Afrique et des Caraïbes, au détriment des produits américains. Si l'OMC a jugé que le système européen d'importation de bananes était contraire aux règles du commerce multilatéral, elle a également autorisé les États-Unis à appliquer des droits de douane de 100 % sur certains produits de l'Union européenne, à concurrence de 191,4 millions de dollars, décision qui a provoqué de nombreux mouvements de protestation (largement médiatisés) des agriculteurs européens, notamment lors du sommet de l'OMC à Seattle. Plus globalement, ces dissensions commerciales ont soulevé la question de la régulation du commerce international et de la mondialisation. Sur le plan diplomatique, le gouvernement a oeuvré en faveur de la relance du processus de paix au Proche-Orient, accueillant avec espoir l'arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre israélien, Ehud Barak. Par ailleurs, les États-Unis ont restitué le canal de Panamá, qu'ils contrôlaient depuis plus de 35 ans, à la République de Panamá. Seules les relations sino-américaines ont connu un net refroidissement, engendré par le problème du respect des droits de l'Homme par le régime de Pékin et par la décision américaine d'inclure Taiwan dans son système de défense. Enfin, une nouvelle pomme de discorde s'est ajouté au contentieux commercial transatlantique, avec la pression exercée par les États-Unis sur les pays menant des politiques «discriminatoires» à l'encontre des religions dites nouvelles ou minoritaires, principalement les sectes frappées d'interdiction en France, en Grèce et en Allemagne. Sur le plan militaire, le pays, appuyé par les forces britanniques, a poursuivi ses bombardements sur l'Iraq, toujours frappé d'un embargo. Après avoir activement participé aux négociations en faveur d'une solution diplomatique du conflit au Kosovo, le gouvernement américain a décidé d'envoyer des troupes dans la province yougoslave, qui se sont jointes à celles de la force de frappe de l'Alliance atlantique, lors du bombardement de la Yougoslavie. Au centre de nombreux débats houleux, le désarmement de la planète a également occupé le devant de la scène diplomatique avec le refus américain de ratifier le traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBT), signé par plus de cent États, le 25 mars, ainsi que celui d'Ottawa, interdisant les mines antipersonnel et imposant leur destruction. Le premier semestre de l'an 2000 a été marqué par le lancement de la campagne pour l'élection présidentielle du 7 novembre 2000, essentiellement dominée par deux thèmes : le partage des fruits de la croissance, notamment l'attribution de l'excédent budgétaire dégagé en 1999 et le contrôle des armes à feu. En matière de politique internationale, les relations diplomatiques avec Cuba ont connu une nouvelle embellie (après l'assouplissement des mesures d'application de l'embargo décidé en 1999), grâce à l'efficacité déployée par le gouvernement américain pour résoudre l'affaire du petit Elian. Si l'État américain a fait en sorte que cet enfant cubain, retenu par des parents en exil à Miami, soit restitué à son père venu le réclamer, cette affaire a provoqué une polémique au sein de l'opinion américaine, notamment dans la communauté cubaine installée sur le territoire. Sur le plan économique, l'euphorie qu'avait connue le pays en 1999, est retombée, en partie à cause de l'avertissement qu'a constitué le net repli boursier dont ont fait l'objet les valeurs technologiques lors de leur introduction sur le Nouveau Marché, mais aussi en raison du déficit commercial record enregistré à la fin de l'année écoulée. Selon le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, il a en effet dépassé les 27,2 milliards de dollars (265 milliards d'euros), soit une augmentation de plus de 65 % par rapport à 1998.

 

 

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