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Voyage la Grèce Le guide de la préparation de vos vacances et séjours en Grèce.
Le territoire se partage entre une Grèce continentale,
prolongée par la péninsule du Péloponnèse, montagneuse (2911 m au mont Olympe),
au climat méditerranéen tempéré par l'altitude, et une Grèce des îles (20 % de
la superficie): îles Ioniennes, Cyclades, Sporades, Dodécanèse, Crète. 70 % des
Grecs vivent sur les littoraux et dans les plaines, torrides en été (Thrace,
Macédoine, Thessalie, Attique). L'agglomération d'Athènes-Le Pirée groupe 30 %
des habitants; l'exode rural reste important ( 63,4 % de citadins). La
population vieillit ( 14 % de plus de 65 ans) et s'accroît peu ( 0,1 % par an)
[estimation 1997]. Terre d'émigration jusqu'en 1975, la Grèce enregistre depuis,
un solde migratoire régulièrement excédentaire. Économie. - La Grèce n'assure
que 1 % de la production économique de l'Union européenne. L'agriculture occupe
le quart des actifs et reste, assez largement, une polyculture traditionnelle
fondée sur les céréales, la vigne, les fruits et légumes et l'élevage ovin,
huile d'olive et tabac étant les produits d'exportation. Les principales
ressources du sous-sol sont le lignite et la bauxite. L'industrie est peu
compétitive: chimie, métallurgie, textile, agro-alimentaire. La Grèce tire
d'importants revenus du tourisme, de sa flotte marchande et du rapatriement de
fonds des Grecs de l'étranger. En dépit des aides massives de la Communauté,
depuis 1981, la crise économique est aiguë : le secteur public est pléthorique
et peu efficace, le remboursement de la dette absorbe 60 % des recettes
fiscales, l'inflation est élevée et le sous-emploi chronique. Le soutien
renouvelé de la C.E.E. pour préparer le marché unique est assorti à la nécessité
d'un traitement de choc de l'économie. Histoire. - À partir du XIXe siècle avant
J.-C., alors que la civilisation minoenne est déjà en plein essor, pénètrent en
Grèce continentale des peuples indo-européens, Ioniens et Achéens, qui, peu à
peu, occupent la Grèce dans sa totalité. Au XVe siècle, les royaumes achéens
(Pylos, Mycènes, Tirynthe, etc.) dominent la Crète et s'étendent vers l'Asie
Mineure. La légendaire guerre de Troie est sans doute l'écho d'une de ces
expéditions guerrières menées en Asie Mineure au XIIIe siècle avant J.-C. Au
XIIe siècle, d'autres peuples venus du nord, les Doriens, font leur apparition.
Sous la poussée dorienne, les Achéens se réfugient en Ionie (littoral de l'Asie
Mineure), en Arcadie, dans les îles méditerranéennes. Les deux siècles qui
suivent l'invasion dorienne (XIIe-IXe siècle avant J.-C.) représentent une
période obscure, souvent nommée «Moyen Âge grec», qu'on ne connaît qu'à travers
les poèmes homériques et l'archéologie. Au IXe siècle avant J.-C. (siècle
d'Homère), la Grèce apparaît découpée en un nombre important de polis, cités qui
prirent naissance au terme d'un long processus de regroupement, puis de
neutralisation des structures de clans (génè). Dès leur naissance, les cités
entament des relations conflictuelles qui vont durer aussi longtemps que la
civilisation antique. À partir du VIIIe siècle avant J.-C., les cités d'Asie
Mineure, développant une vive activité industrielle et commerciale, se lancent
sur les mers, suivies par les cités de Grèce (Corinthe). Cette expansion
maritime, qui refoule les Phéniciens, se traduit par la fondation de nombreuses
colonies en Sicile, Italie du Sud, mer Noire, etc. Corinthe, Chalcis, Égine sont
peu à peu concurrencées et dépassées par Athènes à partir du VIe siècle.
Cependant, dans le Péloponnèse, Sparte assure son hégémonie après les difficiles
guerres de Messénie et sa victoire sur Argos. La révolte de l'Ionie contre
Darius Ier est à l'origine des guerres médiques (Ve siècle). Après les défaites
perses de Marathon (490), Salamine (480) et Platées (479), Athènes, par les
alliances solides qu'elle s'assure au sein de la ligue de Délos, devient la
première puissance de la Méditerranée orientale et développe une politique
impérialiste fondée sur une hégémonie maritime. Entre la fin de la seconde
guerre médique (479) et le début de la guerre du Péloponnèse (431), Athènes
achève de devenir une cité démocratique (élection ou tirage au sort des
magistrats, accessibilité de tous les citoyens aux charges politiques et aux
fonctions militaires), la figure de Périclès (qui dirige Athènes de 457 à 429)
dominant cette époque. Ce que l'on a nommé le «siècle de Périclès» est cette
période où Athènes manifeste un génie éclatant dans la vie intellectuelle et
artistique, en même temps qu'elle domine le reste de la Grèce. Mais les excès de
cet impérialisme finissent par entraîner la ville, et avec elle toute la Grèce,
dans les désastres de la guerre du Péloponnèse (431-404). La victoire du
Spartiate Lysandre près de l'embouchure de l'Ægos-Potamos (405) met fin à la
suprématie d'Athènes, mais Sparte doit à son tour s'incliner devant Thèbes
(victoire d'Épaminondas à Leuctres, 371). L'axe politique et militaire de la
Grèce se déplace ainsi vers le nord. La Grèce des cités, affaiblie par ses
impitoyables rivalités, est bientôt à la merci de la Macédoine; en écrasant les
armées athénienne et thébaine (alliées) à Chéronée (338), Philippe II de
Macédoine s'impose comme l'arbitre des cités qu'il tente de fédérer, sous la
tutelle macédonienne. Après l'assassinat de Philippe (336), son fils, Alexandre
le Grand, part conquérir l'Asie (334). En moins de dix ans, il soumet l'Égypte
et l'Asie Mineure; il atteint les Indes en 327. La création de plus de 70
villes, la mise en circulation d'une monnaie abondante répondant aux étalons
grecs, etc. contribuent alors à l'hellénisation de l'Orient, le monde grec
prenant des dimensions gigantesques. À la mort d'Alexandre (323), les rivalités
des successeurs du conquérant (les diadoques) entraînent le partage de l'empire:
la Thrace et l'Asie reviennent à Lysimaque, la Macédoine à Cassandre, l'Égypte à
Ptolémée, le reste (Syrie, Mésopotamie, Perse, Inde) à Séleucos. Cette rivalité
politique, qui va durer trois siècles, s'accompagne pourtant de l'essor
remarquable d'une nouvelle civilisation, dite hellénistique, qui, à partir des
cités nouvelles (Alexandrie, Antioche, Pergame), étend la culture et la langue
grecques sur tout l'Orient. En Grèce même, les cités ne cessent de contester
l'autorité de la Macédoine, mais seules les Ligues étolienne et achéenne
représentent une puissance suffisante pour l'affronter. Pourtant, la Macédoine
parvient à maintenir la Grèce sous sa tutelle jusqu' au IIe siècleavant J.-C.;
les Romains, intervenant dans cette partie du monde au lendemain de la deuxième
guerre punique ( 208-201 avant J.-C.), réduisent la Macédoine à l'état de
province romaine ( 148 avant J.-C.) et imposent leur autorité à l'ensemble de la
Grèce ( 146 avant J.-C.). Désormais, l'histoire de la Grèce se confond avec
celle de l'Empire romain. La conversion de la Grèce au christianisme à partir du
Ier siècle est un événement capital; en effet, le christianisme va être
profondément marqué par la civilisation grecque hellénistique. À partir de 250
environ, les cités grecques sont pillées par les Barbares (raid des Goths contre
Athènes en 267). Avec l'installation, au IVe siècle, d'un empire chrétien à
Byzance (ville ancienne sur l'emplacement de laquelle Constantin fonde
Constantinople en 330) commence le déclin de la culture antique. En 395, la
Grèce est intégrée à l'empire d'Orient. La Grèce byzantine est soumise aux
invasions barbares (Ve-VIe siècle). Dès le VIIe siècle, les Arabes prennent
certaines îles (Chypre, 649; Rhodes, 654). Aux Bulgares, aux Normands (Xe-XIe
siècle), aux Vénitiens, aux Latins (venus à la suite des croisades) et aux
Génois succèdent les Turcs, qui conquièrent la Grèce de 1391 (prise de
Gallipoli) à 1461. Jusqu'au XVIIIe siècle, les Grecs s'accommodèrent de
l'occupation turque, parfois très dure. Ils ne purent la rejeter qu' au XIXe
siècle, avec l'aide de la France, de la Grande-Bretagne et de la Russie
(victoire navale de Navarin, 1827), après une guerre sanglante, commencée en
1821. Le sultan est contraint d'accorder l'autonomie au pays en 1829 (traité
d'Andrinople). L'indépendance est acquise en 1832. La Grèce, érigée en royaume,
ne cesse de connaître une grande instabilité politique. Othon Ier (1833-1862),
prince allemand, est remplacé par un prince danois, Georges Ier (1863-1913). La
Grèce s'agrandit du sud de l'Épire et de la Thessalie (1881) à la suite de la
guerre russo-turque. Sa participation aux guerres balkaniques (1912-1913) lui
permet d'incorporer la Crète, les Sporades du Nord, une grande partie de la
Macédoine et de l'Épire. En 1917, Venizélos, partisan des Alliés, triomphe de
Constantin Ier, partisan des empires centraux. Le roi doit abdiquer en faveur de
son second fils, qui devient Alexandre Ier. Par les traités de Sèvres (1919) et
de Neuilly (1920), la Grèce reçoit la Thrace et la côte d'Ionie, mais la guerre
qu'elle mène contre la Turquie (1920-1922), qui rejette ces traités, est
désastreuse; en outre, le pays doit accueillir un million et demi de réfugiés
d'Asie Mineure. Constantin Ier, rappelé en 1920, après la mort d'Alexandre Ier,
doit abdiquer de nouveau, en 1922, en faveur de son fils aîné Georges II. Puis
la république est proclamée, en 1924, provoquant une grande instabilité
politique et économique; Georges II est rappelé en 1935, mais le pouvoir est en
fait exercé par le général Metaxás (1936-1941). La Grèce, envahie par les
Italiens (1940) qu'elle met en déroute, puis occupée par les Allemands (1941) et
libérée en 1944 par les partisans de l'E.L.A.S., armée populaire grecque de
libération, connaît une période de guerre civile intermittente (1944-1949) qui
se termine par la victoire des gouvernementaux sur les anciens partisans
communistes. Paul Ier succède en 1947 à son frère Georges II (qui s'est exilé de
1941 à 1946). La Grèce s'accroît en 1947 (traité de Paris) de Rhodes et des
autres îles du Dodécanèse perdues par l'Italie. Constantin II, successeur de
Paul Ier en 1964, accepte d'abord le coup d'État militaire d'avril 1967 qui
fonde le «régime des colonels» mené par Papadhópoulos. Puis Constantin II
s'exile à la fin de 1967 et, en juillet 1973, la république est proclamée. En
1974, à la suite du conflit chypriote, de la déroute financière et sans doute de
pressions extérieures, Caramanlis, appelé au pouvoir, rétablit les libertés et
fait approuver la république (référendum de décembre). La consolidation de la
démocratie est marquée par une nouvelle Constitution (1975) et l'entrée dans la
C.E.E.. En octobre 1981, le PASOK, mouvement socialiste
panhellénique, remporte la victoire aux élections législatives, et Andhréas
Papandhréou, son leader, devient Premier ministre. Le PASOK est confirmé
(élections de juin 1985). Le gouvernement de Papandhréou, compromis par des
scandales financiers, perd les élections de 1989 au profit de la Nouvelle
Démocratie: son leader, C. Mitsotakis forme un gouvernement conservateur (
1990). De 1991 à 1995, la vie politique grecque est dominée par l'exacerbation
de l'hellénisme (problèmes de minorités avec l'Albanie, grief contre
l'ex-République yougoslave sur le droit de porter le nom de Macédoine, regain
d'influence turque dans l'aire balkanique). Fondant sa campagne électorale sur
ces thèmes, le PASOK remporte les législatives ( 1993) et A. Papandhréou est
nommé Premier ministre. En mars 1995, Konstantinos Stéphanopoulos est élu
président de la République et désigne Konstantinos Simitis à la direction du
gouvernement. À l'issue des élections présidentielles organisées en février
2000, le président K. Stéphanopoulos est réélu à la tête de l'État par le
Parlement grec, députés socialistes du Pasok et conservateurs de la Nouvelle
Démocratie, le principal parti d'opposition, ayant uni leurs voix pour
reconduire son mandat de cinq ans. Le premier trimestre de cette année est
également marqué par la candidature officielle de la Grèce à l'Union économique
et monétaire. Actuellement 290 connectés © 1999 - 2007 Alertes-météo.com
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