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Les
régions du monde : La Martinique |
La Martinique (972) est une île de l'archipel des
Antilles, située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des
côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République
dominicaine.
Relief et formation géologique
: Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones
volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des
pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est
développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et
de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en
date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de
l'île et culmine à 1396 mètres.
A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la
forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les
hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons
du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets
arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise
entre 100 et 300 mètres.
La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les
plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par
des escarpements et sont généralement de petite dimension.
Faune : a compléter avec notamment le bothrops, le
manicou, la mangouste, le crabe violoncelle et le colibri
Végétation : La forte hygrométrie et la fertilité des
sols favorisent l'épanouissement d'une végétation tropicale généreuse. Mais les
différences de relief sont cause d'une grande diversité dans le couvert végétal,
remarquable pour un espace aussi limité. Le nord de l'île est couvert par la
forêt tropicale humide, caractérisée par des essences comme la fougère
arborescente. Par contre dans le sud on trouve des zones plutôt sèches,
pratiquement désertiques sur la Savane des pétrifications à l'extrême sud de
l'île. Entre les deux, se trouvent des zones de transition variées.
Climat et régime des vents - Les saisons
: « L'année se divise à la Martinique en deux saisons bien distinctes et
de durée inégale : la saison sèche, qui commence en novembre et finit en
juillet, et la saison humide ou hivernage, qui ne comprend que les mois d'août,
septembre et octobre.» C'est en ces termes que M.P. Monnier, Ingénieur
Hydrographe de la Marine, présentait en 1829 la succession des saisons en
Martinique. Mais, comme il le précise plus loin, «la saison sèche ne justifie la
dénomination qu'on lui donne, qu'autant qu'on la compare à celle de
l'hivernage». Si les pluies durant l'hivernage sont souvent plus violentes et de
plus longue durée, il n'en demeure pas moins vrai que durant la saison dite
"sèche" les pluies continuent à tomber, de façon sporadique et pendant de
courtes périodes.
Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux
précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de
février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de
grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le
carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses.
Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des
hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.
Le régime des vents : Le climat est caractérisé par un
régime de vents constants, les alizés, qui règnent sur l'île pendant la majeure
partie de l'année. Ils soufflent du NE à l'Est de façon régulière, croissant
pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir.
C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent
au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures).
Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de
l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses
pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de
l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC).
Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable.
Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le
vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était
d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies
étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les
émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les
européens récemment installés.
La pluviométrie : La pluviométrie est un facteur
déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et
hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm
d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de
Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.
Les températures : Les alizés, atténuent la sensation de
chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année
de 26° C. Les mois les plus chauds sont ceux de Mars, Avril, Mai, tandis que les
mois les plus frais sont ceux de Décembre et de Janvier. Les températures les
plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37° C en avril et mai 1986
et la plus basse de 12° à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne
Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une
température inférieure à 18° C.
Cyclones tropicaux ou ouragans : La zone des Antilles est
sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces
dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des
Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80° W). Sur la Martinique
la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-W ou SW-NE.
La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe
entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique,
en août et septembre. Le cyclones constituent un danger
majeur pour les populations et les installations.
Côte au vent ou Cabesterre : La côte est, ou côte au vent
des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou
Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la
zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan
atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique
venant du large.
La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de
falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est
limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la
Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la
rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est
une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent
rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à
plusieurs milles au large.
La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la
côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds.
Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle
jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se
fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur
pour la navigation.
Ces récifs ou cayes comme on les appelle sans les Antilles, dont certains
émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du
danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup
bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a
sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.
Côte sous le vent ou caraïbe : Contrairement à la côte
atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour
la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le
Diamant et le Marin). Dans le secteur de Saint-Pierre, au
pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400
mètres de la côte. 
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