Histoire : Inhabitée,
l'île pourrait d'abord avoir été connue des navigateurs arabes qui l'avaient
baptisée Dina Morgabin (« l'île de l'Ouest »). Un navigateur portugais, Diego
Dias, y aurait débarqué le 9 février 1513, jour de la Sainte-Apolline. L'île
apparaît ensuite sur des cartes portugaises sous le nom de Santa Apolonia. Vers
1520, la Réunion, Maurice et Rodrigues sont appelées archipel des Mascareignes,
du nom du navigateur portugais Pedro de Mascarenhas en route pour Goa.
Aujourd'hui, ces trois îles sont couramment appelées les Mascareignes.
Au début du XVIIe siècle, l'île est une escale sur la route des Indes pour les
bateaux anglais et hollandais. Les Français y ont ensuite débarqué pour en
prendre possession au nom du roi en 1640 et l'ont baptisée île Bourbon du nom de
la famille royale. Les premiers habitants permanents arrivèrent en 1665.
Gouverneur de l'île de 1735 à 1745, c'est surtout Bertrand-François Mahé de La
Bourdonnais qui a contribué à son premier développement.
Le 19 mars 1946, la Réunion devient un département d'outre-mer français et en
1997 elle devient l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union
européenne.
Administration : La
Réunion est en même temps une région administrative et un département français
d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Saint-Denis.
La Réunion est une base accueillant les infrastructures du Frenchelon et de
l'ensemble mobile écoute et recherche automatique des émissions.
Comme Mayotte, l'île est membre de la Commission de l'Océan Indien.
Géographie : La Réunion est une île volcanique de l'océan
Indien. Elle a emmergé il y a 5 millions d'année avec l'éruption du Piton des
Neiges qui est aujourd'hui le sommet le plus élevé des Mascareignes. Son sommet
atteint 3.069 mètres. Dans l'île.
L'île de la Réunion comptait, en 2004, près de 300 000 véhicules particuliers
soit environ une voiture pour deux habitants. Malgré l'importance du parc
automobile, l'équipement des ménages reste sensiblement inférieur à celui de la
France métropolitaine. On estime qu'à l'horizon 2020, le parc automobile à la
Réunion pourrait atteindre environ 500.000 véhicules, pour un niveau
d'équipement des ménages proche de celui de la France métropolitaine en 1999.
La topographie montagneuse, le développement urbain, la concentration et la
concurence des activités humaines sur le littoral sont des contraintes le
développement du réseau routier. Ces contraintes se posent par ailleurs pour
l'ensemble du développement de l'île.
Aéroports : L'île de la Réunion dispose de deux aéroports
internationaux, l'un situé sur le territoire communal Sainte-Marie dans le nord
de l'île, l'autre sur celui de Saint-Pierre dans le sud-ouest.
Économie : Champs de canne à sucre dans l'est de l'îleLes
revenus du tourisme constituent la première ressource économique de la Réunion
devant ceux tirés de la production et de la transformation de la canne à sucre,
à l'origine du développement de grands groupes réunionnais comme Bourbon ou
Quartier Français. Avec la diminution des subventions, cette culture est
menacée. Aussi, le développement de la pêche dans les Terres australes et
antarctiques françaises apparaît comme la bienvenue.
Malgré un dynamisme économique certain, l'île ne parvient pas à résorber son
important chômage, qui s'explique notamment par une croissance démographique
très forte. De nombreux Réunionnais sont obligés d'émigrer en métropole pour
trouver du travail.
Démographie : Article
de fond : Démographie de la Réunion
La population de la Réunion est composée de populations issues d'Afrique (les
Cafres), du Gujarat (les Zarabes), du Tamil Nadu (les Malbars), de Chine, de
Madagascar, des Comores, et d'Europe, arrivées dans l'île au cours des
différentes phases de la colonisation et du développement de l'île.
La population de la Réunion est fortement métissée et il n'existe pas de
tensions ethniques en son sein.
Daniel Vaxelaire, journaliste, écrivain, auteur de différents ouvrages sur la
Réunion, explique dans son « Histoire de la Réunion des origines à 1848 », que
le métissage est l'un des traits caractéristiques de l'île, dès l'arrivée des
premiers colons. Ceux-ci ont en effet épousé peu après leur installation dans
l'île, des femmes venues de Madagascar avec lesquelles ils ont conçus les
premiers enfants nés à la Réunion. Ceci fait dire à D. Vaxelaire que la
grand-mère de tous les Réunionnais est malgache.
Ce métissage précoce a probablement permis d'atténuer plus rapidement les
douleurs de la période esclavagiste qui s'est achevée le 20 décembre 1848 à La
Réunion.
Culture : L'île a vu naître de nombreux poètes, parmi
lesquels Léon Dierx ou Charles Marie Leconte de Lisle. Elle en a inspiré
d'autres comme Charles Baudelaire, qui l'a rapidement visitée. George Sand n'y
est jamais venue mais y a situé l'action de l'un de ses romans.
Langue : Si le français est compris de tous, la langue
vernaculaire est le créole réunionnais.
Musique : Le séga et le maloya sont deux styles de
musique typiques de l'île.
Parmi les groupes musicaux modernes emblématiques de la Réunion, on peut citer :
Baster, Ousanoussava et Gilbert Pounia, Ziskakan, Les frères Joron, Pat’ Jaunes,
Danyèl Waro etc.
Parc National des Hauts de la Réunion : A partir de
1992 a été lancée l'idée de créer un Parc naturel à la Réunion. La Charte
Réunionnaise de l'Environnement et le Schéma d'Aménagement Régional fixent le
principe de la création d'un Parc naturel pour le développement durable des
Hauts, alliant protection du patrimoine et développement économique. Le 6
novembre 2000, le Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
annonce le choix de la formule du Parc national et lance la procédure en vue de
sa création. Le 7 février 2001, le Préfet, le Président
du Conseil Régional et le Président du Conseil Général signent le protocole pour
la création du Parc National des Hauts de la Réunion. Des études sont menées, et
la mission engage une phase intense de concertation, de réunions-débats, de
communication et de négociation, qui aboutit à l'adoption, par le comité de
pilotage, le 12 mars 2003 du « Projet Parc national des Hauts », définissant les
principes pour la création d’un « Parc national de nouvelle génération ».
Ce parc verra le jour en 2006.