La Russie

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La Russie ( Rossiiskaya Federatsiya) :  État d'Europe qui fut jusqu'en 1991 l'une des républiques fédérées de l'U.R.S.S. (la plus vaste) et qui occupe la majeure partie de l'Europe orientale et du bassin de la Volga, l'Oural et la Sibérie; elle s'étend jusqu'à l'océan Pacifique; 17075400 km²; 147 millions d' habitants [estimation 1999]; capitale Moscou. Nature de l'État: république présidentielle. Langue officielle: russe. Monnaie: nouveau rouble [2000]. Population: Russes ( 81,3 %), Tatars ( 3,7 %), Ukrainiens ( 2,9 %).

 

 Religions: christianisme orthodoxe majoritaire (82%). La prépondérance démographique, territoriale, économique et politique de la Russie et le fait que l'U.R.S.S. se soit édifiée sur les bases de l'Empire russe justifiait en partie l'usage qui assimilait la Russie à l'ensemble de l'Union soviétique. Peuplée essentiellement de Russes, mais aussi de nombreuses autres ethnies (Tatars, Tchouvaches, Ukrainiens, etc.), la Russie comprend diverses circonscriptions territoriales regroupant les nationalités selon leur importance démographique : républiques autonomes, régions, territoires et districts autonomes et nationaux. L'immensité du territoire et le nombre des nationalités ont entraîné de grandes disparités démographiques et économiques. À la vieille Russie, densément peuplée, s'opposent les vastes zones presque désertes de la Sibérie, lentement colonisées. Au point de vue économique, on peut distinguer quatre ensembles. 1. La «vieille Russie», laquelle inclut le bassin de Moscou, qui assure à lui seul 30 % de la production industrielle, malgré la pauvreté en matières premières, localisées (à l'exception du fer du bassin de Koursk) dans la presqu'île de Kola et dans l'Oural, compensée par l'établissement de centrales hydroélectriques sur la Volga et de centrales nucléaires. La région de Moscou, où le développement urbain s'est fait en zones concentriques à partir de la capitale, est ainsi la première à poser le problème de l'extension démesurée des communications. Toutes les activités industrielles s'y rencontrent : sidérurgie, industries mécaniques, chimiques, textiles. Autre centre important: Saint-Pétersbourg, premier port du pays. 2. Les centres miniers et industriels de l'Oural et du Kouzbass, considérés comme le bastion industriel du pays (Novossibirsk et Krasnoïarsk). 3. Les fronts pionniers qui avancent en Sibérie du Sud comme en Extrême-Orient et qui sont liés aux chemins de fer et aux centrales hydroélectriques (Irkoutsk). Ils prennent appui sur la façade maritime (Vladivostok). 4. Le Nord sibérien, dont les grandes ressources minérales sont difficiles à exploiter (Voir Sibérie). Au total, la Russie fournissait plus de la moitié des productions agricoles de l'Union soviétique, la moitié du charbon et du gaz naturel et 80 % du pétrole. En 1992, la Russie est entrée à la Banque mondiale et au F.M.I., a engagé une politique de libération des prix, d'austérité financière et de privatisations. Histoire. - Les steppes de la Russie du Sud, faciles à mettre en valeur, ont été occupées précocement; elles ont été le théâtre de nombreuses invasions à partir du VIIIe siècle avant J.-C.: Cimmériens, Scythes, Sarmates, Goths, Huns, Avares, Khazars venus de l'Est et Slaves installés entre la Vistule et le Dniepr; vers 600 après J.-C., les Slaves orientaux atteignirent la haute Volga. L'unification des communautés slaves fut l'oeuvre de nouveaux envahisseurs, d'origine scandinave (Vikings): les Varègues. Arrivés au IXe siècle et rapidement assimilés, ils fournirent aux Slaves un encadrement militaire et administratif, centré au nord sur Novgorod, dont le premier prince fut Rurik, et au sud sur Kiev. Les rois Sviatoslav, Vladimir Ier et Iaroslav réussirent à élargir autour de Kiev leur territoire, jusqu'à la mer Noire. Le poids de Byzance grandit avec la conversion du jeune État au christianisme (vers 988), sous l'influence de missionnaires envoyés de Byzance à la cour de Vladimir Ier, qui s'était fait baptiser pour épouser la soeur de l'empereur Basile II. L'agriculture se développa et le commerce favorisa l'essor des villes. À partir du XIIe siècle, des querelles dynastiques laissèrent le Sud du pays exposé aux invasions, tandis que le Nord (Novgorod, Vladimir et Souzdal) et l'Ouest (Galicie-Volhynie) renforçaient leur prospérité. La chute du royaume de Kiev (1240) devant les Mongols de la Horde d'Or fut suivie par la perte graduelle d'une grande partie des terres russes, bien qu'Alexandre Nevski écrasât les envahisseurs suédois (1240) puis allemands (1242), sauvant l'État de Novgorod. La tutelle mongole assura une paix relative et protégea l'Église orthodoxe; elle fut aussi à l'origine du développement d'un sentiment national véritable. En 1325, le chef de l'Église orthodoxe s'installa à Moscou. Les premiers princes de Moscou, Ivan Ier et Dimitri Donskoï, remportèrent des succès sans lendemain, d'abord contre les villes rivales (Novgorod), puis contre les Mongols (Koulikovo, 1380). Ivan III (1462-1505) rejeta définitivement la tutelle mongole (1480) et imposa son autorité à toutes les villes de la Russie du Centre. En épousant en 1472 Sophie Paléologue, la nièce du dernier empereur byzantin, Ivan III fit de Moscou la «troisième Rome». Ce fut Ivan IV le Terrible (1533-1584) qui prit, le premier, le titre de tsar (1547). Il soumit étroitement la noblesse (les boyards), imposa le servage à la population paysanne désormais livrée à une petite noblesse fidèle au tsar et étendit ses conquêtes jusqu'à la mer Caspienne. Une période de troubles, marquée par des querelles dynastiques, des révoltes paysannes et des invasions polonaises, dura jusqu'à l'arrivée au pouvoir en 1613 d'une nouvelle dynastie: les Romanov. Michel III (1613-1645), puis Alexis Mikhaïlovitch (1645-1676), placèrent progressivement l'Église sous la tutelle de l'État et généralisèrent le servage par le Code de 1649. L'Ukraine orientale fut annexée en 1654, tandis qu'à l'est des Cosaques atteignaient les rives du Pacifique dès 1644. Sous Pierre Ier le Grand (1682-1725), la modernisation économique, militaire et politique du pays se fit par de nombreux emprunts à l'étranger. Pierre Ier dota le pays d'une nouvelle capitale, Saint-Pétersbourg, symbole de l'ouverture vers l'Occident. L'annexion des pays Baltes, au terme de la longue guerre du Nord, consacra la suprématie russe aux dépens de la Suède et élargit l'accès de la Russie à la mer. Anna Ivanovna, Élisabeth Petrovna et Catherine II la Grande (1762-1796) étendirent leur possession vers le sud (mer Noire) et l'ouest (partages de la Pologne entre 1772 et 1795), mais leurs tentatives de réformes furent limitées et l'aggravation du servage suscita de nombreuses révoltes (Pougatchev). L'invasion napoléonienne provoqua un formidable sursaut patriotique. Face à l'effondrement de la France, le tsar Alexandre Ier (1801-1825) apparut comme l'agent de l'ordre européen, pour lequel il constitua la Sainte-Alliance des souverains. Tout mouvement révolutionnaire ou même réformiste écrasé, Nicolas Ier (1825-1855) maintint l'immobilisme du régime qui aggravait le retard du pays sur le reste de l'Europe. Ces faiblesses de l'Empire furent brutalement révélées par une tentative de coup d'État en 1825, oeuvre de jeunes officiers modernistes, les décabristes, puis par la défaite russe face aux armées franco-britanniques en Crimée (1856). Depuis le début du siècle, la Russie n'en avait pas moins annexé la Pologne, la Finlande, la Bessarabie, les régions caucasiennes et commencé la conquête du Turkestan. Le tsar Alexandre II (1855-1881) entreprit des réformes (abolition du servage en 1861). Incomplètes, maladroitement appliquées, engendrant de nouveaux déséquilibres (exode rural), ces réformes ne furent pas suivies de la libéralisation politique espérée. Devant l'ampleur des mécontentements, le tsar opéra une répression systématique; il fut assassiné en 1881. Sous Alexandre III (1881-1894) et sous Nicolas II (1894-1917), la politique du ministre Witte attira des capitaux étrangers qui furent investis dans les mines, les chemins de fer (transsibérien) et l'industrie. En 1899, le pays comptait 2700000 ouvriers, concentrés à Moscou, à Saint-Pétersbourg, en Ukraine et à Bakou. La bourgeoisie s'organisa pour réclamer une monarchie constitutionnelle (Parti constitutionnel-démocrate, K.D., d'où «Cadet»), tandis que, dans le monde ouvrier (Parti ouvrier social-démocrate, P.O.S.D.) et le monde paysan (Parti social-révolutionnaire, P.S.-R.), les idées socialistes faisaient leur chemin. En 1903, le P.O.S.D. se scinda: à droite les mencheviks, à gauche les bolcheviks. Menés par Lénine, les membres de cette dernière fraction, à l'audience d'abord réduite, allaient devenir les vainqueurs d'octobre 1917. La désastreuse guerre avec le Japon (1904-1905) fit éclater un mouvement révolutionnaire en 1905: le tsar accorda la création d'une assemblée consultative élue: la Douma. Pour la première fois, des conseils ouvriers, ou soviets, apparurent. Dans des conditions d'impréparation totale, le pays s'engagea en 1914 dans la guerre contre l'Allemagne. Très vite, ce fut le désastre: 2,5 millions de morts et tout l'Ouest du pays occupé. En mars 1917 (février dans le calendrier russe), Pétrograd (Saint-Pétersbourg) connut plusieurs émeutes («révolution de Février») qui mirent un terme au régime tsariste, remplacé par un gouvernement républicain libéral, soutenu par la bourgeoisie. Les classes populaires s'étaient organisées en soviets d'ouvriers et de soldats, composés de socialistes modérés (les mencheviks), de socialistes intransigeants (les bolcheviks) et de sociaux-révolutionnaires. Sous la pression des Occidentaux, le gouvernement, dirigé par Kerenski à partir de juillet, différa les réformes et poursuivit la guerre, soutenu par les mencheviks et les sociaux-révolutionnaires. Le mécontentement grandissant dans les soviets profita aux bolcheviks. Les 6 et 7 novembre (24 et 25 octobre du calendrier russe) l'insurrection éclata: ce fut la «révolution d'Octobre». Les bolcheviks prirent le palais d'Hiver à Pétrograd, siège du gouvernement; tout le pouvoir revint alors aux soviets, en fait à Lénine. Dès le 8 novembre 1917, Lénine jetta les bases d'un nouveau régime: réforme agraire, contrôle ouvrier des usines, reconnaissance des droits des nationalités. Le 3 mars 1918, par le traité de Brest-Litovsk, la Russie renonça à de vastes territoires occidentaux en échange de la paix avec l'Allemagne. Après avoir dissous l'Assemblée constituante où les bolcheviks n'avaient obtenu qu'un tiers des sièges, le gouvernement mené par Lénine et Trotski élimina alors les oppositions menchevik et social-révolutionnaire, en disposant notamment d'une nouvelle police politique, la Tcheka; cependant les «Blancs», fidèles au tsarisme (après l'assassinat en juillet 1918 de Nicolas II et de sa famille), lancèrent de redoutables offensives contre le jeune État, avec l'appui des Occidentaux (Français et Anglais) et des Japonais. Le pays devint un vaste camp retranché où toutes les forces furent mobilisées; l'armée Rouge fut organisée par Trotski. En 1921, le pays sortit de la guerre civile épuisé, ravagé. Le «communisme de guerre» était de plus en plus mal supporté: la révolte des marins de Cronstadt fut écrasée par Trotski (1921).La Russie de 1921 à 1991. - Voir Union des républiques socialistes soviétiques. La Russie à partir de 1991. - En décembre 1991, l'U.R.S.S. fut dissoute et la C.É.I. constituée. De président de la R.F.S.R., Boris Eltsine devint président de la République de la Fédération de Russie. Il engagea résolument son pays dans la voie de l'économie de marché, mais le marasme économique s'accrut et il dut faire face à une opposition des députés conservateurs communistes, qui se renforça en 1993. Après une tentative de putsch, marquée par la reprise du Parlement par l'armée ( 3-4 octobre 1993), Eltsine fit adopter par référendum une nouvelle Constitution qui renforça le pouvoir présidentiel. Dès 1994, la Russie fut agitée par des soubresauts séparatistes qui touchèrent des territoires périphériques, peuplés de non Slaves, rejetant un pouvoir central lointain (guerre de Tchétchénie, 1994-1996). Le poids de la guerre et les vicissitudes économiques provoquèrent la victoire, aux élections législatives de 1995, des communistes et des nationalistes, hostiles aux réformes entreprises. La réélection de Boris Eltsine à la présidence en juillet 1996 et la nomination du Premier ministre Viktor Tchernomyrdine, ne mirent pas un terme à la lutte pour le pouvoir. Le 27 mai 1997, la Russie et l'O.T.A.N. signèrent un accord baptisé Acte fondateur, déterminant leurs relations futures et prévoyant notamment la mise en place d'un conseil conjoint permanent «Russie-O.T.A.N.» capable de décider d'actions communes, principalement orientées vers le maintien de la paix et globalement, la consultation de la Russie pour les décisions de l'Alliance atlantique, sans toutefois lui permettre de jouir d'un droit de véto. En mars 1998, Boris Eltsine renvoya l'ensemble de son gouvernement et chargea le ministre de l'Énergie, Sergueï Kirienko de former le nouveau cabinet. Refusée à deux reprises par la Douma, l'investiture du nouveau Premier ministre désigné par B. Eltsine, fut finalement approuvée à l'unanimité en avril. Cependant, les fluctuations du rouble menacé d'une nouvelle dévaluation, la politique d'austérité menée par le chef de l'État, la décision du gouvernement Kirienko de suspendre le remboursement de la dette extérieure et la démission du président de la Banque centrale de Russie, ravivèrent les tensions au sein de la Douma. B. Elstine fut contraint de remplacer le Premier ministre par Evgueni Primakov, qui tenta d'enrayer l'effondrement financier du pays en rassurant les banques russes et étrangères, en renforçant le contrôle des changes et en rétablissant le monopole sur la «production et la vente au détail» des alcools forts pour pallier l'effondrement des recettes fiscales. Cependant, ces premières mesures se révélèrent rapidement insuffisantes pour dégager les ressources nécessaires susceptibles d'enrayer la crise financière et de financer le budget. Politiquement affaibli par les camouflets successifs que lui infligea la Douma et par son incapacité à empêcher l'action de l'OTAN contre la Yougoslavie dans le conflit du Kosovo, B. Eltsine reprit le contrôle de l'État en nommant, le 12 mai 1999, le ministre de l'Intérieur, Sergueï Stepachine, à la tête du gouvernement et en désignant Viktor Khristenko et Nikolaï Aksenenko, vice-Premiers ministres. Trois mois plus tard, le Premier ministre était à son tour limogé par le chef de l'État et remplacé par l'ancien chef des services secrets, Vladimir Vladimirovitch Poutine. Présenté comme le candidat de Boris Elstine à sa propre succession, le nouveau chef du gouvernement bénéficia de l'appui des électeurs lors du scrutin législatif qui fut organisé à la fin de l'année. En effet, pour la première fois depuis 1991, les partisans de Boris Eltsine purent disposer de la majorité à la Douma, la chambre basse du Parlement, grâce à l'apport des voix de l'«Union des forces de droite» (SPS) et d'une grande partie des cent cinq «indépendants». Par ailleurs, la fin de l'année fut marquée par l'annonce du chef de l'État de quitter la direction du pays et de nommer le Premier ministre pour assurer l'intérim au pouvoir jusqu'aux prochaines élections présidentielles. Âgé de 47 ans et jouissant d'une grande popularité, notamment à cause de la politique nationaliste qu'il adopta pour traiter le conflit en Tchétchénie, ce dernier fut plébiscité par plus de 52 % des électeurs pour devenir le nouveau chef de l'État, en mars 2000. Il désigna Mikhaïl Kassianov à la direction du gouvernement (mai).

 

 

 

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