|
La Russie Le guide de la préparation de vos vacances en Russie.
Religions: christianisme orthodoxe majoritaire (82%). La prépondérance démographique,
territoriale, économique et politique de la Russie et le fait que l'U.R.S.S. se
soit édifiée sur les bases de l'Empire russe justifiait en partie l'usage qui
assimilait la Russie à l'ensemble de l'Union soviétique. Peuplée essentiellement
de Russes, mais aussi de nombreuses autres ethnies (Tatars, Tchouvaches,
Ukrainiens, etc.), la Russie comprend diverses circonscriptions territoriales
regroupant les nationalités selon leur importance démographique : républiques
autonomes, régions, territoires et districts autonomes et nationaux. L'immensité
du territoire et le nombre des nationalités ont entraîné de grandes disparités
démographiques et économiques. À la vieille Russie, densément peuplée,
s'opposent les vastes zones presque désertes de la Sibérie, lentement
colonisées. Au point de vue économique, on peut distinguer quatre ensembles. 1.
La «vieille Russie», laquelle inclut le bassin de Moscou, qui assure à lui seul
30 % de la production industrielle, malgré la pauvreté en matières premières,
localisées (à l'exception du fer du bassin de Koursk) dans la presqu'île de Kola
et dans l'Oural, compensée par l'établissement de centrales hydroélectriques sur
la Volga et de centrales nucléaires. La région de Moscou, où le développement
urbain s'est fait en zones concentriques à partir de la capitale, est ainsi la
première à poser le problème de l'extension démesurée des communications. Toutes
les activités industrielles s'y rencontrent : sidérurgie, industries mécaniques,
chimiques, textiles. Autre centre important: Saint-Pétersbourg, premier port du
pays. 2. Les centres miniers et industriels de l'Oural et du Kouzbass,
considérés comme le bastion industriel du pays (Novossibirsk et Krasnoïarsk). 3.
Les fronts pionniers qui avancent en Sibérie du Sud comme en Extrême-Orient et
qui sont liés aux chemins de fer et aux centrales hydroélectriques (Irkoutsk).
Ils prennent appui sur la façade maritime (Vladivostok). 4. Le Nord sibérien,
dont les grandes ressources minérales sont difficiles à exploiter (Voir
Sibérie). Au total, la Russie fournissait plus de la moitié des productions
agricoles de l'Union soviétique, la moitié du charbon et du gaz naturel et 80 %
du pétrole. En 1992, la Russie est entrée à la Banque mondiale et au F.M.I., a
engagé une politique de libération des prix, d'austérité financière et de
privatisations. Histoire. - Les steppes de la Russie du Sud, faciles à mettre en
valeur, ont été occupées précocement; elles ont été le théâtre de nombreuses
invasions à partir du VIIIe siècle avant J.-C.: Cimmériens, Scythes, Sarmates,
Goths, Huns, Avares, Khazars venus de l'Est et Slaves installés entre la Vistule
et le Dniepr; vers 600 après J.-C., les Slaves orientaux atteignirent la haute
Volga. L'unification des communautés slaves fut l'oeuvre de nouveaux
envahisseurs, d'origine scandinave (Vikings): les Varègues. Arrivés au IXe
siècle et rapidement assimilés, ils fournirent aux Slaves un encadrement
militaire et administratif, centré au nord sur Novgorod, dont le premier prince
fut Rurik, et au sud sur Kiev. Les rois Sviatoslav, Vladimir Ier et Iaroslav
réussirent à élargir autour de Kiev leur territoire, jusqu'à la mer Noire. Le
poids de Byzance grandit avec la conversion du jeune État au christianisme (vers
988), sous l'influence de missionnaires envoyés de Byzance à la cour de Vladimir
Ier, qui s'était fait baptiser pour épouser la soeur de l'empereur Basile II.
L'agriculture se développa et le commerce favorisa l'essor des villes. À partir
du XIIe siècle, des querelles dynastiques laissèrent le Sud du pays exposé aux
invasions, tandis que le Nord (Novgorod, Vladimir et Souzdal) et l'Ouest (Galicie-Volhynie)
renforçaient leur prospérité. La chute du royaume de Kiev (1240) devant les
Mongols de la Horde d'Or fut suivie par la perte graduelle d'une grande partie
des terres russes, bien qu'Alexandre Nevski écrasât les envahisseurs suédois
(1240) puis allemands (1242), sauvant l'État de Novgorod. La tutelle mongole
assura une paix relative et protégea l'Église orthodoxe; elle fut aussi à
l'origine du développement d'un sentiment national véritable. En 1325, le chef
de l'Église orthodoxe s'installa à Moscou. Les premiers princes de Moscou, Ivan
Ier et Dimitri Donskoï, remportèrent des succès sans lendemain, d'abord contre
les villes rivales (Novgorod), puis contre les Mongols (Koulikovo, 1380). Ivan
III (1462-1505) rejeta définitivement la tutelle mongole (1480) et imposa son
autorité à toutes les villes de la Russie du Centre. En épousant en 1472 Sophie
Paléologue, la nièce du dernier empereur byzantin, Ivan III fit de Moscou la
«troisième Rome». Ce fut Ivan IV le Terrible (1533-1584) qui prit, le premier,
le titre de tsar (1547). Il soumit étroitement la noblesse (les boyards), imposa
le servage à la population paysanne désormais livrée à une petite noblesse
fidèle au tsar et étendit ses conquêtes jusqu'à la mer Caspienne. Une période de
troubles, marquée par des querelles dynastiques, des révoltes paysannes et des
invasions polonaises, dura jusqu'à l'arrivée au pouvoir en 1613 d'une nouvelle
dynastie: les Romanov. Michel III (1613-1645), puis Alexis Mikhaïlovitch
(1645-1676), placèrent progressivement l'Église sous la tutelle de l'État et
généralisèrent le servage par le Code de 1649. L'Ukraine orientale fut annexée
en 1654, tandis qu'à l'est des Cosaques atteignaient les rives du Pacifique dès
1644. Sous Pierre Ier le Grand (1682-1725), la modernisation économique,
militaire et politique du pays se fit par de nombreux emprunts à l'étranger.
Pierre Ier dota le pays d'une nouvelle capitale, Saint-Pétersbourg, symbole de
l'ouverture vers l'Occident. L'annexion des pays Baltes, au terme de la longue
guerre du Nord, consacra la suprématie russe aux dépens de la Suède et élargit
l'accès de la Russie à la mer. Anna Ivanovna, Élisabeth Petrovna et Catherine II
la Grande (1762-1796) étendirent leur possession vers le sud (mer Noire) et
l'ouest (partages de la Pologne entre 1772 et 1795), mais leurs tentatives de
réformes furent limitées et l'aggravation du servage suscita de nombreuses
révoltes (Pougatchev). L'invasion napoléonienne provoqua un formidable sursaut
patriotique. Face à l'effondrement de la France, le tsar Alexandre Ier
(1801-1825) apparut comme l'agent de l'ordre européen, pour lequel il constitua
la Sainte-Alliance des souverains. Tout mouvement révolutionnaire ou même
réformiste écrasé, Nicolas Ier (1825-1855) maintint l'immobilisme du régime qui
aggravait le retard du pays sur le reste de l'Europe. Ces faiblesses de l'Empire
furent brutalement révélées par une tentative de coup d'État en 1825, oeuvre de
jeunes officiers modernistes, les décabristes, puis par la défaite russe face
aux armées franco-britanniques en Crimée (1856). Depuis le début du siècle, la
Russie n'en avait pas moins annexé la Pologne, la Finlande, la Bessarabie, les
régions caucasiennes et commencé la conquête du Turkestan. Le tsar Alexandre II
(1855-1881) entreprit des réformes (abolition du servage en 1861). Incomplètes,
maladroitement appliquées, engendrant de nouveaux déséquilibres (exode rural),
ces réformes ne furent pas suivies de la libéralisation politique espérée.
Devant l'ampleur des mécontentements, le tsar opéra une répression systématique;
il fut assassiné en 1881. Sous Alexandre III (1881-1894) et sous Nicolas II
(1894-1917), la politique du ministre Witte attira des capitaux étrangers qui
furent investis dans les mines, les chemins de fer (transsibérien) et
l'industrie. En 1899, le pays comptait 2700000 ouvriers, concentrés à Moscou, à
Saint-Pétersbourg, en Ukraine et à Bakou. La bourgeoisie s'organisa pour
réclamer une monarchie constitutionnelle (Parti constitutionnel-démocrate, K.D.,
d'où «Cadet»), tandis que, dans le monde ouvrier (Parti ouvrier
social-démocrate, P.O.S.D.) et le monde paysan (Parti social-révolutionnaire,
P.S.-R.), les idées socialistes faisaient leur chemin. En 1903, le P.O.S.D. se
scinda: à droite les mencheviks, à gauche les bolcheviks. Menés par Lénine, les
membres de cette dernière fraction, à l'audience d'abord réduite, allaient
devenir les vainqueurs d'octobre 1917. La désastreuse guerre avec le Japon
(1904-1905) fit éclater un mouvement révolutionnaire en 1905: le tsar accorda la
création d'une assemblée consultative élue: la Douma. Pour la première fois, des
conseils ouvriers, ou soviets, apparurent. Dans des conditions d'impréparation
totale, le pays s'engagea en 1914 dans la guerre contre l'Allemagne. Très vite,
ce fut le désastre: 2,5 millions de morts et tout l'Ouest du pays occupé. En
mars 1917 (février dans le calendrier russe), Pétrograd (Saint-Pétersbourg)
connut plusieurs émeutes («révolution de Février») qui mirent un terme au régime
tsariste, remplacé par un gouvernement républicain libéral, soutenu par la
bourgeoisie. Les classes populaires s'étaient organisées en soviets d'ouvriers
et de soldats, composés de socialistes modérés (les mencheviks), de socialistes
intransigeants (les bolcheviks) et de sociaux-révolutionnaires. Sous la pression
des Occidentaux, le gouvernement, dirigé par Kerenski à partir de juillet,
différa les réformes et poursuivit la guerre, soutenu par les mencheviks et les
sociaux-révolutionnaires. Le mécontentement grandissant dans les soviets profita
aux bolcheviks. Les 6 et 7 novembre (24 et 25 octobre du calendrier russe)
l'insurrection éclata: ce fut la «révolution d'Octobre». Les bolcheviks prirent
le palais d'Hiver à Pétrograd, siège du gouvernement; tout le pouvoir revint
alors aux soviets, en fait à Lénine. Dès le 8 novembre 1917, Lénine jetta les
bases d'un nouveau régime: réforme agraire, contrôle ouvrier des usines,
reconnaissance des droits des nationalités. Le 3 mars 1918, par le traité de
Brest-Litovsk, la Russie renonça à de vastes territoires occidentaux en échange
de la paix avec l'Allemagne. Après avoir dissous l'Assemblée constituante où les
bolcheviks n'avaient obtenu qu'un tiers des sièges, le gouvernement mené par
Lénine et Trotski élimina alors les oppositions menchevik et
social-révolutionnaire, en disposant notamment d'une nouvelle police politique,
la Tcheka; cependant les «Blancs», fidèles au tsarisme (après l'assassinat en
juillet 1918 de Nicolas II et de sa famille), lancèrent de redoutables
offensives contre le jeune État, avec l'appui des Occidentaux (Français et
Anglais) et des Japonais. Le pays devint un vaste camp retranché où toutes les
forces furent mobilisées; l'armée Rouge fut organisée par Trotski. En 1921, le
pays sortit de la guerre civile épuisé, ravagé. Le «communisme de guerre» était
de plus en plus mal supporté: la révolte des marins de Cronstadt fut écrasée par
Trotski (1921).La Russie de 1921 à 1991. - Voir Union des républiques
socialistes soviétiques. La Russie à partir de 1991. - En décembre 1991,
l'U.R.S.S. fut dissoute et la C.É.I. constituée. De président de la R.F.S.R.,
Boris Eltsine devint président de la République de la Fédération de Russie. Il
engagea résolument son pays dans la voie de l'économie de marché, mais le
marasme économique s'accrut et il dut faire face à une opposition des députés
conservateurs communistes, qui se renforça en 1993. Après une tentative de
putsch, marquée par la reprise du Parlement par l'armée ( 3-4 octobre 1993),
Eltsine fit adopter par référendum une nouvelle Constitution qui renforça le
pouvoir présidentiel. Dès 1994, la Russie fut agitée par des soubresauts
séparatistes qui touchèrent des territoires périphériques, peuplés de non
Slaves, rejetant un pouvoir central lointain (guerre de Tchétchénie, 1994-1996).
Le poids de la guerre et les vicissitudes économiques provoquèrent la victoire,
aux élections législatives de 1995, des communistes et des nationalistes,
hostiles aux réformes entreprises. La réélection de Boris Eltsine à la
présidence en juillet 1996 et la nomination du Premier ministre Viktor
Tchernomyrdine, ne mirent pas un terme à la lutte pour le pouvoir. Le 27 mai
1997, la Russie et l'O.T.A.N. signèrent un accord baptisé Acte fondateur,
déterminant leurs relations futures et prévoyant notamment la mise en place d'un
conseil conjoint permanent «Russie-O.T.A.N.» capable de décider d'actions
communes, principalement orientées vers le maintien de la paix et globalement,
la consultation de la Russie pour les décisions de l'Alliance atlantique, sans
toutefois lui permettre de jouir d'un droit de véto. En mars 1998, Boris Eltsine
renvoya l'ensemble de son gouvernement et chargea le ministre de l'Énergie,
Sergueï Kirienko de former le nouveau cabinet. Refusée à deux reprises par la
Douma, l'investiture du nouveau Premier ministre désigné par B. Eltsine, fut
finalement approuvée à l'unanimité en avril. Cependant, les fluctuations du
rouble menacé d'une nouvelle dévaluation, la politique d'austérité menée par le
chef de l'État, la décision du gouvernement Kirienko de suspendre le
remboursement de la dette extérieure et la démission du président de la Banque
centrale de Russie, ravivèrent les tensions au sein de la Douma. B. Elstine fut
contraint de remplacer le Premier ministre par Evgueni Primakov, qui tenta
d'enrayer l'effondrement financier du pays en rassurant les banques russes et
étrangères, en renforçant le contrôle des changes et en rétablissant le monopole
sur la «production et la vente au détail» des alcools forts pour pallier
l'effondrement des recettes fiscales. Cependant, ces premières mesures se
révélèrent rapidement insuffisantes pour dégager les ressources nécessaires
susceptibles d'enrayer la crise financière et de financer le budget.
Politiquement affaibli par les camouflets successifs que lui infligea la Douma
et par son incapacité à empêcher l'action de l'OTAN contre la Yougoslavie dans
le conflit du Kosovo, B. Eltsine reprit le contrôle de l'État en nommant, le 12
mai 1999, le ministre de l'Intérieur, Sergueï Stepachine, à la tête du
gouvernement et en désignant Viktor Khristenko et Nikolaï Aksenenko,
vice-Premiers ministres. Trois mois plus tard, le Premier ministre était à son
tour limogé par le chef de l'État et remplacé par l'ancien chef des services
secrets, Vladimir Vladimirovitch Poutine. Présenté comme le candidat de Boris
Elstine à sa propre succession, le nouveau chef du gouvernement bénéficia de
l'appui des électeurs lors du scrutin législatif qui fut organisé à la fin de
l'année. En effet, pour la première fois depuis 1991, les partisans de Boris
Eltsine purent disposer de la majorité à la Douma, la chambre basse du
Parlement, grâce à l'apport des voix de l'«Union des forces de droite» (SPS) et
d'une grande partie des cent cinq «indépendants». Par ailleurs, la fin de
l'année fut marquée par l'annonce du chef de l'État de quitter la direction du
pays et de nommer le Premier ministre pour assurer l'intérim au pouvoir
jusqu'aux prochaines élections présidentielles. Âgé de 47 ans et jouissant d'une
grande popularité, notamment à cause de la politique nationaliste qu'il adopta
pour traiter le conflit en Tchétchénie, ce dernier fut plébiscité par plus de 52
% des électeurs pour devenir le nouveau chef de l'État, en mars 2000. Il désigna
Mikhaïl Kassianov à la direction du gouvernement (mai).
Actuellement 91 connectés © 1999 - 2007 Alertes-météo.com
|