Voyage Israël

Le guide de la préparation de vos vacances et séjours en Israël.

 

 

Israël - (république d') :

Plus couramment État d'Israël (Medinat Yisrael), État du Proche-Orient, sur la Méditerranée; environ 20770 km²; 6,1 millions d' habitants, accroissement naturel : 1,5 % par an (les territoires occupés depuis 1967 représentent environ 7400 km² et comptent environ 1,7 millions d' habitants); capitale Jérusalem (non reconnue par plusieurs pays). Nature de l'État: république parlementaire. Langues officielles: hébreu et arabe. Monnaie : sheqel.

 

 Population : Juifs (81,4%), Arabes (18,6%). Religions: judaïsme, minorités musulmane et chrétienne. Géographie physique et humaine. - Étiré sur 450 km du nord au sud, large au plus de 112 km, le pays s'ordonne autour d'une arête montagneuse centrale (monts de Galilée, de Samarie et de Judée), bordée d'une plaine littorale à l'ouest et dominant, à l'est, la dépression du Ghor où se trouvent le lac de Tibériade, la vallée du Jourdain et la mer Morte. À ces régions de climat méditerranéen fait suite, au sud, le désert du Néguev qui couvre la moitié de la superficie du pays. La population, jeune, issue de l'immigration d'après-guerre, est principalement groupée sur la côte méditerranéenne et fortement urbanisée (90,5 %). Le pays est confronté aux problèmes posés par la minorité arabe et la colonisation des territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie. Une forte et récente immigration de Juifs Falashas d'Éthiopie, en 1984-1985 et 1991, et surtout de Juifs de l'ex-U.R.S.S. et d'Europe de l'Est, qui affluent depuis la libéralisation de ces pays, vient augmenter la population. Économie. - Israël a développé, dans des conditions difficiles, une agriculture moderne et intensive (blé, pomme de terre, fruits et légumes, vigne, coton, élevage laitier) et exporte agrumes et avocats. La culture de la terre, propriété d'État, est assurée par les kibboutzim, exploitations collectives, et par les moshavim, coopératives. Les aménagements hydrauliques ont permis d'étendre les cultures irriguées en Cisjordanie, sur les plaines littorales et dans le désert du Néguev. Les ressources du sous-sol sont modestes, exception faite des phosphates et de la potasse; l'approvisionnement en eau, souci constant des autorités, a fait l'objet d'importants aménagements: forages, captages du lac de Tibériade. L'industrie est diversifiée et privilégie les branches à forte valeur ajoutée comme l'aéronautique, les armements, les constructions électriques et électroniques, ainsi que le textile et l'agro-alimentaire. Les revenus du tourisme sont importants. La conjoncture économique du début des années 90 est difficile: inflation, déficit commercial, endettement croissant, d'autant qu'Israël doit faire face à la lourde charge des dépenses militaires et à l'accueil de flux massifs d'immigrés. L'aide américaine est plus que jamais indispensable. Histoire. - Créé le 14 mai 1948, l'État d'Israël est l'aboutissement de la colonisation juive en Palestine. Celle-ci débuta à la fin du XIXe siècle et s'organisa sous l'impulsion de la doctrine sioniste. Elle se renforça avec la déclaration Balfour qui admettait en Palestine la fondation d'un foyer national juif. Provoquant de vives tensions avec la population arabe, l'immigration juive fut limitée par la Grande-Bretagne, puissance mandataire en Palestine, cette politique, à l'époque même de la montée du nazisme, provoqua une forte résistance juive. Après la décision de l'ONU (novembre 1947) de diviser la Palestine en deux États (arabe et juif), la déclaration de l'indépendance d'Israël fut suivie du premier conflit opposant les pays de la Ligue arabe au jeune État, qui en sortit vainqueur (juillet 1949) mais sans gagner la paix. En dix ans, Israël, qui accueillit près d'un million d'immigrants, parvint à fonder un État moderne que n'entravèrent pas les exigences de la loi mosaïque. Mais l'histoire du pays fut dominée par le problème palestinien (plus d'un million d'exilés hors des frontières de l'ancienne Palestine) et par les conflits périodiques avec ses voisins: campagne du Sinaï (octobre novembre 1956), aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne après la nationalisation du canal de Suez; guerre des Six Jours (juin 1967), due à une crise interne et à l'aggravation des tensions avec les pays arabes, en particulier avec l'Égypte (formation de l'Organisation de libération de la Palestine, l'O.L.P., en 1964, dont les commandos de fedayin commencèrent leurs raids meurtriers en Israël, fermeture du golfe d'Akaba par Nasser) ; puis, après la victoire d'Israël, occupation du Golan, de la Cisjordanie, de Gaza et du Sinaï. La guerre du Kippour (octobre 1973), déclenchée par l'Égypte et la Syrie, fut plus difficilement gagnée par Israël. À l'intérieur, la politique fut marquée par la prépondérance du Mapai, parti d'inspiration socialiste, devenu le parti travailliste israélien après fusion avec deux autres partis, avec comme chefs de gouvernement: Ben Gourion , Moshé Sharett, Lévi Eshkol, Golda Meir, Yitzhak Rabin. Les élections de 1977 donnèrent la victoire au rassemblement nationaliste de centre droit (Likoud), dont le leader, Menahem Begin, devint Premier ministre. En novembre 1977, le président égyptien Sadate se rendit à Jérusalem pour entamer une négociation générale. Celle-ci aboutit aux accords de Camp David, aux États-Unis (septembre 1978), et à un traité de paix israélo-égyptien, signé à Washington le 26 mars 1979, qui permit l'évacuation progressive des territoires égyptiens occupés par Israël et la normalisation des relations entre les deux États. L'invasion du Liban par l'armée israélienne, en 1982, divisa l'opinion jusqu'au retrait de 1985 ; elle chassa l'O.L.P. de Beyrouth et permit à Israël d'établir une zone de protection le long de la frontière libanaise. Les élections de 1984 et de 1988 ne départagèrent pas le Likoud et le parti travailliste: un gouvernement d'union nationale, en 1984, donna le pouvoir, en alternance, au chef travailliste Shimon Peres, et, deux ans plus tard, au conservateur Yitzhak Shamir. En 1988, Yitzhak Shamir fut maintenu au gouvernement. L'occupation israélienne dans les territoires de Cisjordanie et de Gaza y déclencha, en 1987, une résistance civile arabe, l'Intifada, durement réprimée. Cependant, l'évolution des rapports de forces internationaux (la disparition de l'U.R.S.S. notamment, qui s'accompagna d'une migration considérable de Juifs, anciens Soviétiques, vers Israël) contraignit l'O.L.P. à assouplir ses positions (acceptation, en 1988, de la résolution 242 de l'ONU), encouragea le gouvernement israélien à intensifier la colonisation des territoires occupés depuis 1967. En 1990, le plan de paix américain (plan Baker fondé sur cette résolution 242, voir Palestine) provoqua une rupture de l'union nationale; Y. Shamir forma un gouvernement où entrèrent des partis religieux et des partis d'extrême droite. Après le succès des travaillistes aux législatives de 1992, Yitzhak Rabin revint au pouvoir. La reconnaissance mutuelle entre Israël et O.L.P., suivie de l'accord de Washington ( 1993), déboucha sur la mise en place d'un statut d'autonomie partielle en Cisjordanie (Gaza et Jéricho en 1994, Naplouse, Bethléem et Ramallah en 1995, Hébron en 1997) et la signature d'un traité avec la Jordanie ( 1994). En novembre 1995, Shimon Peres succéda à Yitzhak Rabin, assassiné par un extrémiste juif. Un an plus tard, les élections législatives furent remportées par le Likoud et Benyamin Netanyahou devint Premier ministre. Le début de l'année 1998 fut marqué par l'échec des tentatives de négociations initiées par les États-Unis pour relancer le processus de paix au Proche-Orient et par la fermeté de la politique de Benjamin Netanyahou qui autorisa la construction de nouveaux logements destinés à abriter des colons juifs à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Cependant, l'élection à la présidence de la République (en mai) d'Ezer Weizman face au candidat du Premier ministre, retentit comme un premier avertissement pour le gouvernement Netanyahou. Le marasme économique général, la multiplication des attentats et des affrontements dans les territoires, pénalisant le tourisme, et la dégradation des relations économiques et politiques avec l'Union européenne accentuèrent la morosité générale. Par ailleurs, la difficile conclusion des accords de Wye River Plantation (octobre 1998), qui réveilla des dissensions au sein de la coalition gouvernementale, et la menace de l'autorité palestinienne de proclamer un État palestinien face au blocage du processus de paix, placèrent le Premier ministre dans une situation définitivement inconfortable. Ainsi, à la fin de l'année, il se résolut à avancer les élections législatives initialement prévues pour 2000, décision entérinée par la Knesset au début de l'année 1999. Désigné candidat favori du Likoud face à Moshe Arens, il dut toutefois s'effacer devant le représentant de l'opposition, Ehud Barak (Parti travailliste), qui obtint 56% des voix le 17 mai 1999. Perçue comme une nouvelle chance de relance du processus de paix au Proche-Orient, l'arrivée au pouvoir de l'ancien chef d'état-major de l'armée israélienne, fut favorablement accueillie par la communauté internationale et par l'ensemble de la classe politique, tant dans les rangs de l'opposition à l'ancien Premier ministre, que dans ceux du Likoud, qui l'avait contraint à démissionner après l'avoir désavoué. Même s'il dut concilier avec les quinze partis représentés à la Knesset, et plus particulièrement avec la formation ultra orthodoxe séfarade Shass et le Shinouï (laïque), dont la forte poussée lors de ce scrutin, confirma l'élargissement de la fracture entre laïques et religieux, Ehud Barak s'employa à relancer les négociations de paix sur plusieurs fronts. Ainsi, le 4 septembre, il signa à Charm el-Cheikh un accord avec le chef de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, sur la mise en oeuvre des accords déjà conclus à Wye River, en 1998. Prévoyant la restitution par Israël, en trois temps, de 11 % de territoires supplémentaires aux Palestiniens, appelés à contrôler 42 % de la Cisjordanie, avant le 20 janvier 2000, dans les frontières d'avant 1967, non compris Jérusalem-Est, cet accord autorisait également, à partir d'octobre, la construction du port de Gaza, l'ouverture de passages protégés sous juridiction de l'Autorité palestinienne entre Gaza et les territoires de Cisjordanie et garantissait la libération de trois cent cinquante prisonniers palestiniens détenus en Israël. En contrepartie, les Palestiniens acceptèrent d'entamer rapidement des discussions pour un règlement de paix définitif, une date butoir ayant été fixée au 20 septembre 2000. Enfin, face au mécontentement croissant de l'opinion publique, lassée de voir les troupes israéliennes basées au Liban-Sud subir les attaques répétées de la milice chiite du Hezbollah, il fit adopter, le 5 mars 2000, une résolution garantissant un retrait effectif de ces dernières, au plus tard en juillet. Cette résolution lui permit, malgré la pression d'une partie de l'opposition et des 17000 colons établis sur le plateau du Golan, d'envisager une reprise des négociations de paix avec la Syrie, interrompues depuis janvier et dont les principaux enjeux demeuraient la restitution à cette dernière du plateau du Golan (annexé par Israël en 1981), l'établissement de frontières définitives entre les deux pays, ainsi que des garanties de sécurité, portant notamment sur le partage de l'eau. En mai, l'effondrement de l'Armée du Liban sud (ALS), alliée à Israël, contraignit le Premier ministre, Ehud Barak, à précipiter le retrait des troupes israéliennes. En effet, sous la pression des forces armées du Hezbollah, les désertions au sein de l'ALS se multipliaient de manière inquiétante, jetant le trouble dans les rangs de la force d'interposition de l'ONU (Finul). Le 23 mai, le chef du gouvernement annonça donc officiellement le départ des troupes israéliennes du Liban sud, qu'elles occupaient depuis 1978. Par ailleurs, le pouvoir israélien fut confronté à une détérioration de la situation dans les territoires occupés. En effet, les violentes émeutes qui éclatèrent à Gaza et en Cisjordanie à l'occasion de la commémoration de la naqba (exil des Palestiniens consécutif à la création de l'État d'Israël en 1948) et en raison du maintien en détention de près de 1600 Palestiniens, le contraignirent à suspendre provisoirement les négociations de paix engagées avec l'Autorité palestinienne à Stockholm. À la fin du premier semestre 2000, le pouvoir fut une nouvelle fois fragilisé par le scandale financier qui éclaboussa le chef de l'État et qui poussa ce dernier à annoncer sa démission effective le 10 juillet et l'organisation d'élections anticipées. À la fin du mois de septembre, la crise entre Israéliens et Palestiniens prit un nouveau tour dramatique, provoqué par la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Malgré l'accord de Charm el-Cheikh, conclu le 16 octobre pour mettre fin aux affrontements meurtriers survenus en Cisjordanie et dans la bande de Gaza entre les deux communautés, la situation restait tendue et Ehud Barak annonçait le gel du processus de paix. Cependant, l'Assemblée générale des Nations unies vota le 20 octobre une résolution condamnant Israël pour l'usage excessif de la force, tandis que les pays arabes, réunis en sommet extraordinaire au Caire, rejetèrent la responsabilité des violences sur l'État hébreu, tout en maintenant leurs relations avec ce dernier. En décembre, malgré l'annonce de sa démission par le Premier ministre et celle de la tenue d'élections générales anticipées, les violences se poursuivaient et les pourparlers entre les deux communautés engagés sous l'égide des États-Unis échouaient à déboucher sur un accord. Ceux-ci apparurent d'autant plus incertains qu'Ariel Sharon, chef du Likoud, vainqueur face à Ehud Barak lors des élections au poste de Premier ministre de février 2001, demeurait impuissant devant l'escalade de la violence, militaire et terroriste, rendant de plus en plus incertain tout espoir de paix dans la région. Après l'échec de nouvelles tentatives de relance du processus de paix, entreprises en septembre 2001 entre le président de l'Autorité palestinienne et le chef de la diplomatie israélienne, à l'issue d'une année ponctuée par les attentats-suicides palestiniens et marquée par les actes terroristes perpétrés aux États-Unis, la poursuite de la violence faisait, une nouvelle fois, reculer les perspectives d'un accord durable. En mars 2002, après que les médiations internationales se furent soldées elles aussi par des échecs successifs, l'Onu adoptait une résolution historique, mentionnant l'existence d'un État palestinien.


 

 

 

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