Voyage Japon

Le guide de la préparation de vos vacances et séjours au Japon.

 

 

Japon - (empire du) ou Empire nippon :  État d'Extrême-Orient, composé de 3400 îles et îlots dispersés en arc de cercle au large des côtes orientales de l'Asie et baigné à l'ouest par la mer du Japon et à l'est par l'océan Pacifique. L'archipel compte quatre îles principales, du nord au sud: Hokkaido, Honshu (qui représente, par sa superficie, les trois cinquièmes du territoire), Shikoku et Kyushu.

 

 

 

En totalité: 372313 km²; 126,7 millions d' habitants, accroissement naturel : 0,3% par an, capitale Tokyo. Nature de l'État: monarchie constitutionnelle. Langue officielle: japonais. Monnaie: yen. Religions: shintoïsme et bouddhisme .Géographie physique et humaine. - Le Japon est un arc montagneux récent s'élevant brutalement au-dessus de la mer (3776 mètres au mont Fuji). Situé sur une zone de subduction, au contact de la plaque du Pacifique et de la plaque de l'Asie, bordé à l'est de profondes fosses marines, l'archipel est une zone particulièrement instable: nombreux séismes, dont plus de 400 majeurs au cours du dernier millénaire (destruction de Tokyo en 1923, 140000 victimes); plusieurs centaines de volcans, dont 67 en activité; érosion intense des pentes montagneuses par des eaux à caractère torrentiel; tsunamis qui ravagent les côtes. Les plaines couvrent 16 % du territoire et correspondent à d'étroits bassins intérieurs ou à des dépressions littorales comblées par les alluvions de fleuves côtiers généralement courts; la plaine de Niigata et celle du Kanto sont les plus importantes du pays. Le Japon est bordé par un littoral de 33000 km (dont 9000 km de côtes artificielles), généralement rocheux et escarpé, sauf le long des grandes baies qui bordent les plaines côtières, et offrant de nombreux abris au sud et le long de la mer Intérieure, très découpée. Le climat est soumis à la double influence de la mousson d'hiver, dont les flux froids et humides d'origine asiatique apportent d'abondantes précipitations de neige sur la façade de la mer du Japon, et de la mousson d'été, dont l'air tropical chaud et humide souffle du sud-est sur les régions méridionales et la façade pacifique de l'archipel. En automne, des typhons peuvent balayer la moitié Sud du pays. L'extension en latitude du Japon détermine trois milieux. Au nord (Hokkaido et Nord de Honshu), la forêt de conifères et de bouleaux correspond à un climat tempéré aux hivers froids; le Centre, aux hivers moins marqués, est le domaine de la forêt mixte (chênes, hêtres, érables, pins, cèdres); dans le Sud, aux étés moites, s'étend la forêt subtropicale (bambous, camphriers, lauriers et magnolias). Les montagnes japonaises sont vides et boisées (la forêt couvre 68 % du territoire). Les Japonais se concentrent dans les plaines et sur les basses pentes, soit moins de 20 % de la superficie du pays. Celles-ci sont totalement défrichées, vouées à la riziculture intensive sur les espaces encore exploitables, mais surtout submergées par des villes tentaculaires qui gagnent sans cesse sur la mer par la construction de terre-pleins. En fait, 90 % des Japonais vivent dans des aires métropolitaines dont la plus importante, Tokyo, avec 29,8 millions d' habitants sur 13500 km², constitue le premier ensemble urbain de la planète; on compte 11 agglomérations de plus d' un million d'habitants et plus de 150 dépassant 100000 habitants. Le peuplement est très homogène: les occupants primitifs, les Aïnos (Blancs), ont été refoulés dans le Nord par des peuples venus d'Asie et d'Insulinde que l'isolement du Japon, pendant des siècles, a protégés d'autres envahisseurs. Le bouddhisme, le culte shintoïste le modèle du confucianisme sont autant d'éléments qui renforcent la cohésion de la société japonaise. Au malthusianisme qui a précédé l'ère Meiji a succédé, après 1868, une forte croissance démographique encouragée par les autorités: 35 millions d'habitants en 1868, 52 millions en 1915, 74 millions en 1941. Après la guerre, les difficultés économiques et la perte de l'Empire ont ravivé les craintes de surpeuplement. Une politique antinataliste a été mise en place (lois de 1948 et 1952). La répartition des actifs (primaire 8 %, secondaire 32 %, tertiaire 58 %) témoigne d'une économie et d'une société avancées. Le vieillissement de la population et les perspectives de pénurie de main-d'oeuvre conduisent les autorités à envisager une immigration modérée. Économie. - Le Japon est une grande puissance économique, paradoxalement construite sans véritables atouts naturels. État exigu, ruiné par la défaite de 1945, fortement dépendant de l'extérieur pour de nombreuses ressources (en quasi-totalité pour le pétrole, le charbon et la plupart des métaux, à 60 % pour les produits alimentaires), il occupe aujourd'hui le 2e rang économique mondial, derrière les États-Unis, et représente 15 % du P.N.B. de la planète, contre 4 % en 1960. Le «miracle japonais» de la période 1955-1973, durant laquelle le taux de croissance annuel moyen dépassait 10 %, puis l'internationalisation de l'économie depuis 1973 ont fait du Japon un véritable géant qui fascine et inquiète à la fois. Non seulement le pays occupe des places prépondérantes dans les industries traditionnelles ( 1er rang mondial pour la construction automobile et navale, 2e rang pour la sidérurgie et la chimie, 3e rang pour le textile), mais il est également à la pointe des industries de haute technologie (électronique, robotique, bio-industries, nouveaux matériaux) et s'affirme comme leader incontesté dans des domaines tels que l'audiovisuel. Ces succès s'appuient d'une part sur l'étroite cohésion sociale (homogénéité ethnique, respect de strictes hiérarchies, culte du travail), d'autre part sur l'organisation des entreprises faisant coexister d'énormes conglomérats bancaires et industriels (les 6 premiers, avec en tête Mitsui, Mitsubishi et Sumimoto, représentent 25 % du chiffre d'affaires et de l'emploi du pays) et un vaste réseau de petites et moyennes entreprises, qui travaillent en sous-traitance pour les grands groupes et jouent un rôle d'amortisseur en cas de crise. À cela s'ajoutent un marché intérieur très protégé, une capacité de financement énorme du fait d'excédents commerciaux records (les plus élevés au monde devant ceux de l'Allemagne), une épargne élevée des ménages et une forte hausse du yen depuis 1985. L'État joue un rôle essentiel par l'intermédiaire du MITI (ministère du Commerce international et de l'Industrie) dont le champ d'intervention est considérable. Le Japon a su aussi user de stratégies d'internationalisation efficaces, qui ont consisté à s'implanter d'abord dans les proches pays du Sud-Est asiatique (Corée, Taiwan, Singapour, Hong Kong), puis dans une ceinture plus lointaine (Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Philippines, Australie), pour investir enfin massivement aux États-Unis et en Europe, afin de conquérir des parts de marché. Dans un pays largement voué à l'industrie et aux activités urbaines, l'agriculture n'occupe plus qu'une position marginale: elle représente 4 % du P.N.B. et 8 % de la main-d'oeuvre, 80 % des agriculteurs ayant un autre emploi. Confinée dans des espaces étroits ( 15 % du territoire), pratiquée dans de très petites exploitations, en proie à l'urbanisation qui confisque chaque année 1 % des terres arables, l'agriculture japonaise est très intensive mais fortement subventionnée, particulièrement pour le riz dont le marché intérieur est protégé. La pêche et l'aquaculture ( 4e rang mondial) sont une base essentielle de l'alimentation, mais, au total, le Japon reste le premier importateur mondial de produits agroalimentaires. L'industrie offre une gamme de productions complète et s'appuie sur des méthodes qui font figure de modèle dans le monde entier; elle représente plus de 95 % de la valeur des exportations japonaises. Presque totalement dépendante de l'étranger pour ses matières premières, elle dispose d'une production électrique abondante ( 3 e rang mondial) [1995], fournie à 40 % par le nucléaire et l'hydroélectricité, et d'excellentes infrastructures de transport: réseau routier et ferroviaire moderne, capacités portuaires les plus importantes et les plus performantes du monde. De plus en plus, le Japon transfère vers les pays en développement les industries polluantes ou employant une abondante main-d'oeuvre peu qualifiée, et vers l'Amérique du Nord et l'Europe les productions les mieux adaptées aux marchés des pays développés (automobiles, magnétoscopes, caméscopes); il se réserve ainsi les industries de haute technologie, les productions à forte valeur ajoutée et la recherche. Les activités tertiaires constituent enfin une sphère en plein développement, occupant près de 6 Japonais sur 10 et privilégiant, à côté des branches classiques de la distribution et des services, les activités de communication, de loisirs et de culture. La trop grande concentration des activités et des infrastructures dans les trois régions clés de la façade Pacifique, le Kanto (Tokyo), le Kansaï (Osaka-Kobe) et le Chukyo-Tokaï (Nagoya), qui regroupent 50 % des habitants et 63 % du potentiel économique du pays, constitue un véritable problème que les politiques d'aménagement du territoire conduites depuis 1950 n'ont pu résoudre; le Japon de «l'envers», donnant à l'ouest sur la mer du Japon, et le Japon septentrional n'ont connu que des rééquilibrages ponctuels. Reconnu comme puissance économique de premier plan, le Japon renforce son rôle militaire et affirme son poids diplomatique. En 1995, le Japon a été déstabilisé par trois chocs majeurs, aux conséquences tant économiques que psychologiques (séisme de Kobe, attentats au sarin dans le métro de Tokyo, hausse du yen); parallèlement il a dû faire face aux attaques économiques des grandes puissances rivales. Histoire. - L'absence de vestiges paléolithiques et le retard des époques néolithiques par rapport au continent asiatique montrent la relative jeunesse du Japon. À la période néolithique, «Jomon» ( 5000-300 avant J.-C.), caractérisée par la pêche, la chasse et la poterie «cordée» ( Jômon), succède la période protohistorique, «Yayoi shiki» ( 300 avant J.-C.-300 après J.-C.), marquée par l'introduction, à partir de la Chine, de la riziculture et par l'utilisation du bronze et du fer. La culture jomon se trouve alors repoussée au nord de Honshu. À partir du Ier siècle après J.-C., l'influence de la culture chinoise par l'intermédiaire de la Corée (art, médecine, système agraire, écriture chinoise seulement transformée par l'adjonction de signes syllabiques phonétiques) est constante; l'introduction, en 538, du bouddhisme la renforcera encore; cette religion, qui se mêla au shintoïsme, fut le véhicule de la culture chinoise. Très vite, dès la fin du VIe siècle, les pouvoirs de l'empereur (dont l'origine, légendaire, remonterait au VIIe siècle avant J.-C. par filiation avec la déesse solaire), qui siège à Nara, puis à Kyoto, sont limités par le développement de la féodalité: un ou plusieurs chefs militaires détiennent la réalité du pouvoir, et leur autorité est déléguée en province à des gouverneurs, les daïmyos. Jusqu'au XVIe siècle, de grandes familles se partagent le pouvoir: les Fujiwara, les Taira et les Minamoto. En 1603, le daïmyo d'Edo (aujourd'hui Tokyo), Ieyasu Tokugawa, défait tous les opposants, prenant pour lui le titre de shogun («général en chef»), créé à la fin du XIIe siècle; il unifie le Japon, sur lequel sa famille maintiendra sa domination jusqu'à l'ère Meiji, l'empereur ne conservant que ses fonctions spirituelles de grand prêtre du shinto. La dictature des shogun Tokugawa est marquée par la stabilité du régime pendant deux siècles et demi: gouvernement fort et centralisé à Edo, hiérarchie sociale très rigide, fermeture du Japon aux influences extérieures, après une sanglante persécution contre les Japonais convertis au christianisme; la bourgeoisie commerçante prospère, l'art se développe en se dégageant de l'influence chinoise (grande période des estampes). Au XIXe siècle, cet isolationnisme se heurte à des pressions des États-Unis et des pays européens. En 1854, le commodore américain M. Perry, commandant une escadre armée, fait ouvrir sous la menace deux ports japonais. En quelques années, le Japon se trouve ouvert à tous les pays étrangers; l'empereur Mutsu-Hito (1867-1912) prend la tête d'un mouvement national qui oblige le dernier shogun à se retirer (9 novembre 1867). La monarchie absolue est rétablie et la capitale établie à Edo, rebaptisée Tokyo. À partir de 1868, l'ère Meiji (des Lumières) ouvre le Japon au monde moderne et abolit la féodalité à laquelle succède un État centralisateur, gouverné par une monarchie constitutionnelle. Avec une énergie et une puissance d'adaptation rares dans l'histoire, le Japon se met à l'école occidentale pour rattraper son retard technologique, culturel, scientifique. Il bâtit une infrastructure industrielle, une armée et une flotte sur le modèle européen, instruments de son impérialisme; par deux fois, il défait la Chine en 1895 et annexe Formose, puis il bat la Russie en 1904-1905 à laquelle il prend la péninsule du Liaodong; il entreprend son expansion coloniale (Corée, 1910; Mandchourie, devenue le protectorat japonais du Mandchoukouo en 1932); il pénètre en Chine du Nord et, en 1937, après la prise du pouvoir par les ultranationalistes (1936), déclare la guerre à la Chine. La Seconde Guerre mondiale marque l'apogée de l'expansion nippone en Asie (1941-1943), puis le recul sous la pression de l'offensive américaine continue (reconquête des îles du Pacifique, destruction des villes japonaises par les bombardements aériens). Acculé à la défaite, le Japon capitule sans condition après l'utilisation par les Américains de l'arme nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki. Depuis 1945, avec l'aide des États-Unis, le Japon s'est rapidement relevé de ses ruines; il est devenu la 2e puissance économique mondiale. Par le traité de San Francisco (1951), il perd la totalité de ses conquêtes mais retrouve une entière souveraineté. Sa prospérité lui permet de mener une politique active tournée vers l'Asie, tant sur le plan commercial que diplomatique. À l'intérieur, la stabilité du régime démocratique, imposé par les Américains (une nouvelle Constitution, promulguée en 1946, instaure une monarchie parlementaire qui prive l'empereur de l'essentiel de ses pouvoirs), est assurée par la domination du parti libéral démocrate (P.L.D.). À la mort de Hirohito (1989), son fils, Akihito, devient empereur. En 1992, une modification de la Constitution autorise pour la première fois depuis 1945 l'intervention de l'armée à l'étranger. Les élections législatives de 1993 mettent fin à l'hégémonie du P.L.D. Se sont succédés au poste de Premier ministre : Morihiro Hosokawa ( 1993), Tsutomu Hata ( 1994), Tomiichi Murayama (P.S., 1994-1996) et Ryutaro Hashimoto ( 1996). En 1999, l'archipel subit encore les effets de la crise économique consécutive à la politique menée par l'ancien Premier ministre, Ryutaro Hashimoto, et à l'effondrement brutal du yen sur les places boursières internationales. Le pouvoir doit notamment faire face à une chute de la croissance, à la stagnation des investissements, à l'endettement des banques, à une contraction du crédit, à une baisse de la consommation et à une hausse record du taux de chômage, qui atteint, lors du premier semestre, plus de 4,8 % (3,39 millions de personnes). Parallèlement, le pays est en proie à une crise politique, qui se solde en avril, par la signature entre le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir et le Parti libéral (PL), d'un accord sur la formation d'un gouvernement de coalition dirigé par Keizo Obuchi. Ce dernier procède à un remaniement du gouvernement pour concrétiser la nouvelle alliance conclue entre sa formation, le Parti libéral démocrate (PLD), le Parti libéral (PL) et le Nouveau Komeito, émanation politique de la secte bouddhiste Soka Gakkaï. La nouvelle coalition de centre-droit dispose de plus des deux tiers des votes à la Chambre des représentants et contrôle la majorité au Sénat. Sur le plan économique, la fin de l'année est marquée par la mise en oeuvre d'une restructuration du secteur financier, principalement illustrée par la fusion de trois des principales banques nationales, constituant dès lors le premier établissement bancaire au monde. Le 5 avril 2000, Mori Yoshiro est appelé à la direction du gouvernement en remplacement de Keizo Obuchi, rendu indisponible pour raisons de santé et qui décède peu après. Son impuissance à résoudre la crise économique et son impopularité croissante contraignent cependant Mori à démissionner au début du mois d'avril 2001. C'est le réformiste Junichiro Koizumi qui lui succède.

 

 

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