Voyage Pologne

Le guide de la préparation de vos vacances et séjours en Pologne.


Pologne , (république de)( Rzeczpospolita Polska) :  État d'Europe orientale, sur la Baltique, frontalier de la Russie (région de Kaliningrad) et de la Lituanie au nord, de la Biélorussie et de l'Ukraine à l'est, de la République tchèque et de la Slovaquie au sud et de l'Allemagne à l'ouest; 312680 km²; 38,7 millions d' habitants, accroissement naturel : 0,1% par an. Capitale: Varsovie. Langue officielle: polonais. Monnaie: zloty. Religion: catholicisme majoritaire (environ 95% de Polonais sont baptisés et 78% pratiquants) .Géographie physique et humaine.

 

La Pologne, «plaine» au sens littéral, compte plus de 90% de son territoire à moins de 200 m d'altitude. Ces bas pays, au climat semi continental, ont été modelés par les glaciers quaternaires qui ont déterminé au nord (Poméranie et Mazurie) un paysage de collines morainiques et de lacs. Ils sont drainés par la Vistule et l'Odra (Oder), qui se jettent dans la Baltique, au littoral sableux et rectiligne, ouvert par les baies profondes de Szczecin et de Gdansk. Des montagnes et leur piémont occupent les régions méridionales: Carpates au sud-est (2499 m dans les Hautes Tatras), massif de Bohême au sud-ouest. La population, assez jeune, groupée au centre et au sud, est urbanisée à près de 62%. Pendant plus de quarante ans, l'économie polonaise, collectivisée et planifiée, a fonctionné selon un modèle socialiste, en gardant néanmoins des traits spécifiques, en particulier une agriculture familiale privée dominante (75 % des terres); membre du Comecon, dont elle était la seconde puissance après l'U.R.S.S., la Pologne réalisait les deux tiers de ses échanges avec les pays membres. Les bases économiques héritées de cette période révolue souffrent d'archaïsme et de faible productivité. L'agriculture, fondée sur les céréales (avec en tête le seigle), la pomme de terre, la betterave à sucre et l'élevage bovin et porcin, ne suffit pas aux besoins alimentaires de la population, même si la pêche constitue un complément important. L'industrie lourde, disposant d'abondantes ressources de charbon (la haute Silésie est le premier bassin producteur d'Europe), de cuivre, de plomb et de zinc, et des importations de fer et de pétrole soviétiques, souffre d'installations souvent vétustes alors que les industries de biens d'équipement et de consommation restent insuffisantes, en dépit des efforts de développement consentis depuis 1970. Enfin, les transports et les circuits de distribution déficients engendrent gaspillage et pénurie. Les réformes mises en oeuvre en 1989 ont pris place sur fond de crise économique aiguë: baisse de la production, appareil industriel et commercial désorganisé, surendettement. Appliqué avec vigueur et bénéficiant de l'aide du F.M.I., un plan d'assainissement a permis de réduire les déficits publics et de stabiliser la monnaie; il est complété, depuis juillet 1990, par un ambitieux programme de privatisations qui devrait toucher, en trois ans, 50 % de l'économie. La réorientation des échanges polonais vers les pays de l'Ouest, depuis 1989, devrait s'accélérer avec la dissolution du Comecon en 1991. La Pologne est membre de l'Accord de libre-échange d'Europe centrale, créé en 1993 avec la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie. Le 12 mars 1999, la Pologne est devenue membre de l'OTAN Histoire. - L'existence, sur le territoire de la Pologne, de tribus slaves est attestée aux Ve et VIe siècles. Un premier État polane (entre l'Oder, le Bug, la Baltique et les Carpates) se forma au Xe siècle autour de Gniezno et de Poznan avec Mieszko Ier (vers 960-992), qui se convertit en 966 au christianisme et plaça la Pologne sous la protection pontificale. Son fils Boleslas Ier le Vaillant (992-1025), premier roi de Pologne de la dynastie des Piast, couronné en 1025, agrandit le territoire. Dès l'an 1000, la création d'un archevêché métropolitain assura l'autonomie de l'Église de Pologne. Mais, divisée entre les quatre fils de Boleslas III (mort en 1138), la Pologne souffrit des attaques et des annexions opérées par ses voisins (chevaliers Teutoniques, princes russiens) et des invasions mongoles. Ladislas Ier (1320-1333) réunifia le pays (moins la Silésie et la Poméranie, qui restèrent germaniques). La Pologne, accrue de la Galicie et de la Volhynie, connut une ère florissante sous le dernier des Piast, Casimir III le Grand (1333-1370). Son successeur, le roi de Hongrie Louis Ier d'Anjou, dut accorder des privilèges à la noblesse en échange de la reconnaissance du droit à la succession de sa fille Hedwige. Celle-ci régna conjointement avec son époux, le grand-prince de Lituanie Ladislas Jagellon, devenu Ladislas II, qui vainquit les chevaliers Teutoniques à Tannenberg (1410). Au XVe siècle et surtout au XVIe siècle, la Pologne fut à l'apogée de sa puissance territoriale (union avec la Lituanie, 1569), politique et économique. Elle participa au renouveau culturel (Copernic), notamment sous Sigismond Auguste. Toutefois, l'étendue du pays, la puissance croissante de la noblesse, qui aboutit au principe d'une monarchie élective, effectif à partir de 1573, contribuèrent à affaiblir la Pologne: la noblesse s'arrogea des droits régaliens en matière de législation et de juridiction. Le XVIIe siècle fut une époque de luttes incessantes contre la Russie, la Suède, le Brandebourg et les Turcs. Dès 1648, les révoltes des Cosaques ruinèrent le pays qui, entre 1655 et 1667, dut céder d'importants territoires (la Livonie intérieure à la Suède; l'Ukraine, à l'est du Dniepr, à la Russie) et abandonner la suzeraineté sur le duché de Prusse. En revanche, les Turcs furent arrêtés devant Vienne par Jean Sobieski (1683). La vie intérieure polonaise demeurait entravée par le liberum veto, une pratique introduite en 1652: les décisions de la diète, où siégeait la noblesse, devaient être prises à l'unanimité. Au XVIIIe siècle, les grandes puissances rivalisèrent pour placer chacune son candidat sur le trône et faire échouer toute tentative de réforme. La Russie s'imposa et tint en sujétion le pays, qui subit un premier partage en 1772 (Russie, Prusse, Autriche), sous Stanislas II Poniatowski (1764-1795), après l'échec de l'insurrection des patriotes (Confédération de Bar), laquelle tenta, de 1768 à 1772, de s'opposer aux diktats prusso-russes. Un deuxième partage eut lieu en 1793, puis un troisième, après l'insurrection de Kosciuszko, en 1795: le royaume de Pologne disparut. À partir du duché de Varsovie, Napoléon Ier rétablit une entité politique polonaise, mais sans en proclamer l'indépendance (1807-1814). Le congrès de Vienne fut l'occasion d'un nouveau partage, dans lequel la Russie eut la plus grosse part (1815); elle constitua la Pologne centrale en royaume autonome. Mais l'oppression tsariste et l'irréductibilité des Polonais provoquèrent le soulèvement de 1830-1831; celui-ci fut noyé dans le sang, et les libertés furent supprimées. Le régime russe appliqua alors une politique d'assimilation qui exacerba le sentiment national, et qui se renforça après l'échec de la révolte de 1861-1863 où la révolte héroïque des «Faucheurs» fut sévèrement réprimée. La germanisation continua dans les terres prussiennes, mais l'Autriche tint compte, à partir de 1861, du particularisme polonais; l'instauration de la monarchie constitutionnelle en Autriche entraîna une large autonomie pour les Polonais de Galicie. Envahie par l'Allemagne en 1914, la Pologne ressuscita en 1918. Elle fut aussitôt confrontée à de difficiles problèmes: celui des frontières (à l'est notamment) déclencha la guerre polono soviétique, conclue par le traité de Riga au bénéfice de la Pologne; celui du règlement des territoires enlevés à l'Allemagne et dont certains furent l'objet de plébiscites âprement disputés (haute Silésie notamment). La Constitution démocratique de 1921 ne put résister aux crises, économique notamment, qui amenèrent la dictature de Pilsudski, puis celle des militaires. Alliée avec la France et l'Angleterre, la Pologne prit des garanties auprès de l'Allemagne (traité de non-agression en 1934), et participa au dépeçage de la Tchécoslovaquie en annexant Teschen. Les revendications d'Hitler (Dantzig restée ville libre, passage à travers le «corridor» polonais pour relier l'Allemagne à la Prusse orientale) ramenèrent tardivement les dirigeants polonais vers l'alliance franco-anglaise. Attaquée le 1er septembre 1939 par l'armée allemande, puis par l'armée soviétique le 17, la Pologne disparut, partagée entre les vainqueurs. De juillet 1941 à l'automne 1944, toute la Pologne fut soumise à l'Allemagne et connut alors de terribles souffrances: 6 millions de Polonais, dont 3 millions de juifs, moururent; Varsovie fut rasée après l'insurrection de l'été 1944. En 1945, le pays fut «déplacé» de 300 km vers l'ouest, échangeant 170000 km², cédés à l'U.R.S.S., contre un territoire d'un peu plus de 100000 km², d'où les Allemands furent expulsés (frontière Oder-Neisse). Sous la pression soviétique, un gouvernement procommuniste prit le pouvoir dès 1945. En 1947, la Pologne devint une démocratie populaire, dominée par le Parti ouvrier unifié (POUP, communistes et socialistes ralliés), alignant sa politique sur celle de l'U.R.S.S. Le mécontentement dû aux difficultés matérielles qu'entraînait l'industrialisation à outrance et l'influence de la déstalinisation menée par Khrouchtchev menèrent à une crise politique, l'«octobre polonais» (1956), dénouée par l'arrivée au pouvoir de W. Gomulka. Mais en décembre 1970 des manifestations ouvrières, durement réprimées, provoquèrent la chute de Gomulka. Son successeur, Edward Gierek, tenta une politique d'expansion industrielle accélérée et noua des relations avec l'Occident. Mais la situation se dégrada à nouveau à partir de 1976 et aboutit à un vaste mouvement de grèves en 1980. En septembre 1980, Gierek fut remplacé à la tête du parti par S. Kania; puis les syndicats libres Solidarnosc, animés par Lech Walesa, furent autorisés. Les revendications populaires, l'influence du clergé, renforcée par l'élection du pape polonais Jean-Paul II (1978), et la méfiance du puissant allié soviétique plaçaient les dirigeants polonais dans une situation difficile. En octobre 1981, le général Jaruzelski devint chef du parti et chef du gouvernement, et l'«état de guerre» fut proclamé peu après, le 13 décembre: les syndicats Solidarnosc furent suspendus, leurs chefs arrêtés, des milliers de personnes emprisonnées. Des grèves éclatèrent aussitôt, durement réprimées. La répression, la pénurie et la désorganisation du mouvement syndical découragèrent la population, ce qui permit au pouvoir d'instaurer assez rapidement la «normalisation»; L. Walesa fut libéré en novembre 1982, l'état de guerre suspendu en juillet 1983, mais la situation économique ne cessa de se détériorer. En 1988, le gouvernement fut contraint de négocier avec L. Walesa et Solidarnosc la fin des grèves qui paralysaient le pays. En échange, le syndicat obtint des élections ( juin 1989), au terme desquelles T. Mazowiecki, membre de la direction de Solidarnosc, forma un gouvernement de coalition avec les communistes du POUP (scindé en deux partis sociaux-démocrates en 1990). En 1990, L. Walesa remporta l'élection présidentielle. Le gouvernement formé en janvier 1991 par J. K. Bielecki ne put combattre la récession due à une libéralisation hâtive de l'économie. Les législatives de 1991, portèrent à la Diète une trentaine de partis, et plusieurs gouvernements sans majorité parlementaire se succédèrent. Les législatives de septembre 1993 virent la victoire des partis de gauche ex-communistes avec, comme Premier ministre, Waldemar Pawlak, chef du parti paysan polonais (P.S.L.), puis de Josef Oleksy en mars 1995. Aleksander Kwasniewski, artisan de la conversion du parti communiste à la social-démocratie, fut élu à la présidence de la République en novembre 1995 et chargea Wlodzimierz Cimoszewicz, social-démocrate (ex-communiste) de former un gouvernement de coalition, rassemblant Parti social-démocrate et Parti paysan ( février 1996). En mai 1997, la nouvelle Constitution adoptée par le Parlement, fut entérinée par les électeurs. Sorti vainqueur des élections législatives organisée en septembre, Jerzy Buzek, leader de l'AWS (coalition de droite constituée autour du syndicat Solidarité) fut nommé Premier ministre et chargé de former un gouvernement de coalition de centre-droit avec l'UW (Union de la Liberté) libérale menée par Leszek Balcerowicz (l'instigateur de la «thérapie de choc» en 1990). Lors du premier semestre 2000, l'équilibre politique du pays fut fragilisé par l'apparition de dissensions entre les principales formations politiques de la coalition gouvernementale, notamment à propos de la mise en oeuvre de la réforme économique et fiscale, et de rivalités nouvelles liées à l'enjeu représenté par le scrutin présidentiel organisé avant la fin de l'année. Le 6 juin, cette crise politique déboucha sur le retrait du gouvernement des centristes de l'Union de la liberté, qui laissa le Premier ministre seul face à l'Action électorale Solidarité (AWS), dirigée par Marian Krzaklewski, désormais majoritaire au Parlement (40 % des sièges) et jeta une ombre sur le processus d'intégration à l'Union européenne engagé par le Premier ministre.


 

 

 

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