Voyage Royaume-Uni

Le guide de la préparation de vos vacances et séjours au Royaume-Uni.

 

 

Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord - (United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland),

État insulaire d'Europe occidentale; 244050 km²; 59,4 millions d' habitants( Britanniques); capitale Londres. Nature de l'État: monarchie constitutionnelle. Langue: anglais. Monnaie: livre sterling [2000]. Religions: anglicanisme et protestantisme ( 48,9 %). Le Royaume-Uni est constitué d'une grande île, la Grande-Bretagne (230450 km²), divisée en trois pays: l'Angleterre, le pays de Galles et l'Écosse, à laquelle s'ajoute l'Irlande du Nord ( 13600 km²).

 

L'insularité est le caractère marquant du pays, qui s'étire sur près de 1000 km du nord au sud: aucun point n'est à plus de 120 km de la mer et le climat océanique humide, doux en hiver, frais en été, propice aux herbages, assure une bonne alimentation des cours d'eau. Deux ensembles géographiques se partagent le territoire. Les hautes terres, rudes, ventées, humides et couvertes de landes, occupent le Nord et l'Ouest: Highlands, monts Grampians, chaîne Pennine, monts Cambriens du pays de Galles. Ces vieux massifs primaires peu élevés ont été modelés par les glaciers quaternaires: lacs allongés d'Écosse (les lochs), littoral rocheux, découpé et profondément pénétré par des bras de mer. Ils groupent moins de 10 % des habitants, sur près de la moitié de la superficie de l'île. Les bas pays, moins humides et plus fertiles, concentrent la majorité de la population et des villes: Lowlands d'Écosse, bassins houillers centraux (Yorkshire, Lancashire, Midlands) et, surtout, bassin de Londres, au relief de plaines et de plateaux bordés de cuestas, où l'on trouve les meilleurs terroirs du pays. autricheÀ ces régions correspond un littoral rectiligne, bas ou à falaises, ouvert de grands estuaires comme celui de la Tamise. Le pays, à la population dense ( 243,3 hab./km²), a connu une urbanisation précoce et intense. À une émigration massive a succédé une immigration importante à partir de 1930, les ressortissants de couleur du Commonwealth arrivant en grand nombre de 1950 à 1975; le pays compte aujourd'hui près de 2 millions d'étrangers. La population vieillissante, touchée par la dénatalité, n'a plus qu'une croissance infime. Aujourd'hui 6e puissance économique mondiale, après avoir dominé le monde au siècle dernier, le Royaume-Uni garde les caractères d'une économie avancée, l'activité tertiaire des commerces et des services jouant un rôle clé, avec 71,5 % de l'emploi et 64,2 % du P.N.B.. La Grande-Bretagne reste un acteur de premier plan en matière de finance internationale, de courtage, de négoce des matières premières, d'assurances, et occupe une place de choix dans les domaines de la recherche, de la communication et de la culture. L'agriculture n'a plus qu'une part modeste ( 2,1 % des actifs) [1994], mais elle est très compétitive, les exploitations modernes et vastes couvrant plus de 60 % des besoins nationaux. Berceau de la révolution industrielle, le pays a connu, dès les années 60, une grave désindustrialisation, touchant particulièrement le charbonnage, la sidérurgie, le textile et les chantiers navals; les vieilles régions industrielles, Midlands, Lancashire, Yorkshire, pays de Galles, ont été sinistrées et durement frappées par le chômage. Les pôles industriels de la seconde génération (pétrochimie des estuaires, foyers d'industrie automobile) ont été touchés à leur tour par la crise des années 70. Cependant, l'exploitation du pétrole et du gaz de la mer du Nord, à partir de 1974 (9e et 4e rang mondial de production), a dynamisé les régions côtières du Nord-Est (Aberdeen en particulier). Aujourd'hui, l'industrie n'emploie plus que 22,3 % des actifs; elle s'est recentrée autour des productions de haute technologie et bénéficie des implantations japonaises massives, destinées à pénétrer le marché européen. Le bassin de Londres reste l'ensemble économique dominant du pays, mais les régions du Nord et de l'Ouest ont bien engagé leur reconversion. Le retour au pouvoir des conservateurs en 1979 a été suivi d'un véritable traitement de choc de l'économie: coupes budgétaires, lutte contre les syndicats, désengagement de l'État (66 sociétés d'État, représentant plus d'un million de salariés et 5 % du P.N.B., ont été privatisées pour un montant de 35 milliards de livres). Les succès ont été notables (relance de la croissance et réduction du chômage), mais le déclin industriel n'a pu être enrayé; en dépit de la rente des hydrocarbures, la balance commerciale reste déficitaire. Le Royaume-Uni a marqué longtemps son indépendance vis-à-vis de la C.É.E., dont il est membre depuis 1973; son économie s'arrime pourtant progressivement à celle de la Communauté, principal partenaire avec 50 % des échanges. L'ouverture du tunnel sous la Manche, en 1993, devrait renforcer l'intégration du pays à l'Europe. Au début des années 90, le Royaume-Uni affronte sa plus grave crise depuis les années 30: baisse de la production industrielle, recul du P.N.B., hausse du chômage et dévaluation de la livre (qui a dû sortir du S.M.E. en septembre 1992). Le 1er janvier 1998, le Royaume-Uni a été chargé d'assurer, pour une durée de six mois, la présidence de l'Union européenne en veillant notamment à la mise en place de la monnaie unique de l'Union : l'euro. L'Autriche lui a succédé pour la même durée, le 1er juillet 1998.Histoire. - La population britannique est issue d'invasions successives qui se poursuivirent jusqu' au XIe siècle. En 55 avant J.-C., Jules César fit un raid sur l'île de Bretagne, peuplée de Celtes (Pictes, Scots, Bretons). La conquête jusqu'à la Clyde (Écosse) fut assurée au Ier siècle après J.-C. L'évangélisation commença au IVe siècle. La province de Bretagne, abandonnée par les Romains (407), fut envahie par les Angles et les Saxons, qui repoussèrent les Celtes vers l'ouest et s'installèrent dans le Sud et le Centre de l'île (Angleterre). Une partie des Celtes passèrent alors en Armorique et lui donnèrent le nom de Bretagne. Ravagée par les Vikings, l'île fut soumise par les Danois de Knud le Grand (1017-1035), puis par les Normands de Guillaume le Conquérant qui, vainqueur à Hastings (1066), fonda le puissant royaume anglo-normand. Les invasions cessèrent, et, dès le XIIe siècle, les Plantagenêts s'opposèrent aux rois de France: en effet, leurs vastes domaines continentaux faisaient d'eux, en France, les vassaux des Capétiens. Après sa défaite à Bouvines, Jean sans Terre octroya aux barons révoltés la Grande Charte (1215), suivie, sous Henri III, des Provisions d'Oxford (1258). L'Angleterre, ayant conquis l'Irlande en 1175, assura sa domination sur le pays de Galles en 1284. Édouard III, revendiquant la couronne française, déclencha la guerre de Cent Ans (1337-1453), au terme de laquelle la couronne anglaise perdit ses biens continentaux. De 1450 à 1485, l'Angleterre fut déchirée par la guerre des Deux-Roses jusqu'à l'accession au pouvoir des Tudors (1485) et l'établissement de la toute-puissance monarchique, notamment sous Henri VIII (1509-1547) et sa fille, Élisabeth Ire;. Henri VIII s'imposa comme seul et unique «chef de l'Église d'Angleterre» (Acte de suprématie, 1534), et son conflit avec Rome aboutit à la naissance de l'Église dite «anglicane». Élisabeth Ire; consolida et confirma la puissance maritime anglaise, notamment contre l'Espagne. À la mort de cette dernière, célibataire et sans enfants, Jacques Ier Stuart, roi d'Écosse, devint roi d'Angleterre (1603-1625); cette forme d'union personnelle préluda à l'union des deux États, effective en 1707 par l'Acte d'union. Au XVIIe siècle, l'absolutisme des Stuarts fut violemment combattu par le Parlement, conflit aggravé par l'opposition des calvinistes (les puritains) au roi Charles Ier, catholique convaincu. La guerre civile, après 1642, fut dominée par la personne de Cromwell, vainqueur de Charles Ier, qu'il fit exécuter pour établir une république (1649-1653), se faisant nommer «lord-protecteur». Cette forme de pouvoir devint très vite impopulaire. Restaurés en 1660, les Stuarts renoncèrent à l'absolutisme mais, après Charles II, l'adhésion au catholicisme de son frère Jacques II provoqua une nouvelle révolution sans violences. Débarqué en 1688, Guillaume d'Orange devint régent du royaume. C'était le début de la monarchie constitutionnelle et du régime parlementaire (Déclaration de droits de 1689). En 1701, l'Acte de succession promit la couronne à la famille de Hanovre: George Ier monta sur le trône en 1714. À partir de 1750, une puissante révolution agricole et industrielle plaça le pays à la tête du progrès technique, engendrant de profondes transformations sociales. Grâce à sa marine, la Grande-Bretagne développa sa puissance coloniale. Par les traités d'Utrecht et de Paris, la France lui avait abandonné la majorité de ses possessions en Amérique et aux Indes. Toutefois, les colonies anglaises d'Amérique, avec l'aide armée de la France, obtinrent leur indépendance dès 1783. En revanche, la Grande-Bretagne scella son union avec l'Irlande (Acte d'union de 1800) lorsqu'elle devint le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. S'opposant à toute tentative d'hégémonie d'une puissance quelconque sur le continent, la Grande-Bretagne fut l'âme des coalitions contre la France jusqu'à la chute de Napoléon; par les traités de 1814 et 1815, elle acquit de nouvelles positions maritimes: Malte, Le Cap, etc. Au XIXe siècle, elle fut la plus grande puissance économique du monde, maîtresse des mers et championne du libre-échange. Les réformes entreprises (réforme électorale, reconnaissance des trade-unions, etc.) amorcèrent l'évolution vers un régime démocratique. Le long règne de Victoria (1837-1901) est celui de l'apogée de l'Empire britannique dont la souple gestion donna naissance aux dominions (Canada, Australie, Afrique du Sud). Les difficultés naquirent après la guerre de 1914-1918. La crise économique et sociale commença dès 1920 et engendra le protectionnisme. Après une dure lutte, la plus grande partie de l'Irlande forma un État libre, en 1922. L'empire acheva de se transformer en Commonwealth (1931). Après des années d'hésitation à l'égard de l'Allemagne nazie (Munich, septembre 1938), la Grande-Bretagne s'allia avec la France à la Pologne et déclara la guerre à l'Allemagne en septembre 1939. La nation, unanime, organisa la résistance au nazisme derrière Winston Churchill, Premier ministre de 1940 à 1945. Au sortir de la guerre, le pays, affaibli par le conflit et marqué par le vieillissement de son infrastructure industrielle, fut bouleversé par les réformes sociales et économiques du gouvernement travailliste de C. Attlee. La décolonisation commença: la Grande-Bretagne perdit son vaste empire, ainsi que son emprise commerciale sur le monde; en Irlande, l'Eire avait proclamé en 1944 sa totale indépendance. La souveraine actuelle, Élisabeth II, succéda à son père, George VI, en 1952. Après les conservateurs vinrent au gouvernement les travaillistes, remplacés à nouveau par les conservateurs, qui votèrent en 1971 l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun. Les travaillistes, au pouvoir dès 1974, furent remplacés par les conservateurs, vainqueurs aux élections de 1979. Ces gouvernements durent faire face à la crise économique, et surtout au conflit meurtrier qui opposait catholiques et protestants en Irlande du Nord depuis 1967. M. Thatcher (Premier ministre de 1979 à 1990) appliqua une politique libérale. Elle obtint une amélioration de la situation économique, malgré les conflits sociaux, et remporta des succès: victoire sur l'Argentine dans la brève guerre des Falkland, en 1982. Aux élections européennes de juin 1989, les conservateurs connurent un revers. En 1990, année de l'adhésion de la Grande-Bretagne au système monétaire européen (Voir Europe), M. Thatcher dut démissionner de la direction des affaires au profit d'un autre conservateur, John Major, nettement plus favorable à l'intégration de la Grande-Bretagne dans l'Europe politique. Ce dernier poursuivit une politique de désengagement de l'État dans les entreprises et de flexibilisation sur le marché du travail. Malgré les oppositions à l'intégration européenne, il fit ratifier le traité de Maastricht en 1993. À l'issue des législatives d'avril 1992, il fut reconduit dans ses fonctions. En Irlande du Nord, le processus de paix prit une tournure décisive à la suite du cessez-le-feu total décidé par l'IRA en 1994. En 1995, un accord fut souscrit entre les Premiers ministres britannique et irlandais afin de remettre en oeuvre le processus. Le 1er mai 1997, le leader du Parti travailliste Tony Blair, remporta les élections législatives et succéda à John Major, à la tête du gouvernement. À l'origine de l'indépendance partielle de la Banque d'Angleterre et du référendum pour les Gallois et les Écossais, destiné à élargir l'autonomie des deux nations, il relança également les négociations pour la paix en Irlande du Nord. Ainsi, son intervention combinée à celles du chef du Sinn Féin, Gerry Adams, du responsable du principal parti protestant, David Trimble, du Premier ministre irlandais Bertie Ahern, du président américain Bill Clinton et du médiateur George Mitchell, aboutirent à la signature d'un accord de paix historique en Irlande du Nord, le 10 avril 1998. Ce succès fut salué par le Comité Nobel du Parlement norvégien, qui rendit hommage aux artisans de cet accord en décernant le prix Nobel de la paix à John Hume, représentant du Parti travailliste d'Irlande du Nord (SDLP, nationaliste et catholique) et à David Trimble, responsable du Parti unioniste (UUP, protestant modéré). En 1999, le gouvernement de Tony Blair fut confronté à des difficultés de politique intérieure et extérieure engendrées par des événements majeurs. Ainsi, sur le plan international, l'implication diplomatique du Royaume-Uni dans le règlement du conflit au Kosovo, puis sa participation à l'action militaire entreprise, fin mars, par l'OTAN contre la République fédérale de Yougoslavie, divisèrent les intellectuels et les trois grands partis politiques. Cependant, en dépit de l'issue incertaine du conflit, ces derniers, soutenus par l'opinion publique, accordèrent leur confiance au gouvernement de Tony Blair. Sur le plan européen, le pouvoir britannique dut faire face au manque d'enthousiasme croissant de l'opinion publique à rejoindre l'Union européenne, notamment après la crise institutionnelle qui provoqua la démission collective des membres de la Commission européenne. Parallèlement, la Chambre des lords britanniques dut se prononcer sur la levée de l'immunité dont se prévalait l'ancien chef d'État chilien, Augusto Pinochet, accusé par la justice espagnole de la disparition de nombreux intellectuels et d'opposants, lors de l'exercice de son pouvoir. Ainsi, la décision des lords de renvoyer l'ancien président chilien devant la justice de son pays, provoqua de nombreux mouvements de protestation chez les opposants à l'ancien chef d'État et le mécontentement des pays qui avaient présenté une demande d'extradition auprès de la justice britannique (Espagne, France, Suisse, Belgique). En matière de politique intérieure, de nouveaux attentats racistes (dans le quartier de Soho, à Brixton et dans le quartier de Brick Lane, à l'est de Londres) ravivèrent les tensions entre les diverses communautés du Royaume-Uni. Par ailleurs, des divergences sur la mise en oeuvre du désarmement de l'IRA et sur l'attribution, comme le prévoyait l'accord de Stormont, d'un nombre équitable de sièges gouvernementaux aux membres du mouvement nationaliste républicain, opposèrent le Premier ministre et dirigeant du parti protestant, David Trimble, et Gerry Adams, président du Sinn Féin. Ces nouvelles dissensions conduisirent le gouvernement britannique à suspendre l'ensemble des institutions nord-irlandaises nouvellement établies. En mai, il répondit toutefois aux efforts de conciliation des membres du gouvernement nord-irlandais en revenant sur sa décision, tout en demeurant perplexe sur le désarmement effectif des milices et de l'IRA. Seul signe notable d'une amélioration, les gouvernements britannique et irlandais signèrent à Dublin quatre traités de coopération. En matière sociale, Tony Blair s'engagea dans un combat contre l'exclusion, dont l'innovation la plus symbolique, fut sans conteste l'entrée en vigueur (avril) d'un salaire minimum national. Enfin, pour la première fois dans l'histoire du pays, les électeurs écossais furent appelés à élire un Parlement et une Assemblée au pays de Galles, dans le cadre de la dévolution. Déjà mise à mal par la « crise de la vache folle », l'agriculture du Royaume-Uni dut également subir, au début de l'année 2001, une grave épizootie de fièvre aphteuse, touchant cette fois ovins et porcins. Cette épidémie, qui a nécessité l'abattage d'environ un million d'animaux, a également provoqué le report des élections générales. Celles-ci se sont finalement tenues en juin 2001, et se sont soldées par la victoire du Premier ministre Blair.

 

 

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