Voyage Suède

Le guide de la préparation de vos vacances et séjours en Suède.

 

 

Suède, (Konungariket Sverige),

État de la péninsule scandinave, sur la Baltique et le Kattégat; 449965 km²; 8,9 millions d' habitants  accroissement naturel annuel : proche de 0 %, capitale Stockholm. Nature de l'État: monarchie constitutionnelle. Langue officielle: suédois. Monnaie: couronne suédoise (krona). Religions: protestantisme majoritaire (Église luthérienne d'État), catholicisme. Géographie physique et humaine. - Adossé à l'ouest à la chaîne scandinave, qui culmine à 2111 mètres au mont Kebnekaise, le pays est constitué pour l'essentiel d'un socle ancien, bouclier aux formes lourdes qui s'incline vers la Baltique, que bordent des plaines côtières, surtout étendues dans le Sud de la péninsule. Les glaciers quaternaires ont modelé ce relief: profondes vallées, cuvettes occupées par une multitude de lacs, littoral découpé et frangé de nombreuses îles, dépôts morainiques.

 

 

 Le climat, continental froid dans l'ensemble, est plus clément dans les régions méridionales: couvertes de forêts mixtes, elles groupent les meilleurs terroirs et l'essentiel de la population du pays. Ailleurs domine la forêt boréale de conifères, liée aux hivers longs et rigoureux; elle cède la place aux landes à tourbières et à la toundra en altitude et sur les franges nord du pays. La population, urbanisée à 84%, compte plus de vieux que de jeunes et ne s'accroît presque plus; son niveau de vie est parmi les plus élevés du monde. Économie. - Le domaine agricole, aux rendements élevés malgré la médiocrité du sol et du climat, emploie 3,4 % de la population active. Principales productions: céréales, pomme de terre, betterave sucrière. L'élevage, bovin surtout (produits laitiers), est intensif. Ces résultats sont obtenus grâce à une haute technicité et à l'existence de groupements coopératifs. Les besoins nationaux sont presque couverts. Autre ressource appréciable: la pêche. L'exploitation forestière ( 50 % de la surface du pays), très active, a favorisé dès le XIXe siècle une forte industrialisation, qui s'est poursuivie grâce aux ressources hydroélectriques et minières: fer à haute teneur (65 %) des gisements du Bergslag et de Laponie à Kiruna, cuivre, plomb. 25 % des actifs sont employés dans l'industrie, très diversifiée, dont les secteurs traditionnels (sidérurgie, chantiers navals) ont reculé, tandis que les secteurs forts s'imposaient sur le marché international: industries du bois (pâte à papier, allumettes, bois d'oeuvre), industrie mécanique de haute qualité (constructions automobiles et aéronautiques; roulements à billes, etc.), industries chimiques (explosifs, notamment). Un des problèmes majeurs qui affectèrent longtemps ce secteur fut la pénurie de main-d'oeuvre; aujourd'hui, le pays connaît le chômage. Malgré le volume des importations de matières premières (charbon, pétrole, etc.), limitées désormais par le développement de la production d'énergie nucléaire, la balance commerciale est excédentaire. Le «socialisme à la suédoise» qui s'est converti à certaines thèses libérales en adoptant, en 1990, une fiscalité indirecte pesant sur la consommation et le capital plutôt que sur les revenus, est ébranlé depuis 1992, par la mise en place d'un programme d'austérité. La Suède est devenue membre de l'Union européenne en 1995 et a ratifié le traité d'Amsterdam le 29 avril 1998. Histoire. - Peuplé dès le néolithique, le pays se donna une certaine unité au IVe siècle après J.-C., les Svears du Nord dominant les Goths du Sud, et forma le royaume de Svearike, avec pour centres principaux Uppsala et Birka. Aux Xe et XIe siècles, les Suédois participèrent au mouvement d'expansion des Vikings. Ils se dirigèrent surtout vers le sud-est de l'Europe, commerçant avec Byzance. Connus sous le nom de Varègues, ils fondèrent les principautés de Novgorod et de Kiev. De 1060 à 1250, des luttes dynastiques opposèrent la famille des Erik à celle des Sverker, qu'illustra Erik IX le Saint (1156-1160), devenu patron de la Suède. Dans le même temps s'acheva la lente christianisation du pays, la première évangélisation commençant en 830 environ; la conversion des païens finnois servit de prétexte à la conquête de la Finlande, effective au début du XIIIe siècle. Malgré les luttes dynastiques, l'économie, fondée sur le commerce et l'exploitation du fer du Bergslag, prit son essor. Sous les Folkung, l'aristocratie renforça ses positions mais n'entra pas en conflit avec la monarchie, qui put unifier le pays. Par le jeu des liens dynastiques, la Suède entra en 1397 dans l'Union de Kalmar, qui réunissait sous un même sceptre les pays scandinaves. Conçue également pour résister à l'emprise de la Hanse, cette union se révéla difficile à maintenir. Les maladresses des souverains danois provoquèrent plusieurs révoltes, et en 1523, sous la conduite de Gustave Ier Vasa, la Suède reprit définitivement son indépendance. Le XVIe siècle fut marqué par l'adoption du protestantisme, le rejet de la tutelle commerciale de la Hanse et le début de la lutte contre le Danemark, la Russie et la Pologne pour la domination de la Baltique. Riche de ses forêts et de ses mines de fer et de cuivre, la Suède atteignit une grande prospérité économique et tint, au XVIIe siècle, le rang de grande puissance européenne; Gustave II Adolphe forgea une armée remarquable, victorieuse dans la guerre de Trente Ans. Après les traités de Brömsebro (1645) et de Roskilde (1658) avec le Danemark, et les traités de Westphalie, elle fut maîtresse de la Baltique, recevant notamment la majeure partie de la Poméranie et de nombreuses îles danoises. Ces acquisitions furent perdues sous Charles XII, qui ne put, malgré de grands succès, triompher des coalitions fomentées par les puissances rivales de la Baltique. À sa mort, une Constitution laissa l'essentiel du pouvoir au Riksdag, assemblée dirigée par la noblesse. Il s'ensuivit une lutte entre le parti pacifiste des Bonnets et le parti belliqueux des Chapeaux, lequel engagea deux guerres malheureuses, contre la Russie (1741) et contre la Prusse (guerre de Sept Ans, 1756-1763). Dans le même temps, le pays s'ouvrit largement aux idées nouvelles, françaises surtout. En 1789, par un coup d'État, Gustave III, jusque-là despote éclairé (1771-1792), restaura l'absolutisme, mettant fin aux luttes des partis politiques. Ayant pris parti contre Napoléon, puis contre la Russie, la Suède perdit la Finlande (1808) au profit de cette dernière, mais acquit en 1815 la Norvège enlevée au Danemark. La Constitution promulguée en 1809, sous Charles XIII (1809-1818), fut respectée par son successeur, le général français Bernadotte, devenu roi sous le nom de Charles XIV (1818-1844). Le régime se libéralisa progressivement sous les règnes d'Oscar Ier (1844-1859), de Charles XV (1859-1872) et d'Oscar II (1872-1907). Dans le même temps, l'économie se modernisait et un syndicalisme très actif apparut. Les conflits avec la Norvège aboutirent à une rupture amiable (union pacifiquement dissoute en 1905). Neutre pendant les deux guerres mondiales, sous le règne de Gustave V (1907-1950), la Suède poursuivit son développement économique et son évolution démocratique (suffrage universel, 1907 et 1909; vote des femmes, 1921); elle se donna dès le début du siècle une législation sociale avancée. Par souci de neutralité, la Suède, membre de l'ONU ( 1946) et du Conseil de l'Europe ( 1949), refusa d'adhérer au pacte Atlantique (OTAN) et, pendant longtemps, au Marché commun. Le «socialisme à la suédoise» se caractérisa par la combinaison d'une intense activité économique et d'une politique de réduction des inégalités sociales. La social-démocratie, dirigée par Tage Erlander ( 1968-1969), Olof Palme ( 1969-1976 et 1982-1986), Ingvar Carlsson ( 1986-1991 et 1994-1996), occupa le pouvoir dès 1932 à l'exception des périodes de 1976-1982 et 1991-1994, où les partis bourgeois (modérés, libéraux et centristes) gouvernèrent. Succédant à Gustave VI Adolphe, son grand-père, Carl XVI Gustave monta sur le trône en 1973. Touchée par la crise, la Suède connut une hausse incontrôlée des salaires et des prix, une diminution de la compétitivité de ses produits et une augmentation du chômage. Après la crise monétaire de septembre 1992, le gouvernement modéré de Carl Bildt ( 1991-1994) fut amené à prendre des mesures d'austérité. Celles-ci ne furent pas remises en cause par le social-démocrate Göran Persson en 1996. Au début de l'an 2000, le programme de redressement de l'économie mis en oeuvre par le gouvernement commença à porter ses fruits. Grâce à la réduction des dépenses publiques et des prestations sociales, il permit notamment de dégager un excédent financier équivalent à 1,7 % du PIB, de diminuer la dette, de relancer la croissance et de réduire le chômage de la population active. Face à ces bons résultats, seule la question de l'adhésion du pays à la zone euro et celle de l'arrêt des onze réacteurs nucléaires encore en fonctionnement monopolisaient toutes les interrogations. Devant le scepticisme affiché des Suédois, le gouvernement décida de différer le référendum sur un éventuel ralliement à l'UEM, ainsi que le débat sur le nucléaire.

 

 

 

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