Suisse

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Suisse, (en, allemand Schweiz, en italien Svizzera)   ou Confédération suisse : État de l'Europe centrale, entre la France, l'Allemagne, le Liechtenstein, l'Autriche et l'Italie; 41290 km²; 7,1 millions d' habitants,  accroissement naturel : 0,3 % par an, capitale Berne. Nature de l'État: république confédérale (23 cantons). Langues officielles: allemand (plus de 65 % de la population), français (18%), italien (près de 10%), romanche (plus de 1%) , nombreux dialectes alémaniques et romands. Monnaie: franc suisse. Religions: catholicisme (46,4%), protestantisme (39,8%). Trois ensembles se partagent le pays. Au sud et à l'est se dressent les Alpes (60 % du territoire, 15% de la population), culminant à 4633 mètres au mont Rose; elles s'ordonnent autour des massifs cristallins méridionaux, en avant desquels on trouve, au nord, les Préalpes sédimentaires, moins élevées.

 

 

Ces montagnes au climat rude, forestières et herbagères, ont été sculptées par les glaciers quaternaires (il en subsiste 140) et constituent le principal château d'eau de l'Europe (sources du Rhin, du Rhône, de l'Inn). À l'ouest, du lac Léman jusqu'au nord de Zurich, s'étend l'arc jurassien (10 % du territoire, 15 % de la population), moyenne montagne plissée qui culmine à 1679 mètres au mont Tendre et où le climat, humide et froid en hiver, entretient de belles forêts et d'opulents pâturages. Entre les Alpes et le Jura, le Moyen Pays ou Mittelland ( 70 % de la population sur 30 % du territoire) est la région vitale de la Confédération. C'est une vaste dépression aux nombreux lacs (Léman, Neuchâtel, Quatre-Cantons, Constance), dont le paysage de collines et de plaines fertiles a été découpé, dans des sédiments détritiques et des moraines, par l'Aar et ses affluents. La densité est exceptionnelle pour un pays montagneux (171,9 habitants au km²) , mais la population vieillissante n'augmente plus que très faiblement. La Suisse compte 68,3 % de citadins et près d'un million d'étrangers. En dépit de son exiguïté et de ses médiocres ressources naturelles, la Suisse a atteint le niveau de vie le plus élevé d'Europe (après le Liechtenstein). Elle le doit en grande partie à sa situation géographique (grands axes de communication alpins) et à la neutralité politique qu'elle a préservée depuis 1815. L'agriculture, qui emploie 5,5 % de la population active dans de petites et moyennes exploitations, ne couvre pas les besoins nationaux (blé, pomme de terre, orge, betterave à sucre). Seul l'élevage bovin assure une production excédentaire (produits laitiers, notamment). La forêt constitue une bonne ressource. L'industrie doit son essor aux grandes possibilités hydroélectriques, à la qualité de la main-d'oeuvre et à l'abondance des capitaux. L'absence de matières premières l'a orientée vers des fabrications de précision et de haute technicité: horlogerie, métallurgie de transformation (matériel électrique, machines-outils), industrie alimentaire (chocolat), chimique (pharmacie), textile et du bois. Le tourisme représente une ressource importante. Les produits manufacturés fournissent près de 90 % des exportations. Le pétrole, importé par oléoduc de Gênes et de Lavéra, est raffiné sur place. Le port fluvial de Bâle relie la Suisse à la mer du Nord. La stabilité économique et financière a attiré de nombreux capitaux étrangers, faisant de la Suisse la première place bancaire mondiale; le solde des revenus des capitaux et les revenus des capitaux étrangers déposés ou investis en Suisse, les ressources dues au tourisme, donnent à la Suisse une balance des comptes largement excédentaire. La T.V.A. a été instaurée en 1993.Histoire. - Le peuplement de la région est attesté dès le paléolithique supérieur; les civilisations celtiques de Hallstatt et de La Tène (âge du fer) sont bien représentées. Le territoire des Helvètes fut tôt romanisé, en raison de l'importance stratégique des cols alpins. Les grandes invasions du Ve siècle(Alamans, Burgondes) expliquent le découpage linguistique entre la Suisse alémanique et la Suisse romande. Christianisée au VIIe sièclepar des missionnaires irlandais (saint Gall, notamment), englobée dans le royaume de Bourgogne puis rattachée en 1032 au Saint Empire romain germanique, l'Helvétie vit apparaître, à partir du XIe siècle, de puissantes principautés (celles des Zähringen, puis des Habsbourg, notamment), ainsi que des communautés urbaines et paysannes qui luttèrent pour leur autonomie. Selon la légende, pour protéger leurs libertés face à la puissance grandissante des Habsbourg, les communautés de Schwyz, d'Uri et d'Unterwald se lièrent en 1291 par un pacte de défense mutuelle: le noyau de la Confédération était formé. Ayant triomphé de Léopold d'Autriche à Morgarten, les confédérés obtinrent l'adhésion de nouveaux cantons (Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug, Berne) et la reconnaissance de leur indépendance par les Habsbourg. Au cours du XVe siècle, ils vainquirent Charles le Téméraire et l'empereur Maximilien, la Suisse quittant le Saint Empire (1499). Dans le même temps, ils accrurent leur puissance par des conquêtes (Argovie, Thurgovie, Tessin) et des alliances (Valais, Neuchâtel, Grisons). Toutefois, de graves dissensions surgirent entre cantons montagnards, régis par un système démocratique, et cantons citadins, gouvernés par une oligarchie. Elles furent surmontées à la diète de Stans, en 1481. Soleure et Fribourg entrèrent alors dans la Confédération. Avec l'admission de Bâle et de Schaffhouse, puis celle d'Appenzell, la Suisse comptait 13 cantons quand elle remporta, pour le compte du duc de Milan, la victoire de Novare sur les Français en 1513, mais la défaite de Marignan fut suivie d'une paix perpétuelle qui lia le pays à la France jusqu'en 1815. Au cours du XVIe siècle, l'introduction de la Réforme dans certains cantons entraîna plusieurs crises. Genève, alliée de Berne, devint la «Rome du protestantisme», tandis que Fribourg et Lucerne étaient les hauts lieux de la Contre-Réforme. Cependant, les Suisses réussirent à préserver leur unité et leur neutralité au cours des guerres de Religion. Les traités de Westphalie reconnurent leur indépendance de droit (1648) vis-à-vis de l'Empire. Envahi par la France en 1798, le pays, transformé en République helvétique, se vit imposer une Constitution unitaire. En 1803, Napoléon rétablit le fédéralisme par l'Acte de médiation. Les traités de 1815 fixèrent à peu de chose près les frontières actuelles. La Confédération helvétique comptait désormais 22 cantons. Son indépendance et sa neutralité perpétuelle furent reconnues par les grandes puissances. Le rétablissement des anciennes institutions et le renforcement de la classe moyenne avec l'essor industriel du pays provoquèrent la montée de mouvements libéraux en lutte violente contre les tenants du conservatisme, réunis dans le Sonderbund, l'armée fédérale, commandée par le général Dufour, vainquit les cantons catholiques conservateurs et la Confédération fut aussitôt rétablie. La Constitution de 1848, à l'instar de celle des États-Unis, établit un compromis entre la centralisation et le fédéralisme; révisée en 1874, elle évolua dans un sens démocratique. La Suisse connut un progrès économique considérable après 1850, développant une industrie de haut niveau; le percement des tunnels du Simplon et du Saint-Gothard en fit un des carrefours de l'Europe. Préservée par sa neutralité pendant les deux guerres mondiales, elle s'efforce de préserver sa stabilité politique (équilibre des partis: démocrate-chrétien, radical, socialiste). L'Assemblée fédérale élit un Conseil fédéral, qui exerce le pouvoir exécutif. Le président du Conseil, nommé pour un an, est en même temps président de la Confédération. Le pouvoir législatif (Assemblée fédérale) est représenté par deux chambres: Conseil national (suffrage direct, représentation proportionnelle) et Conseil des États (représentants par canton). Dans chaque canton, un Grand Conseil et un Conseil d'État règlent les affaires locales. L'agitation autonomiste des régions jurassiennes francophones (canton de Berne) a abouti, en 1978, à la création d'un 23e canton, la «république du Jura» (chef-lieu Delémont). La Suisse est le siège de nombreux organismes internationaux (Croix-Rouge, B.I.T., O.M.S., etc.), après avoir été celui de la Société des Nations. Cependant, il a fallu attendre mars 2002 pour que la population suisse accepte d'adhérer à l'ONU. Depuis 1948, elle n'avait en effet qu'un statut d'observateur à l'Assemblée générale. Souhaitant également resserrer ses liens avec ses partenaires européens, elle est devenue membre de l'Association européenne de libre-échange (AELE), mais en 1992, elle a refusé, par référendum, d'adhérer à l'Espace économique européen (EEE), et en juin 1994, d'entrer dans l'Union européenne. En outre, malgré la signature, en 1999 et 2000, d'accords économiques bilatéraux avec l'Union européenne, qui ont permis d'harmoniser les relations entre les deux partenaires, en attendant une adhésion officielle de la Suisse à l'UEM, la population a voté à une large majorité contre l'initiative « Oui à l'Europe » lors de la votation du 4 mars 2001.


 

 

 

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