|
Suisse Le guide de la préparation de vos vacances en Suisse.
Ces montagnes au climat rude, forestières
et herbagères, ont été sculptées par les glaciers quaternaires (il en subsiste
140) et constituent le principal château d'eau de l'Europe (sources du Rhin, du
Rhône, de l'Inn). À l'ouest, du lac Léman jusqu'au nord de Zurich, s'étend l'arc
jurassien (10 % du territoire, 15 % de la population), moyenne montagne plissée
qui culmine à 1679 mètres au mont Tendre et où le climat, humide et froid en
hiver, entretient de belles forêts et d'opulents pâturages. Entre les Alpes et
le Jura, le Moyen Pays ou Mittelland ( 70 % de la population sur 30 % du
territoire) est la région vitale de la Confédération. C'est une vaste dépression
aux nombreux lacs (Léman, Neuchâtel, Quatre-Cantons, Constance), dont le paysage
de collines et de plaines fertiles a été découpé, dans des sédiments détritiques
et des moraines, par l'Aar et ses affluents. La densité est exceptionnelle pour
un pays montagneux (171,9 habitants au km²) , mais la population vieillissante n'augmente plus que très
faiblement. La Suisse compte 68,3 % de citadins et près d'un million d'étrangers. En dépit de son exiguïté et
de ses médiocres ressources naturelles, la Suisse a atteint le niveau de vie le
plus élevé d'Europe (après le Liechtenstein). Elle le doit en grande partie à sa
situation géographique (grands axes de communication alpins) et à la neutralité
politique qu'elle a préservée depuis 1815. L'agriculture, qui emploie 5,5 % de
la population active dans de petites et moyennes exploitations, ne couvre
pas les besoins nationaux (blé, pomme de terre, orge, betterave à sucre). Seul
l'élevage bovin assure une production excédentaire (produits laitiers,
notamment). La forêt constitue une bonne ressource. L'industrie doit son essor aux grandes possibilités
hydroélectriques, à la qualité de la main-d'oeuvre et à l'abondance des
capitaux. L'absence de matières premières l'a orientée vers des fabrications de
précision et de haute technicité: horlogerie, métallurgie de transformation
(matériel électrique, machines-outils), industrie alimentaire (chocolat),
chimique (pharmacie), textile et du bois. Le tourisme représente une ressource
importante. Les produits manufacturés fournissent près de 90 % des exportations.
Le pétrole, importé par oléoduc de Gênes et de Lavéra, est raffiné sur place. Le
port fluvial de Bâle relie la Suisse à la mer du Nord. La stabilité économique
et financière a attiré de nombreux capitaux étrangers, faisant de la Suisse la
première place bancaire mondiale; le solde des revenus des capitaux et les
revenus des capitaux étrangers déposés ou investis en Suisse, les ressources
dues au tourisme, donnent à la Suisse une balance des comptes largement
excédentaire. La T.V.A. a été instaurée en 1993.Histoire. - Le peuplement de la
région est attesté dès le paléolithique supérieur; les civilisations celtiques
de Hallstatt et de La Tène (âge du fer) sont bien représentées. Le territoire
des Helvètes fut tôt romanisé, en raison de l'importance stratégique des cols
alpins. Les grandes invasions du Ve siècle(Alamans, Burgondes) expliquent le
découpage linguistique entre la Suisse alémanique et la Suisse romande.
Christianisée au VIIe sièclepar des missionnaires irlandais (saint Gall,
notamment), englobée dans le royaume de Bourgogne puis rattachée en 1032 au
Saint Empire romain germanique, l'Helvétie vit apparaître, à partir du XIe
siècle, de puissantes principautés (celles des Zähringen, puis des Habsbourg,
notamment), ainsi que des communautés urbaines et paysannes qui luttèrent pour
leur autonomie. Selon la légende, pour protéger leurs libertés face à la
puissance grandissante des Habsbourg,
les communautés de Schwyz, d'Uri et d'Unterwald se lièrent en 1291 par un pacte
de défense mutuelle: le noyau de la Confédération était formé. Ayant triomphé de
Léopold d'Autriche à Morgarten, les confédérés obtinrent l'adhésion de
nouveaux cantons (Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug, Berne) et la reconnaissance de
leur indépendance par les Habsbourg. Au cours du XVe siècle, ils vainquirent
Charles le Téméraire et l'empereur Maximilien, la Suisse
quittant le Saint Empire (1499). Dans le même temps, ils accrurent leur
puissance par des conquêtes (Argovie, Thurgovie, Tessin) et des alliances
(Valais, Neuchâtel, Grisons). Toutefois, de graves dissensions surgirent entre
cantons montagnards, régis par un système démocratique, et cantons citadins,
gouvernés par une oligarchie. Elles furent surmontées à la diète de Stans, en
1481. Soleure et Fribourg entrèrent alors dans la Confédération. Avec
l'admission de Bâle et de Schaffhouse, puis celle d'Appenzell, la
Suisse comptait 13 cantons quand elle remporta, pour le compte du duc de Milan,
la victoire de Novare sur les Français en 1513, mais la défaite de Marignan fut
suivie d'une paix perpétuelle qui lia le pays à la France jusqu'en 1815. Au
cours du XVIe siècle, l'introduction de la Réforme dans certains cantons
entraîna plusieurs crises. Genève, alliée de Berne, devint la «Rome du
protestantisme», tandis que Fribourg et Lucerne étaient les hauts lieux de la
Contre-Réforme. Cependant, les Suisses réussirent à préserver leur unité et leur
neutralité au cours des guerres de Religion. Les traités de Westphalie
reconnurent leur indépendance de droit (1648) vis-à-vis de l'Empire. Envahi par
la France en 1798, le pays, transformé en République helvétique, se vit imposer
une Constitution unitaire. En 1803, Napoléon rétablit le fédéralisme par l'Acte
de médiation. Les traités de 1815 fixèrent à peu de chose près les frontières
actuelles. La Confédération helvétique comptait désormais 22 cantons. Son
indépendance et sa neutralité perpétuelle furent reconnues par les grandes
puissances. Le rétablissement des anciennes institutions et le renforcement de
la classe moyenne avec l'essor industriel du pays provoquèrent la montée de
mouvements libéraux en lutte violente contre les tenants du conservatisme,
réunis dans le Sonderbund, l'armée fédérale, commandée par le général Dufour,
vainquit les cantons catholiques conservateurs et la
Confédération fut aussitôt rétablie. La Constitution de 1848, à l'instar de
celle des États-Unis, établit un compromis entre la centralisation et le
fédéralisme; révisée en 1874, elle évolua
dans un sens démocratique. La Suisse connut un progrès économique considérable
après 1850, développant une industrie de haut niveau; le percement des tunnels
du Simplon et du Saint-Gothard en fit un des carrefours de l'Europe. Préservée
par sa neutralité pendant les deux guerres mondiales, elle s'efforce de
préserver sa stabilité politique (équilibre des partis: démocrate-chrétien,
radical, socialiste). L'Assemblée fédérale élit un Conseil fédéral, qui exerce
le pouvoir exécutif. Le président du Conseil, nommé pour un an, est en même
temps président de la Confédération. Le pouvoir législatif (Assemblée fédérale)
est représenté par deux chambres: Conseil national (suffrage direct,
représentation proportionnelle) et Conseil des États (représentants par canton).
Dans chaque canton, un Grand Conseil et un Conseil d'État règlent les affaires
locales. L'agitation autonomiste des régions jurassiennes francophones (canton
de Berne) a abouti, en 1978, à la création d'un 23e canton, la «république du
Jura» (chef-lieu Delémont). La Suisse est le siège de nombreux organismes
internationaux (Croix-Rouge, B.I.T., O.M.S., etc.), après avoir été celui de la
Société des Nations. Cependant, il a fallu attendre mars 2002 pour que la
population suisse accepte d'adhérer à l'ONU. Depuis 1948, elle n'avait en effet
qu'un statut d'observateur à l'Assemblée générale. Souhaitant également
resserrer ses liens avec ses partenaires européens, elle est devenue membre de
l'Association européenne de libre-échange (AELE), mais en 1992, elle a refusé,
par référendum, d'adhérer à l'Espace économique européen (EEE), et en juin 1994,
d'entrer dans l'Union européenne. En outre, malgré la signature, en 1999 et
2000, d'accords économiques bilatéraux avec l'Union européenne, qui ont permis
d'harmoniser les relations entre les deux partenaires, en attendant une adhésion
officielle de la Suisse à l'UEM, la population a voté à une large majorité
contre l'initiative « Oui à l'Europe » lors de la votation du 4 mars 2001.
Actuellement 126 connectés © 1999 - 2007 Alertes-météo.com
|