|
La Tunisie Le guide de la préparation de vos vacances en Tunisie.
La
Tunisie littorale de l'est, de Bizerte au Sahel de Sfax, est une région de
plaines et de collines méditerranéennes humides, densément peuplée (150
habitants au km² contre 54,3 pour la moyenne nationale) et qui concentre la
plupart des villes. La Tunisie intérieure oppose, au nord de la Dorsale
tunisienne, des moyennes montagnes humides boisées et pastorales (Kroumirie,
Mogods, Haut Tell), aérées de zones déprimées fertiles (vallée de la Medjerda,
plaine de Siliana...) aux plaines et plateaux plus secs du Sud de la Dorsale (la
Steppe). Au-delà de la dépression présaharienne ponctuée de sebkhas (chott
el-Djerid), commence la Tunisie désertique, qui occupe 55 % de la surface du
pays et où le peuplement permanent se concentre dans quelques oasis: Gabès,
Djerid, Nefzaoua. La Tunisie compte près de 52,9 % de citadins; la croissance
démographique reste forte mais diminue (politique de planning familial depuis
1964). Environ 350000 Tunisiens vivent à l'étranger, dont 230000 en France.
L'économie est assez diversifiée. L'agriculture emploie 33 % des actifs et a
développé des cultures intensives irriguées dans le Nord, mais reste cependant
très déficitaire, n'exportant guère que de l'huile d'olive. Pétrole, gaz et
phosphates sont les principales ressources d'exportation et ont permis la
création d'importants complexes industriels sur les côtes, alors que les
activités textiles et de montage se sont développées dans les villes. Le
tourisme et le rapatriement de fonds par les émigrés assurent d'importantes
recettes. Le niveau de vie reste faible et les difficultés économiques sont
réelles (dette, chômage), mais le pays est l'un des plus développés d'Afrique.
Histoire. - Peuplée à l'origine de Berbères, la Tunisie fut occupée du IXe au
IIe siècle avant J.-C. par les Phéniciens, qui fondèrent Carthage. Après
l'écrasement des Carthaginois, les Romains en firent la province d'Afrique qui
devint exportatrice de grains, de vin et d'huile. Ruiné par les Vandales
(429-533) et les guerres qui les opposèrent aux Byzantins (533-698), le pays
déclina, jusqu'à l'arrivée des Arabes, qui relevèrent l'économie de la région et
fondèrent Kairouan (670). Dépendant des Omeyyades puis des Abbassides, mais
gouvernée par des dynasties locales, l'Ifriqiya acquit petit à petit une
indépendance de fait en se coupant de la tutelle égyptienne des Fatimides (1051)
qui envoyèrent en Tunisie les nomades Hilaliens; ceux-ci la ruinèrent pour
plusieurs siècles, détruisant les villes et les terres cultivées qui redevinrent
de la steppe. Avec la dynastie des Hafsides, née de l'intervention des Almohades
(Maroc), la Tunisie retrouva son indépendance (1228-1574). À la fin du XVIe
siècle, la conquête ottomane fit de la Tunisie une des principales bases des
pirates barbaresques. Au XIXe siècle, la très rentable guerre de course prit
fin; les maladresses politiques et financières des souverains, les beys,
affaiblirent le pays. En 1881 et 1883 (traité du Bardo et convention de La Marsa),
la France établit son protectorat. L'opposition nationaliste se manifesta
rapidement (troubles de 1911, création du Destour en 1920, et du Néo-Destour en
1934), et l'occupation italo-allemande (1942-1943) entraîna son développement et
sa radicalisation. Des actions de guérilla entreprises dès 1952 conduisirent
Pierre Mendès France à accorder au pays l'autonomie interne (1954), puis
l'indépendance (1956). Dès 1957, l'Assemblée constituante abolit la monarchie
des beys et confia la direction du pays au chef du Néo-Destour, Habib Bourguiba,
qui concentra peu à peu tous les pouvoirs, éliminant les oppositions (1963) et
faisant du parti socialiste destourien le parti unique (1964). De 1960 à 1969,
les options «progressistes» dominèrent la politique économique (collectivisation
des terres, notamment). La politique sociale mit l'accent sur la scolarisation
(1/4 du budget) et l'émancipation de la femme. Membre de la Ligue arabe depuis
1958, la Tunisie a toujours adopté une politique modérée entre l'Orient et
l'Occident. En 1969, le libéralisme remplaça les options «socialistes» pour
tenter d'assurer une croissance plus rapide de l'économie; après un projet
avorté de fusion avec la Libye (1974), la Tunisie se rapprocha de la France et
des États-Unis. Par ailleurs, en 1977 et 1978, des grèves et des manifestations
furent sévèrement réprimées. Le multipartisme fut officiellement instauré en
1983. Mais, en 1984, les difficultés économiques provoquèrent de sanglantes
émeutes et l'opposition, jugeant cette démocratisation fallacieuse, boycotta la
consultation électorale de novembre 1986. En 1987, le général Ben Ali, ministre
de l'Intérieur, devenu Premier ministre à la faveur de troubles provoqués par
les islamistes, déposa H. Bourguiba, puis entreprit de débarrasser le régime de
ses archaïsmes. Candidat unique, Ben Ali fut élu président de la République en
1989 et réélu en 1994 et le 24 octobre 1999. Organisé en même temps que
l'élection à la présidence, le dernier scrutin législatif confirma la position
dominante occupée par le parti présidentiel, le Rassemblement constitutionnel
démocratique (R.C.D.), nouveau nom du parti socialiste destourien, qui obtint
148 des 182 sièges dans la nouvelle Assemblée, les 34 autres sièges se
répartissant entre les partis de l'opposition autorisés. Mohamed Ghannouchi fut
ainsi appelé à remplacer Hamed Karoui, à la direction du nouveau gouvernement.
Actuellement 375 connectés © 1999 - 2007 Alertes-météo.com
|