La Turquie

Le guide de la préparation de vos vacances en Turquie.


La Turquie :   État de l'Asie occidentale (Anatolie, dite autrefois Asie Mineure), comportant une partie européenne (Thrace); bordé au nord par la mer Noire, à l'ouest par la mer Égée, au sud par la mer Méditerranée; la mer de Marmara, mer fermée, sépare l'Anatolie de la Thrace; 780580 km²; 71,1 millions d' habitants (Turcs), accroissement naturel : 1,6% par an capitale Ankara. Nature de l'État: république. Langue officielle: turc. Population: Turcs , Kurdes (9,5%), minorités arménienne, grecque, arabe. Monnaie: livre turque. Religion: islam sunnite majoritaire.

 

 La péninsule anatolienne (97% de la superficie, 90 % des habitants du pays) est constituée d'un plateau central élevé et massif (800 à 1000 m d'altitude à l'ouest, 2000 m à l'est). Le climat est sec, à hivers rigoureux et la végétation steppique domine, quelques cuvettes arides étant occupées par des lacs saumâtres (Tuz Gôlu). L'ensemble est ceinturé de montagnes périphériques: chaînes Pontiques au nord, Taurus au sud, qui convergent vers l'est où se dresse le massif volcanique arménien (5165 m au mont Ararat). Les montagnes côtières retombent sur un littoral de près de 8500 km, ponctué de plaines, chaud et humide le long de la mer Noire, plus sec sur la façade méditerranéenne. Dans la partie européenne, la Thrace (3 % de la superficie, 10 % des habitants du pays), des contrastes du même ordre s'observent entre la steppe intérieure et les montagnes et collines bordières, plus humides. Le peuplement, dense sur les littoraux, s'est beaucoup étoffé en Anatolie centrale, avec la fixation de la capitale à Ankara et en raison de la croissance démographique soutenue (14 millions d'habitants en 1927, 28 en 1960, 55 aujourd'hui, malgré la baisse sensible de la natalité), ce qui alimente un exode rural massif: le taux d'urbanisation approche 60 %. Économie. - Depuis 1980, sous l'égide du F.M.I., la Turquie a opté pour un développement libéral et l'ouverture aux capitaux étrangers; des mesures de privatisation sont en cours depuis 1988 (l'État contrôlait 50 % de l'industrie et 70 % des banques). Dynamisées par l'investissement étranger, les industries d'exportation sont devenues le moteur de la croissance: textile, habillement et biens manufacturés assurent 72 % des ventes à l'étranger. L'agriculture est très diversifiée: céréales, plantes industrielles, fruits et légumes, élevage ovin. Elle occupe 46 % des actifs et fournit le quart des exportations. Les ressources minérales (pétrole, fer, chrome) sont peu abondantes, à l'exception du lignite. Les recettes du tourisme et l'envoi de fonds des émigrés couvrent le déficit commercial. La Turquie dispose de nombreux atouts : une position clé entre l'Europe, les pays de l'ex-U.R.S.S. et l'Asie, un marché intérieur en croissance, des potentialités régionales élevées. Le pays souffre cependant d'une inflation importante, d'un endettement élevé et les tensions sociales restent fortes. L'Anatolie ancienne. Peuplée dès la préhistoire, la Cappadoce connut à partir de 3000 avant J.-C. un développement sous la forme de cités-États liées à la Mésopotamie (comptoirs commerciaux assyriens). À partir du XVIIIe siècle avant J.-C., des royaumes indo-européens (Hittites) se développèrent jusqu'aux bouleversements apportés, au XIIe siècle, par les Peuples de la Mer; après une période de troubles, les Grecs s'établirent fortement sur le littoral égéen et de nouveaux royaumes s'édifièrent sur les ruines de l'Empire hittite au VIIIe siècle avant J.-C. (Phrygie, Lydie) et s'hellénisèrent progressivement, malgré la domination perse (VIe siècle avant J.-C.). La civilisation grecque survécut dans l'Empire byzantin à la fin du monde antique. Dès le VIIe siècle après J.-C., les invasions arabes amenèrent l'islam aux frontières de l'Empire qui, à partir du XIe siècle, fut la proie des croisés et des Turcs. Venus de l'Altaï, les Turcs avaient constitué en Asie centrale l'immense empire des Tujue (VIe-VIIe siècle). Convertis en masse à l'islam au Xe siècle, les Turcs Seldjoukides envahirent à partir du XIe siècle tout le Proche-Orient, la victoire de Manziket leur permettant de s'installer massivement en Anatolie. Au XIIIe siècle, les Mongols imposèrent leur tutelle aux Seldjoukides. Après 1290, une tribu turque établie en Bithynie, celle des Ogrul, se rendit indépendante des Seldjoukides. Ils se nommèrent Osmanlis (Ottomans pour les Occidentaux), d'après le nom de leur chef Osman Ier. L'Empire ottoman.

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La principauté ottomane se dota rapidement d'une organisation militaire qui lui permit d'étendre son territoire aux dépens de la puissante Byzance. Dès 1326, sous le règne d'Orkhan, l'ensemble de l'Anatolie était conquis; en 1353, Orkhan prenait pied en Europe; Brousse fut choisie comme capitale. Une administration efficace fut mise en place: centralisation en Anatolie, autonomie sous contrôle militaire des pays conquis. Le corps d'élite permanent des janissaires assura la supériorité militaire. Murat Ier poursuivit les conquêtes en Europe (Bulgarie, Serbie) et prit le titre de sultan. Sous Mehmet II, la prise de Constantinople (1453) marqua la prépondérance turque dans les Balkans pour trois siècles. La Bosnie et l'Albanie furent envahies au XVe siècle; Selim Ier fit porter l'effort de conquête vers le monde musulman: Syrie puis Égypte (1516 et 1517). Le règne de Soliman le Magnifique vit les conquêtes de l'Afrique du Nord et de la Hongrie, et le siège infructueux de Vienne. Les grandes découvertes du XVIe siècle firent perdre à l'empire son rôle d'intermédiaire commercial obligé entre l'Europe et l'Orient. Son expansion territoriale fut stoppée, son économie tomba lentement sous la domination européenne. Le second échec devant Vienne (1683) marqua un grand recul et l'Autriche mena des guerres continuelles jusqu' en 1791. Déchiré par des dissensions internes, l'empire chercha en vain à se réorganiser pour faire face à un nouvel adversaire: la Russie. Il ne put garder ni la Crimé ni la Bessarabie (1812). Il perdit la Grèce et l'Algérie (1830), puis l'Égypte (1840). L'endettement et la décomposition administrative facilitèrent les ingérences étrangères. La crise s'amplifia à la fin du siècle: pertes de la Roumanie et de la Serbie (1878), de la Tunisie (1881) et de la Bulgarie (1885). Sous le règne de Mehmet V, la révolte des Jeunes-Turcs porta au pouvoir des officiers nationalistes, qui aggravèrent les tensions entre les différents peuples de l'empire. Ils ne purent éviter les guerres balkaniques de 1912-1913, qui chassèrent les Turcs d'Europe et, en 1914, ils plongèrent le pays dans la guerre au côté de l'Allemagne (génocide des Arméniens, en 1915, soupçonnés de vouloir pactiser avec l'armée russe). En 1918, les Alliés occupèrent Istanbul avec l'intention de démanteler la Turquie. La ratification du traité de Sèvres par Mehmet VI acheva de discréditer le sultanat. La Turquie moderne. Le général Mustafa Kemal prit la tête d'un gouvernement national, réprima les minorités (Kurdes), entreprit la reconquête de l'Ionie et de la Thrace occupées par les Grecs. Les victoires d'Inönü et de Sakarya aboutirent au traité de Lausanne (1923) qui garantit l'intégrité du territoire turc et imposa l'échange forcé de populations entre la Turquie et la Grèce (1000000 de Grecs d'Asie contre 300000 Turcs d'Europe). Mustafa Kemal proclama la République (1923), transféra la capitale à Ankara et gouverna de façon dictatoriale, appuyé par le Parti républicain du peuple (parti unique). Il entreprit une oeuvre considérable de modernisation économique, d'occidentalisation et de laïcisation du pays, donnant à la Turquie moderne une forte cohésion. Son successeur, Ismet Inönü (1938-1950), réussit à maintenir le pays à l'écart de la Seconde Guerre mondiale. Le parti démocrate, créé en 1946 (fin du régime de parti unique) par des partisans de la politique de Kemal dissidents, l'emporta aux élections de 1950. A. Menderes, Premier ministre démocrate, mena une politique d'industrialisation largement ouverte aux capitaux étrangers (prises de participation dans le secteur étatisé notamment); la Turquie adhéra à l'OTAN (1951) et concéda, sur son territoire, des bases à l'armée américaine. La dégradation de la situation économique, dans un climat d'affairisme et de corruption, aboutit à un coup d'État militaire (1960) et à une nouvelle Constitution (1961). Après un retour au pouvoir d'Inönü jusqu'en 1965, S. Demirel et le nouveau parti de la Justice durent affronter une puissante opposition de gauche. En 1971, les militaires reprenaient la direction des affaires et ramenaient au pouvoir les partisans de la politique de Kemal. En 1980, nouveau coup d'État militaire, après un retour au pouvoir de Demirel. Une nouvelle constitution permit au général K. Evren de devenir président de la République, en 1982, dans un paysage électoral simplifié (interdiction de tous les partis). Les élections de 1983 furent remportées par le parti de la Mère Patrie (droite libérale), nouvellement autorisé; son chef, T. Ozal, Premier ministre depuis 1983, succéda en 1989 à K. Evren à la présidence de la République, Y. Akbulut prenant en charge l'exécutif. La Turquie fit acte de candidature pour son admission au sein de la C.E.E.. Il faudrait sans doute à la Turquie, pour être admise, régler le conflit qui l'oppose à la Grèce depuis l'occupation de l'Est de Chypre par l'armée turque en 1974 et la proclamation d'un État chypriote turc en 1975. En outre, elle essaya de donner des gages de démocratie (annonce, en 1991, de la libération de 40000 prisonniers politiques) et ne put plus ignorer les revendications nationalistes des Kurdes (dont la guerre du Golfe compliqua encore la situation). Aux législatives anticipées d'octobre 1991, le parti de T. Ozal perdit la majorité parlementaire au profit du parti de S. Demirel, nouveau Premier ministre à la tête d'un gouvernement de coalition. La tentative d'ouverture vers les Kurdes modérés fut menacée par les progrès de la lutte armée des Kurdes séparatistes, contre lesquels une violente offensive fut lancée en 1992. Après l'effondrement de l'U.R.S.S., la Turquie engagea une diplomatie très active vis-à-vis des républiques turcophones d'Asie centrale et du Caucase. En 1993, S. Demirel succéda à T. Ozal, à la présidence de la République. Le poste de Premier ministre fut confié pour la première fois à une femme, Tansu Ciller ( 1993-1996), qui dut faire face à la percée des islamistes du Refah (Parti de la prospérité) au Parlement. Arrivé en tête aux élections législatives de décembre 1995, Necmettin Erbakan, dirigeant du Refah, obtint la confiance de l'Assemblée nationale le 8 juillet 1996 et forma un gouvernement de coalition avec le parti conservateur de Tansu Ciller, qui devint vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. En juin 1997, N. Erbakan remit sa démission au président S. Demirel en espérant confier son poste à sa partenaire conservatrice, Tansu Ciller. Contre toute attente, M. Demirel qui souhaitait rassembler une coalition laïque écartant les islamistes du pouvoir, nomma le leader de l'opposition Mesut Yilmaz, à la tête du nouveau gouvernement, mettant ainsi fin à la pression des militaires qui menaçaient de faire tomber le gouvernement de N. Erbakan. Rapidement confronté aux divergences opposant les divers partis de son gouvernement de coalition et aux difficultés de mise en oeuvre de son plan d'assainissement de l'économie, le Premier ministre dut également faire face aux tensions engendrées par le séparatisme du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), soutenu par la Syrie. Malgré la signature par les deux pays (en octobre 1998), d'un accord par lequel Damas s'engageait à cesser son soutien au PKK, le pays sortit un peu plus affaibli de cette crise. Bientôt désavoué par une partie de la coalition au pouvoir, frappé par une motion de censure déposée par le parti d'opposition de Tansu Ciller, et finalement censuré par une grande majorité des parlementaires, Mesut Yilmaz dut démissionner. À la fin de l'année 1998, le président Suleyman Demirel chargea Bülent Ecevit (DSP, gauche démocratique) de former le nouveau gouvernement. Confronté à l'échec de sa mission, ce dernier remit sa démission et fut remplacé par le ministre de l'Industrie et du Commerce, Yalim Erez. En janvier 1999, une coalition de l'opposition initiée par Tansu Ciller et soutenue par Mesut Yilmaz apporta son soutien à Bülent Ecevit, au Parlement. Cette stratégie politique provoqua le départ du Premier ministre et le retour au pouvoir de Bülent Ecevit, chargé de former un gouvernement jusqu'aux prochaines élections anticipées prévues au mois d'avril suivant. L'année fut également marquée par l'annonce de l'arrestation du représentant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, accusé de trahison et condamné à la peine capitale par la justice turque, et par de violentes manifestations de la diaspora kurde en Europe. Conséquence du mécontentement général, les électeurs donnèrent la victoire aux partis nationalistes. Si le Parti de la gauche démocratique du Premier ministre remporta 21 % des voix, il fut de nouveau placé en situation de coalition. Ainsi, pour obtenir la majorité à l'Assemblée, il conclut une alliance avec le Parti de l'action nationaliste (MHP) dirigé par Devlet Bahçeli (devenu vice-premier ministre) et le Parti de la Mère patrie (ANAP, centre droit ) dirigé par Mesut Yilmaz. Enfin, le pays connut de nouvelles difficultés économiques engendrées par les deux tremblements de terre successifs du 17 août et du 12 novembre, qui firent plus de 17000 victimes et près d'un demi million de sans-abri. Toutefois, les efforts déployés par le gouvernement de Bülent Ecevit pour redresser l'économie furent favorablement accueillis par les investisseurs étrangers, le FMI et l'Union européenne, auprès de qui le pays envisageait de déposer sa candidature pour une adhésion (finalement admise lors du Sommet d'Helsinki en décembre 1999). Le début de l'an 2000 fut marqué par l'annonce du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) de cesser officiellement la lutte armée contre l'État turc. Cette décision, qui mit fin à un conflit ayant causé la mort de 30000 personnes en quinze ans et provoqué le déplacement de plus de 2 millions d'autres, fit écho aux appels en faveur de la paix lancé depuis sa prison d'Imrali par Abdullah Öcalan. Le PKK poursuivit cependant son combat en faveur de la reconnaissance de la culture kurde. Le 5 mai 2000, Ahmet Necdet Sezer succédait à Süleyman Demirel à la présidence du pays, confronté à une importante crise économique.
 

 

 

 

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