La grêle

Tableau des chutes de grêle en France par villes

 

 OBSERVATIONS

 Particules de glace, sphéroïdales ou piriformes, tombant en averses, surtout au cours des orages. Leur diamètre va de 5 à 50 mm ; on observe exceptionnellement des grêlons très gros, d'un poids de 1 kg pour un diamètre de 6 à 7 cm. Lorsque les grêlons sont de taille inférieure à 5 mm, on parle de grésil. Les cumulo-nimbus peuvent toujours faire craindre des averses de grêle.

L'imminence d'un orage est en effet signalée par ces nuages lorsqu'ils sont " effilochés " sur leur bord supérieur, ce qui traduit les importants mouvements et la congélation dont ils sont le siège. En outre, leur couleur va du jaune soufré au gris noir. Les chutes de grêlons sont strictement limitées à quelques kilomètres carrés, et le plus souvent ne durent guère plus d'un quart d'heure. 

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PHYSIQUE : Dans les nuages d'orage règnent surtout de forts courants ascendants et descendants qui font monter et descendre, pendant un certain temps, la précipitation, avant que celle-ci ne soit libérée en direction du sol. En raison de leur hauteur, les nuages d'orage contiennent toujours des particules de glace et des gouttes d'eau en surfusion. Plus les cristaux de glace se rassemblent, plus les grêlons prennent naturellement de poids.

 

   Pendant leur chute, ceux-ci rencontrent les gouttes d'eau en surfusion et les refroidissent. Les gouttes d'eau s'agrègent individuellement sur la glace ou forment une sorte de masse laiteuse autour d'elle. Aux endroits où les courants ascendants ont une vitesse suffisante (dans les colonnes ascendantes, celle-ci atteint 30 m par seconde ou plus), la chute du grésil formé est contrariée ; mais lorsque les courants ascendants deviennent stationnaires ou s'inversent, la congélation s'accentue et le grésil devient de la grêle proprement dite.

Ce processus dure au moins une heure avant que les grêlons ne tombent définitivement : leur poids est devenu en effet suffisant pour faire échec à l'aspiration des courants ascendants. La constitution par couches concentriques de la grêle favorise le processus de regel des gouttes d'eau en surfusion.

 

MÉTÉOROLOGIE 

   Les orages de chaleur et frontaux favorisent la formation de grésil et de grêle. Mais les situations venant de l'ouest et du nord, qui amènent de l'air froid polaire lorsque règne un temps pluvieux, peuvent aussi provoquer des précipitations, généralement de grésil. Un exemple en est représenté par les giboulées de mars et d'avril (averses de neige et de grésil). Le grésil et la grêle peuvent cependant fondre avant d'atteindre le sol, pendant leur trajet dans l'atmosphère, donnant alors de grosses gouttes de pluie à l'arrivée.  

Les chutes de grêle occasionnant souvent de graves dégâts aux récoltes et aux vignobles, on a depuis longtemps cherché à lutter contre elles. Les canons à grêle se sont révélés inefficaces. On fonde par contre beaucoup d'espoirs sur l'arrêt de la croissance des grêlons par projection de cristaux d'iodure d'argent et d'autres composés de l'argent dans les nuages.

 

PRÉVISIONS  

   En l'absence d'orage, c'est souvent l'annonce d'un front froid : lorsque celui-ci arrive au lieu d'observation, il est accompagné de vents, la température diminue, la pression atmosphérique augmente, et il se produit des précipitations assez souvent sous forme de grésil et même de petits grêlons, accompagnés d'abondantes averses de pluie. Les jours suivants, le temps reste encore instable et la tendance est à la pluie (et même à la neige lors des années froides).  

  Source du texte : Guide de la météorologie

 

 

 

 

 

 

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Révision : 13 août 2007