COMMENT PEUT-ON ÉVALUER LES RISQUE DE GELLÉE MATINAL ?

 

  Le minimum de température est généralement observé une demi-heure après le lever du soleil. Il ne s'agit pas d'une règle fixe, mais d'une moyenne. Le rôle des nuages sur le refroidissement nocturne est primordial. Au printemps, les nuits aboutissant à une gelée coïncident souvent avec les nuits de ciel clair ou peu nuageux. Ces dernières rendent la lune visible, ce qui justifie indirectement les dictons relatifs à la " lune rousse ".

   

    Un ciel couvert le soir ne le reste pas forcément tout au long de la nuit. Il faut donc se méfier des situations favorables à l'éclaircie, c'est-à-dire l'arrivée d'une dorsale (crête anticyclonique), qui se traduira par un rafraîchissement temporaire, ou d'un anticyclone, qui pourra amener un refroidissement prolongé.

    De la fin de l'automne au début du printemps, la persistance d'un temps anticyclonique conduit généralement à un froid de plus en plus vif. Les anticyclones, notamment dans leur partie centrale, se caractérisent en effet par de faibles déplacements d'air, et les pertes de chaleur au cours des longues nuits de la saison froide ne sont que partiellement compensées par le réchauffement diurne. Seul un petit vent de sud à sud-ouest pourrait rétablir l'équilibre, ce qui suppose que l'anticyclone soit décalé en direction de l'Italie . Sa position est en fait déterminante. 

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En hiver : exemple de situation à grand froid

    En hiver ou au début du printemps, un anticyclone qui s'étend de la Manche est ainsi exposée à des vents de nord-est, qui ont auparavant soufflé longuement au-dessus des sols froids et souvent enneigés de l'Europe centrale.

    En demi-saison (automne ou fin du printemps), les épisodes sont en revanche plutôt provoqués par des vents de nord, associés à un anticyclone situé au large de la Bretagne.

 

  

 

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Révision : 04 juin 2019