Le clair de lune

 

Les idées fausses sur la Lune

 OBSERVATIONS : Par temps clair, on observe toutes les quatre semaines environ les différentes phases du clair de lune. La Lune croît d'abord, passant du premier quartier à la pleine lune. Lorsque la Lune décroît, elle est de plus en plus visible après minuit et dans le ciel du matin, du fait de son éclat apparent ; il est également possible de voir la lune " montante " ou " descendante " pendant le jour. Peu de temps avant la nouvelle lune, on observe ce qu'on nomme la " lumière cendrée " (c'est à dire un certain " éclairement " des parties qui devraient être normalement obscures et qui prennent un léger éclat du fait de la réflexion de la lumière solaire par la Terre). La Lune peut être entourée de halos ou de cernes, lorsque sa lumière est tamisée par des nuages. Quand la pleine lune passe dans le cône d'ombre de la Terre, il se produit une éclipse de lune (totale ou partielle), celle-ci prenant une coloration rouge cuivré, typique, à l'occasion des éclipses totales.

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 PHYSIQUE  : La Lune étant l'astre le plus proche de la Terre, elle en fait le tour en 28 jours environ. Les phases de la Lune ont lieu en fonction des positions relatives du Soleil, de la Lune et de la Terre : la " nouvelle lune " a lieu lorsque la Lune se trouve dans l'alignement du Soleil, puisque placée alors entre celui-ci et la Terre, le premier et le dernier quartiers ont lieu lorsque la Lune se trouve à une distance angulaire de 90° par rapport au Soleil ; enfin, la pleine lune a lieu lorsque cette distance angulaire est de 180° la Terre se trouvant alors entre le Soleil et la Lune.

Les différentes phases de la Lune sont dues au fait que cet astre réfléchit les rayons du Soleil. De plus, comme la durée de rotation de la Lune est égale à sa durée de révolution autour de la Terre, elle présente toujours vers celle-ci la même face. L'influence la plus importante de la Lune sur la Terre se traduit par les marées provoquée$ par les oscillations de la surface des océans ; il existe aussi des marées, moins sensibles, affectant l'écorce terrestre et l'atmosphère. Les marées sont sous l'influence de forces provenant des astres (principalement de la Lune et du Soleil) et perturbant périodiquement la gravité terrestre. La Lune a un diamètre de 3 470 km et se trouve en moyenne à 384 400 km de la terre (minimum = 363 300 km et maximum = 405 500 km).

 

 MÉTÉOROLOGIE  : L'influence directe de la Lune sur le temps n'a pu être démontrée. En effet, l'affirmation selon laquelle la nébulosité diminue quand la Lune croit ou est pleine est sans fondement C'est l'inverse qui se produit lorsque la nouvelle lune est visible et que les nuages se dissipent. Il est également faux de dire que la Lune favorise le gel, car il suffit que le temps soit clair en hiver pour qu'il y ait des gelées du fait de la perte de chaleur du sol. Quant aux marées lunaires de l'atmosphère, celles-ci sont beaucoup trop faibles pour influencer d'une manière ou d'une autre le temps.

 PRÉVISIONS   : Bon nombre de dictons populaire tels que celui qui consiste à croire que le temps devient beau à la lune montante, change à la pleine lune, et devient mauvais à la nouvelle lune, sont sans fondement La Lune reste tout au plus responsable de phénomènes optiques comme les halos et les cernes. Quant à la couleur de la Lune, elle est également due à des phénomènes optiques dans l'atmosphère terrestre.

   

Les marées.
Le mouvement de flux et de reflux de la mer suit si régulièrement le mouvement de la Lune que la relation de cause à effet s'impose. La Lune attire la masse des eaux de l'Océan, causant une dénivellation qui se déplace devant la Lune, avec un retard dû à l'inertie et au frottement, et est la cause de l'onde de marée que nous voyons déferler sur nos côtes. L'action du Soleil s'ajoute à celle de la Lune aux syzygies; elle la contrarie aux quadratures, d'où l'origine des marées de vive-eau, aux environs de la pleine Lune et de la nouvelle Lune, et des marées de morte-eau aux environs des quartiers.
Cette explication très simple est en réalité compliquée par le fait que, pour un Océan, la marée est un phénomène oscillatoire, et que la période de vibration propre de la masse liquide en mouvement peut, suivant les cas, être harmonisée avec la période d'attraction lunaire ou avec la période solaire. Enfin, des singularités locales sont causées par la forme des côtes, de sorte que l'amplitude des marées et l'heure de la pleine mer sont très variables.
Cependant, on arrive à prévoir, pour un lieu donné, avec une précision de quelques minutes, les heures de pleine mer et de basse mer, et, avec une précision de quelques centimètres, le niveau qui sera atteint à ces moments. Ces prédictions sont importantes pour la navigation et pour la vie sur les côtes.


Une planète double
Le système constitué par la Terre et la Lune ressemble beaucoup plus à une planète double qu'à une planète dotée d'un satellite. Les satellites du Système Solaire sont généralement minuscules par rapport à leur planète. La Lune fait exception. Son volume et sa masse représentent respectivement 1/50e et 1/81e de ceux de notre globe. De plus, le diamètre de la Terre est seulement 4 fois supérieur à celui de la Lune.
Malgré la proximité relative des deux corps célestes, leur histoire géologique s'est déroulée de façon très différente. Presque toutes les différences actuelles entre les deux astres sont dues à deux causes fondamentales : l'absence totale d'eau dans les étendues lunaires, et l'activité géologique précédente de la Lune au cours de son histoire.
De ce fait, on n'y rencontre pas de bassins sédimentaires, ni de chaînes montagneuses de type terrestre. De plus, la croûte n'est pas affectée par des mouvements tectoniques. Ceux-ci sont une caractéristique importante et facilement perceptible de notre planète. L'apparence actuelle de la surface de la Lune est le résultat d'un bombardement intense de météorites : elle est donc due principalement à des forces extérieures à notre satellite, contrairement à celle de la Terre.


La limite de Roche
Selon des études récentes, la Lune s'éloignerait de la Terre d'environ 3 cm par an. Dans le passé, elle devait donc en être beaucoup plus proche. Mais la distance minimale entre les deux astres n'a pas pu être inférieure à 18 000 km, soit 2,9 fois le rayon terrestre. Cette valeur représente une distance critique, appelée " limite de Roche ". En deçà de cette valeur, l'attraction gravitationnelle de la Terre aurait désintégré la Lune.
Du point de vue géologique et géophysique, la Lune a depuis longtemps cessé d'être active : d'une part, son activité sismique est faible; d'autre part, on n'y a pas trouvé de roches ayant moins de 3 milliards d'années. Elle exerce néanmoins une influence sur la Terre. Son attraction gravitationnelle provoque les marées, affectant aussi bien les océans que la croûte solide et l'atmosphère. Les marées océaniques sont bien connues. Elles présentent deux maxima identiques durant chaque rotation de la Terre. Ils sont dus à la rotation de la terre et non à la force centrifuge résultant de la rotation (je me ferai un plaisir d'expliquer au lecteur qui sera arrivé à ce point pourquoi mais en deux mots : la force centrifuge n'existe pas…), en même temps qu'à l'attraction de la Lune.


Le ralentissement de la Terre
A cause du frottement provoqué par les marées, la Terre tourne de moins en moins vite. En accord avec les lois de la mécanique céleste, la Lune réagit en accélérant son mouvement et s'éloigne de plus en plus de la Terre. Même si la valeur de cet éloignement (3 cm par an) nous semble négligeable, son accumulation au cours des siècles produit des effets notables ; certaines éclipses de Soleil ne se sont pas, produites exactement aux endroits prévus.: On possède des preuves du ralentissement de la Terre. Actuellement, par exemple, les coraux poussent moins vite qu'il y a des millions d'années, comme le démontrent leurs anneaux de croissance.
En extrapolant, la Terre et- la Lune se seraient trouvées pratiquement en contact il y a environ un milliard d'années. Or, nous, savons que c'est impossible. Comment expliquer ce paradoxe?
On peut supposer que les forces de frottement dues aux marées aient été moins importantes dans le passé. Peut-être les masses continentales se trouvaient-elles dans des positions différentes de celles d'aujourd'hui, et pratiquement en contact. La surface des plates-formes continentales, liée au périmètre des continents, devait être inférieure à ce qu'elle est actuellement. Or, le frottement atteint son intensité maximale dans les zones relativement peu profondes que représentent ces plates-formes. La somme totale des forces de frottement était peut-être inférieure à ce qu'elle est aujourd'hui

 

 

Les idées fausses sur la Lune

La Lune et la météorologie.
On peut penser que si la mer est soulevée par l'attraction de la Lune, notre atmosphère doit l'être également.
L'observation, c'est-à-dire l'étude des correspondances des variations barométriques avec la position de la Lune, a été entreprise sans que les conclusions soient bien nettes.
Elle ne le sont pas davantage en ce qui concerne l'influence de la Lune en météorologie. Le dogme de l'influence lunaire a cependant des partisans convaincus, surtout dans les campagnes.
Sans vouloir discuter des règles de prédiction aussi variées que contradictoires, quand elles ne sont pas ornées de réticences qui permettent à leurs auteurs d'avoir toujours raison devant les événements, nous pouvons dire que les longues suites d'observations, enregistrées depuis plus d'un siècle, jour par jour, par les services météorologiques, n'ont pas permis d'établir un lien entre le mouvement de la Lune et les phénomènes météorologiques.
D'ailleurs, la phase de la Lune est la même à la fois sur toute la Terre, tandis qu'une dépression cyclonale peut mettre cinq jours pour se déplacer du Nord de l'Ecosse jusqu'au fond de la Baltique, entraînant des variations diverses sur toute la France.


La Lune rousse.
Pourtant, on ne peut nier que si la Lune brille dans le ciel du mois de mai, il y a des chances pour que les jeunes pousses de vignes ou de pommes de terre soient gelées le matin. On dit que la Lune les a roussies.
Il y a là une concordance indiscutable, mais non une relation de cause à effet. Si la lune brille, c'est que le ciel est sans nuages, et que rien ne s'oppose au refroidissement nocturne. Le même phénomène se produira aussi bien au moment de la nouvelle lune, si le ciel est clair, bien que la Lune ne paraisse pas. Il se produirait aussi au mois de mars dans les mêmes conditions, mais alors la Lune ne roussit pas les jeunes pousses parce que la végétation n'est pas encore partie.


La Lune et la végétation.
Le nombre des méfaits attribués à la Lune, surtout à la campagne, formerait une longue liste, ainsi que les règles que certains cultivateurs croient devoir suivre pour éviter des catastrophes. Il faut mettre le vin en bouteilles en Lune décroissante, semer les pommes de terre en Lune croissante, etc. Ces règles varient d'ailleurs d'une région à l'autre, résultats, en général, d'observations hâtivement généralisées, et insuffisamment contrôlées.
Il ne s'agit pas de nier systématiquement des faits qui se sont peut être produits, et qui mériteraient une étude approfondie. Mais, jusqu'à présent, la science agronomique, qui a fait des progrès considérables depuis un siècle, n'a pu les homologuer.
Soyons cependant modestes; la Lune n'a peut-être pas révélé toutes ses actions et la sagesse de Hamlet est profonde quand il dit :
" Il y a plus de choses dans le Ciel et sur la Terre que n'en peut contenir notre philosophie. "

 

Est-il vrai que la lumière de la Lune décolore les vêtements?
On rencontre parfois, dans les contes et légendes, des allusions au pouvoir blanchissant des rayons de Dame la Lune. Est-ce que la lumière lunaire peut vraiment affecter les couleurs des vêtements? Oui, mais de façon vraiment très négligeable.

D’où nous provient la lumière de la Lune? Du Soleil, dont elle réfléchit les rayons. Cependant, la surface de la Lune ne réfléchit que 8,3% de la lumière solaire qu’elle reçoit. Par conséquent, cela fait bien peut de lumière pour décolorer les vêtements - ou quoi que ce soit, d’ailleurs. Le Soleil est nettement plus efficace, particulièrement les rayons ultraviolets qu’il émet et qui sont les plus dommageables pour les pigments de couleurs.

  Source du texte : Guide de la météorologie

 

 

 

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Révision : 13 août 2007