Les banques bonnes ou mauvaises ?

Les banques vont-elles désormais mieux traiter leurs clients ? Les associations de consommateurs dénoncent depuis longtemps la hausse vertigineuse des frais qu'elles prélèvent. Cependant, en dépit de quelques améliorations, beaucoup reste à faire pour mieux protéger les consommateurs. Les prix des services flambent. L'étude annuelle sur les tarifs bancaires de la CLCV (Association consommation logement et cadre de vie), publiée en mars dernier, dénonce, des augmentations autour de 20 pour les cartes bancaires ou les chèques de banque dans certains des 78 établissements passés au crible. Certains services jusque-là gratuits sont de plus en plus souvent payants. La facturation des retraits d'espèces aux distributeurs automatiques d'autres réseaux se répand, et certaines banques commencent même à réduire le nombre de retraits gratuits.

 

Les frais de gestion de compte, autrefois rares,se généralisent, surtout dans les banques mutualistes : ils dépassent parfois 20 € par an ans certaines caisses du Crédit agricole, des Banques populaires... Ailleurs, ils restent toutefois plus modestes : seulement 3 €, depuis le 1er juillet, à La Poste,par exemple,La mise en place de prélèvements automatiques est aussi de plus en plus souvent facturée, en particulier, là encore, dans les réseaux mutualistes, et surtout lorsqu'ils sont destinés à des organismes de crédit concurrents.

Certes, il subsiste parfois des exceptions pour les impôts, EDF, GDF, etc. Vers une amélioration des pratiques Certaines mesures sont déjà entrées en vigueur. Depuis le 1er janvier, par exemple les banques ont renoncé à prélever des fraisde « fermeture » de compte (autour de 20 € dans de nombreux établissements), lorsqu'un client clôture son compte-chèques  ou ses livrets CODEVI et LEP (mais pas pour les CEL, PEL, PEA, PEP, compte titres, etc.). Depuis le 1er mars, elles ont aussi promis de ne plus faire payer un client qui souhaite retirer des espèces au guichet de sa propre agence et qui ne dispose pas d'une carte bancaire. En revanche, cela reste possible si le retrait est effectué dans d'autres agences que la sienne. Chaque banque doit également diffuser ses tarifs dans ses agences et sur Internet. Ce n'est pas inutile car les Français auront quelques surprises s'ils s'astreignent à comparer. Selon la CLCV, le prix d'une carte Visa Premier oscille, par exemple, entre 50 et près de 130 € selon les établissements. Les banques vont aussi mettre à la disposition des clients un « guide de la mobilité », qui détaille la marche à suivre pour changer de banquier sans encombre. Il est disponible notamment sur Internet, sur le site de la FBF, la Fédération bancaire française. Enfin, la profession s'est engagée à fournir, si le client souhaite, une liste des opérations régulières et automatiques effectuées sur son compte. Il saura ainsi à quels organismes communiquer ses nouvelles coordonnées bancaires, pour éviter, par exemple, qu'un prélèvement automatique ou un virement n'arrive sur l'ancien compte après sa clôture. Attention, ce service pourra être facturé par l'établissement délaissé. D'autres dispositions sont annoncées. Pour faciliter les comparaisons, les banques devront bientôt adopter un lexique commun, et recenser sous les mêmes termes les mêmes opérations. Ou encore, à la fin de l'année, les clients pourront plus facilement distinguer sur leur relevé de compte les frais bancaires prélevés par leur banquier. Ceux-ci devront en effet se différencier des autres débits sur le compte grâce à un petit pictogramme spécifique.

 

 

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