La colocation est un phénomène très tendance

La colocation est un phénomène très tendance.

La colocation se développe à Paris et dans les métropoles régionales.

Elle ne séduit pas seulement les étudiants mais de plus en plus les jeunes cadres supérieurs qui ont compris qu'il valait mieux s'installer à plusieurs dans un grand appartement que seul dans une studette.

On ne s'y installe plus forcément entre amis ou amis d'amis, on «recrute» aussi hors d'une bande de copains, pas forcément pour faire d'autres connaissances mais pour arriver à se loger plus facilement et à moindre prix.

 

 

Pécuniairement et socialement, louer à plusieurs se révèle plutôt une bonne affaire d'autant que chaque colocataire dispose de sa propre pièce mais aussi «de la jouissance de parties communes» telles que living, salon, grande cuisine...

Le bail est un bail classique signé par chacun des colocataires, chacun s'acquittant de sa part de loyer.

Chaque colocataire reste redevable de sa seule quote-part si les autres ne règlent plus leur loyer, excepté si le bailleur a fait signer une clause de solidarité.

D'autre part, si un des colocataires décide de partir, il donne son congé par lettre recommandée avec accusé de réception et se retrouve libre de tout engagement.

Si l'un d'eux ne paie plus son loyer, le bailleur peut réclamer aux autres colocataires ou à l'un d'eux seulement et parfois le plus solvable, la totalité du loyer.

Si le propriétaire constate une dégradation des lieux, il peut demander la remise en état sans avoir à chercher qui est le responsable des dégradations locatives.

Si l'un des locataires bénéficie d'un délai de préavis ramené à un mois au lieu de trois (mutation, divorce...), cette réduction de délai ne s'applique qu'à l'occupant concerné.

Aussi séduisante soit-elle sur le plan de la convivialité et des finances, la colocation n'est pas forcément de tout repos face au bailleur.