Randonnée
Séjour dans le refuge de montagne

Respecter son environnement : Les espaces traversés sont communaux ou privés et souvent exploités par des agriculteurs.

 

 De fait, il faut refermer les barrières derrière soi et rester sur les sentiers balisés : cela évite de davantage éroder les pentes ou de faire tomber des pierres sur d'autres randonneurs. Les fleurs sont à regarder sans les cueillir (il peut s'agir d'espèces protégées) et les déchets à redescendre avec soi. S'informer avant de partir : En montagne, le temps change vite et les conditions constatées dans la vallée ne sont pas forcément celles en altitude. Avant le départ, consulter la météo s'impose. Le risque principal restant l'orage :

s'il survient, la consigne est de s'éloigner de tout objet métallique pointu, de garder une distance de 2 à 3 mètres entre les marcheurs et, en cas d'arrêt, de s'isoler du sol en s'asseyant sur son sac à dos. De manière générale, la montagne doit être abordée avec prudence et humilité. Par exemple, ne pas s'aventurer sur des pentes herbeuses ou des névés. Même s'ils paraissent faciles, ils peuvent se révéler très glissants. Éviter aussi de passer sur les ponts de neige, toujours dangereux en été. Préparer son itinéraire : Il est préférable de choisir sa balade à partir d'une carte à l'échelle 1/25000e ou 1/50000e (IGN, topo-guides de la Fédération française de randonnée pédestre...). Et ce n'est pas tant la distance mais le dénivelé qui importe. Ainsi, en une heure, un randonneur moyen grimpe un dénivelé de 300 m et descend 500 m. Si une halte est prévue dans un refuge, il est recommandé de réserver, certains étant bondés l'été. Prévoir un équipement : S'équiper de chaussures de marche ou mixtes (mi-randonnée, mi-sport) est un minimum. À déconseiller, les baskets. Trop souples, elles ne tiennent pas assez le pied. Les chaussettes coton/synthétique sont à privilégier. Dans le sac à dos, ne pas oublier de glisser une laine polaire, un vêtement de pluie, une crème solaire, des lunettes de soleil et un chapeau. Randonner nécessitant un effort, prévoir aussi une gourde - au moins un litre par personne et par jour - et des aliments énergétiques (barres de céréales, fruits secs...). Enfin, il est recommandé de prendre une trousse à pharmacie.

Les refuges de montagne en pleine mutation ! Selon une enquête du ministère du Tourisme menée sur les Alpes-du-Nord (deux places de refuges sur trois), «le poids des randonneurs y est devenu prépondérant», les alpinistes ne représentant plus que «36% des nuitées». Une tendance qui s'explique par la combinaison du «boom» de la montagne et de la recherche de «l'authentique». «Sur le parc national de la Vanoise qui couvre 53000 hectares, nous comptons une cinquantaine de refuges gardés, explique son directeur. Tous ont été créés dans les années soixante, au moment où nous avons tracé nombre de sentiers.» Et sur ce site comme ailleurs, beaucoup sont construits en moyenne montagne (2500m environ) et accessibles par des sentiers plus ou moins faciles. Situation différente au pied du Mont-Blanc, temple de l'alpinisme. «Sur les six refuges que nous gérons, indique Jacques Pire, président du CAF de Chamonix (74), seul l'Albert Ier, à 2706 mètres, est facile d'accès. Des familles y montent ainsi pour y déjeuner, voire y passer la nuit.» Leurs motivations? Dépaysement et impression de vivre une petite aventure. Car le refuge de montagne a perdu sa vocation première: celle d'un lieu où l'on s'arrête, volontairement ou pas, sur la route d'une longue expédition. C'est souvent aujourd'hui un objectif de balade.

 

 

 

 

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Révision : 19 juillet 2006 QC