Vacances - Séjour
Le refuge de montagne

Les séjours à la montagne sont l'occasion de découvrir les refuges ouverts dans tous les massifs. Ils sont tenus par des associations, comme le Club alpin français (Caf), des propriétaires privés ou des collectivités locales.

 

Pour beaucoup, les refuges (en haute ou moyenne montagne) sont réservés aux alpinistes confirmés. Erreur ! Aujourd'hui, ce sont surtout des randonneurs, aguerris ou non, qui y passent une nuit ou en font un but de balade. Cette évolution fait d'ailleurs grincer des dents. Comme l'a montré un récent colloque à Chambéry (73), des puristes préféreraient «rester entre eux». D'autres (majoritaires) estiment, au contraire, qu'il faut s'adapter à cette clientèle, notamment en termes de confort.

Le Caf publie un Guide des refuges. Les uns après les autres, les refuges se modernisent. Les douches (parfois chaudes) y ont fait leur apparition tandis que l'électricité se généralise (panneaux solaires). Parfois, on y trouve même un Fax ! En outre, les dortoirs font place à de petites chambres. Fini, également, les WC spartiates à l'extérieur, et place à des lieux d'aisance plus commodes! Pour autant, les gestionnaires se défendent de vouloir transformer les refuges en hôtels d'altitude: le confort, oui, mais point trop tout de même ! Pour une nuit en refuge (draps fournis), le prix par personne varie de 10 à 20 euros (réductions pour les membres de clubs ou d'associations d'alpinistes ou de randonneurs). Les douches sont facturées en sus, comme les repas. Attention, il est vivement conseillé de réserver : de nombreux refuges ont désormais le téléphone. La réservation est obligatoire dans les zones les plus fréquentées (massif du Mont-blanc, barrière des Écrins...). Toutefois, et en dépit des exigences de la réglementation (celle de tout établissement qui reçoit du public), les gardiens acceptent souvent d'héberger plus de personnes que les capacités officielles ne le permettent. «La tradition d'un refuge, c'est d'accueillir tout le monde, explique l'un d'eux. Alors, c'est vrai, on se retrouve parfois entassés à 100 pour 35 places». Une promiscuité qui, d'après plusieurs témoignages, est source de tensions entre les occupants.

 

 

 

 

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Révision : 19 juillet 2006 QC