Les conseils sécurité
; Respect d'autrui. Les
usagers des pistes doivent se comporter de telle manière qu'ils ne puissent
mettre autrui en danger ou de lui porter préjudice soit par leur comportement
soit par leur matériel.
Stationnement. Tout usager doit éviter de stationner dans
les passages étroits ou sans visibilité; en cas de chute, il doit libérer la
piste le plus vite possible.
Maitrise de la vitesse et du comportement. Tout usager
des pistes doit adapter sa vitesse et son comportement à ses capacités
personnelles ainsi qu'aux conditions générales du terrain et du temps, à l'état
de la neige et à la densité du trafic.
Montée et descente à pied. Celui qui est obligé de
remonter ou de descendre une piste à pied doit utiliser le bord de la piste en
prenant garde que ni lui, ni son matériel ne soient un danger pour autrui.
Choix de la direction par qui est en amont. Celui qui se
trouve en amont a une position qui lui permet de choisir une trajectoire; il
doit donc faire ce choix de façon à préserver la sécurité de toute personne qui
est en aval.
Respect de l'information, du balisage et de la signalisation.
L'usager doit tenir compte des informations sur les conditions
météorologiques, sur l'état des pistes et de la neige. Il doit respecter le
balisage et la signalisation.
Dépassement. Le dépassement peut s'effectuer par l'amont
ou par l'aval, par la droite ou pa la gauche; mais il doit toujours se faire de
manière assez large pour prévenir les évolution de celui que l'on dépasse.
Assistance. Toute personne témoin ou acteur d'un accident
doit prêter assistance, notamment en donnant l'alerte. En cas de besoin, et à la
demande des secouristes, elle doit se mettre à leur disposition.
Au croisement des pistes ou lors d'un départ. Après un
arrêt ou à un croisement de pistes, tout usager doit par un examen de l'amont et
de l'aval, s'assurer qu'il peut s'engager sans danger pour autrui et pour lui.
Identification. Toute personne, témoin ou acteur d'
accident, est tenue de faire connaître son identité auprès du service de secours
et/ou des tiers.
Le guide avalanche
: L'évolution du manteau neigeux
La stabilité du manteau neigeux varie en fonction de son évolution. En effet,
dès que la neige se dépose à la surface du sol, et quelquefois au cours de la
chute, elle commence à se transformer selon une suite de phénomènes physiques
en relation avec les conditions météorologiques. Ces modifications de taille et
de forme, entraînant des propriétés physiques et mécaniques différentes, sont
dues à l'action du vent, à la répartition verticale de la température dans la
neige (réchauffement, pluie), etc. Le résultat est un manteau stratifié, composé
de différentes couches de neige. Selon les caractéristiques de ces couches
successives et leur évolution, le manteau neigeux peut devenir stable ou
instable, ce qui peut dans ce dernier cas provoquer des avalanches ou faciliter
leur déclenchement.
3 types d'avalanche
Une avalanche est une masse de neige qui dévale une pente à plus ou moins grande
vitesse.
Schématiquement, on distingue trois familles d'avalanche caractérisées chacune
par le type de neige mise en cause dans le mouvement initial : l'avalanche de
neige récente, l'avalanche de plaque dure, et l'avalanche de neige humide (ou de
fonte). Mais la réalité est souvent complexe et, au cours de son trajet, une
avalanche peut changer de caractéristiques.
L'avalanche de neige récente
La neige mise en mouvement est peu évoluée, sèche ou humide, pulvérulente ou de
faible cohésion. Sa masse volumique est le plus souvent inférieure à 200 kg/m3.
Les avalanches spontanées se produisent pendant ou peu après les chutes de neige
alors que le risque de déclenchement par le skieur peut persister plusieurs
jours.
Ces avalanches se caractérisent soit par un départ ponctuel, soit par une
cassure linéaire. Dans le cas d'un départ ponctuel, l'avalanche s'élargit vers
l'aval (trace en forme de cône ou de poire). Les cassures linéaires concernent
une neige dont la cohésion est faible mais suffisante pour se comporter
initialement comme une plaque friable. Ce dernier type de déclenchement
d'avalanche provoque beaucoup d'accidents. Il est d'autant plus dangereux que
l'aspect poudreux de la neige de surface ne donne pas l'impression d'un matériau
pouvant subir une fracture linéaire (comportement de plaque).
Que le départ de l'avalanche soit ponctuel ou linéaire, son écoulement et son
ampleur dépendent de plusieurs facteurs : quantité de neige mobilisable, qualité
(sèche, humide), température et densité de la neige, topographie (nature du sol,
déclivité, longueur de la pente).
Leur écoulement se fait soit en surface comme un fluide dense, soit sous forme
d'aérosol, mélange de neige et d'air (avalanche de poudreuse). Les plus grosses
d'entre elles, qui déferlent à très grande vitesse (jusqu'à 200 à 300 km/h)
peuvent provoquer d'énormes dégâts. La zone de dépôt de ces avalanches de
poudreuse est parfois difficilement détectable car elle s'étend sur une vaste
superficie.