|
État des
arrêtés de limitation des usages de l'eau

.
CANICULE -
Sécheresse : alerte aux réserves d'eau
Le ministère de l'Ecologie estime que les réserves d'eau de 12 départements
français sont dans une "situation préoccupante".
La France commence à avoir soif. Douze départements sont dans une "situation
préoccupante" a annoncé samedi 1er juillet le ministère de l'Ecologie. Cette
situation est liée par les effets de la sécheresse sur les ressources en eau.
Ces départements sont situés dans le Bassin parisien (Eure-et-Loir,
Seine-et-Marne, Yvelines), le Grand Ouest (Sarthe, Indre-et-Loire,
Maine-et-Loire, Vendée, Charente-Maritime) et le midi de la France
(Lot-et-Garonne, Tarn, Ardèche, Vaucluse).
Vingt-huit autres, situés principalement dans le Sud-Est et le long d'une
diagonale allant du Nord aux Pyrénées-Atlantiques, étaient en "situation
délicate", selon la carte nationale de suivi établie au 30 juin par le ministère
et diffusée sur son site internet (www.ecologie.gouv.fr).
Les autorités ont par ailleurs placé 29 départements en "situation de
vigilance", premier échelon de ce dispositif de veille.
Au total, les préfets de 31 départements classés en situation "préoccupante" ou
"délicate" ont pris des arrêts de limitation des usages de l'eau, qui concernent
notamment le lavage des véhicules hors stations, le remplissage des piscines
privées ou l'irrigation.
Pas de phénomène généralisé
Le ministère de l'Ecologie a toutefois invité à "ne pas surinterpréter ces
chiffres, liés notamment au fait que des mesures de précaution ont été prises
plus tôt que d'habitude".
"Nous ne sommes pas pour le moment sur un phénomène aussi généralisé que l'année
dernière", a déclaré le directeur de l'eau au ministère de l'Ecologie, Pascal
Berteaud.
"Sur la majeure partie de la France, les ressources en eau sont normales ou un
peu inférieures à la normale", a-t-il fait valoir.
Selon lui, la pénurie d'eau localement constatée, sensible en Beauce, en
Picardie et dans la vallée de la Garonne, est liée à "un hiver particulièrement
sec". "Il a plu en mars et en avril mais depuis, c'est sec", a-t-il ajouté.
"Certaines nappes ne se sont pas rechargées, telle celle de la Beauce, qui a une
très forte inertie", a expliqué Pascal Berteaud.
S'est ajoutée une "surexploitation chronique" des ressources en eau, due
notamment aux besoins de l'agriculture, qui se fait particulièrement ressentir
dans certains départements de l'ouest et en Poitou-Charentes, selon la même
source.

- INFORMATION -
Actuellement
232 connectés
|