LES INONDATIONS

 

 

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    Les inondations font souvent beaucoup de victimes et de dégâts matériels. Elles sont responsables de 40% des accidents mortels dus aux catastrophes naturelles à travers le monde. Mais, dans certaines régions du globe, les inondations font partie du cycle naturel des saisons. Pendant des siècles et des siècles, les crues du Nil ont fait prospérer l'agriculture, donc la civilisation . De nos jours, de nombreuses zones tropicales sont tributaires des crues annuelles, qui fertilisent les cultures et reconstituent les réserves d'eau pour la saison sèche.

    Les inondations résultent d'un certain nombre de conditions météorologiques. On en distingue deux grands types. les crues éclair et les inondations étendues. Chacune a une origine, des caractéristiques et une durée différentes.

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 CRUES ÉCLAIR

    Les crues éclair se produisent lorsque des pluies intenses et brèves ne parviennent pas à se disperser par infiltration, ruissellement ou écoulement. 1a cause la plus fréquente de ces inondations est un orage qui se déplace lentement et peut déverser d'énormes quantités d'eau sur une zone limitée en très peu de temps. Les orages qui se déplacent rapidement sont moins gênants à cet égard, car ils donnent de la pluie sur une zone plus étendue. Les crues éclair se produisent souvent dans les vallées et les gorges. Quand de l'air humide est poussé vers la montagne, il s'élève et peut provoquer un orage accompagné des pluies torrentielles. Si le vent maintient l'orage stationnaire, l'eau peut ruisseler sur les pentes de la montagne et descendre jusqu'au fond de la vallée. Les gorges sont comme des entonnoirs qui accélèrent le débit de l'eau, dont la force emporte tout sur son passage. Un fleuve comme l'Ardèche, en France, est connu pour ses crues violentes, qui peuvent parfois dévaster des campings entiers. Les dernières crues éclair catastrophiques qui ont touché la France se sont produites en octobre 1988 à Nîmes (31 victimes), en septembre 1992 à Vaison-la-Romaine, en janvier 1996 à Béziers. Il est surprenant de voir que des orages qui s ' éloignent lentement peuvent aussi provoquer des crues soudaines dans le désert. La terre dure et sèche absorbe très peu la pluie: c'est pourquoi une trombe d'eau isolée peut transformer en un court laps de temps le lit d'une rivière à sec en un torrent tumultueux. Pour ces mêmes raisons, les crues éclair se produisent de plus en plus fréquemment dans les villes. Plus la terre est recouverte d'asphalte et de ciment, et moins la pluie peut infiltrer. Une fois que les caniveaux débordent, l'eau ne tarde pas à envahir les rues et les avenues. Les crues éclair sont parfois dues aux structures mêmes qui ont été mises en place pour les contenir. Les barrages et les digues sont efficaces, mais ils ont aussi révélé leurs carences en provoquant des inondations dévastatrices. Les crues éclair peuvent être destructrices, mais elles sont de courte durée et se dispersent presque aussi vite qu'elles sont survenues. Elles ont aussi tendance à se concentrer sur une zone assez restreinte. C'est ce qui les distingue des inondations massives.

 

  

 INONDATIONS MASSIVES OU ÉTENDUES

    Ce type d'inondation est associé en général à un système de fronts, comme un front froid ou une zone de basse pression, qui donne des pluies durables sur une vaste étendue. Ces inondations prennent souvent naissance près d'un cours d'eau, qui va sortir de son lit et recouvrir les terres alentour en imbibant progressivement le sol. Contrairement aux crues éclair, ce type d'inondation peut mettre plusieurs semaines à atteindre sa cote maximale. Ainsi, à Paris, en janvier 1910, la crue de la Seine transforma certaines artères de la capitale en canaux vénitiens! Aujourd'hui, des services spécialisés surveillent avec les météorologues le niveau des cours d'eau lors de précipitations abondantes. Cette prévention permet de cerner les risques d'inondations, mais il est toujours très difficile de les éviter ou de les endiguer.

Ville de longues Jumelles

    Les cyclones sont l'une des principales causes d'inondations massives dans les régions côtières et les terres avoisinantes. Ils déclenchent des pluies torrentielles et s'accompagnent de tempêtes en mer qui peuvent amener de grandes quantités d'eau très loin l'intérieur des terres. Le cyclone faiblit au-dessus du continent et peut s'établir en une dépression qui apporte encore de la pluie. Les inondations associées aux cyclones se produisent dans le monde entier. Les Antilles françaises sont souvent balayées par des cyclones. Hugo, en 1989, a provoqué la mort de 82 personnes et causé des dégâts considérables. En Guadeloupe, le 17 septembre 1989, on a déploré 11 morts, 107 blessés, 25 000 sans-abri et 35 000 sinistrés. Mais ces ravages ne sont rien en comparaison des catastrophes naturelles qui frappent certaines parties de l'Asie. Au Bangladesh, en 1991, un cyclone dans le golfe du Bengale a provoqué des inondations qui ont fait 150 000 morts.

     Le fleuve jaune, en Chine, est sans doute le plus menacé par les crues, et on le surnomme Chagrin de la Chine. En 3 500 ans, on a dénombré 1 500 inondations majeures le long du fleuve, qui ont causé d'innombrables victimes. Celle qui s'est produite entre 1887 et 1888 a entraîné la mort de quelque 2 500 000 personnes, ce qui en fait l'inondation la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité. Dans ces régions sujettes aux inondations, des digues sont souvent construites sur les rives des fleuves. Certains contestent leur efficacité en invoquant le fait que les dégâts causés par leur rupture sont pires que ceux qui résultent de simples crues. Bon nombre de leurs détracteurs affirment qu'une autre approche architecturale, telle que la construction de maisons sur pilotis, serait plus efficace. Les services météorologiques du monde entier ont fait un gros travail de contrôle des pluies et de prévision des inondations. Mais les inondations soudaines, en particulier, resteront probablement difficiles à prévoir. 

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 Ce qu’il faut faire en cas d’inondation

AVANT
– Renseignez-vous auprès des services publics, des voisins, pour savoir si vous habitez dans une zone inondable et s’il existe un « plan de prévention du risque d’inondation ». Une digue, un barrage, ne vous protègent pas forcément.
– Demandez jusqu’où peut monter l’eau, si elle monte rapidement, s’il y a beaucoup de courant pendant l’inondation.
– Protégez vos fondations par des drains, prévoyez une évacuation au fond de votre sous-sol, placez la chaudière, les compteurs EDF, GDF et les installations d’électricité et de téléphone hors d’atteinte, scellez la citerne de fioul.
PENDANT
– Déplacez meubles et objets. C’est plus efficace que de tenter d’empêcher l’eau d’entrer chez vous.
– Débranchez les appareils électriques avant que l’eau n’arrive, coupez le disjoncteur quand l’eau approche, arrêtez la chaudière, coupez l’alimentation de fuel ou de gaz, fermez l’eau seulement si on vous informe d’un risque de pollution.
– Montez sur cales (parpaings) les objets trop lourds.
APRÈS
– Rédigez un inventaire détaillé des dommages (construction, mobilier et équipement, véhicules, lingerie, livres... ). Estimez la valeur des biens endommagés, prenez des photos.
– Aérez les pièces, sortez ce qui est gorgé d’eau, nettoyez sols et murs à grandes eaux, désinfectez tout ce qui a été touché avec de l’eau de Javel ou du chlorure de chaux.
– Ne buvez pas l’eau du robinet avant d’être sûr qu’elle est potable. La première fois, laissez couler quelques minutes.
– Si vos biens ne sont pas couverts par une assurance dommage, vous ne pouvez prétendre qu’à une indemnité d’un fonds d’aide aux sinistrés.
Adressez-vous à la mairie.
– Si vos biens étaient couverts, votre assureur vous indemnisera au titre des catastrophes naturelles. Mais il faut qu’un arrêté interministériel paraisse au Journal officiel. Envoyez une déclaration de dommages à votre assureur au plus tard dans les 10 jours qui suivent la parution de l’arrêté. Ensuite, transmettez-lui un état estimatif des dommages. L’assureur doit vous indemniser dans un délai de trois mois.
 

 

 

 

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Révision : 09 juillet 2011