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Assainissement autonome
L'ASSAINISSEMENT AUTOUR DE LA MAISON : Avant toute chose, se poser la question de notre responsabilité de consommateur en évitant de rejeter des produits polluants. Ensuite, pourquoi ne pas repenser nos toilettes et implanter dans notre jardin un filtre planté ? En matière d'assainissement, la question ne se limite pas la recherche et à la mise en place du système le plus performant mais bien à une réflexion sur notre mode de vie et son impact sur l'environnement. Continuer à consommer à tout va, tout en introduisant dans l'environnement différentes substances nuisibles, sous prétexte que l'on dispose d'un système d'assainissement performant, ne constitue pas une bonne démarche. En effet, il faut nous poser la question de l'impact des produits que nous consommons une fois que nous les avons utilisés, mais aussi lors de leur fabrication. Les eaux grises, qu'elles sortent de notre cuisine, de notre salle de bain ou de l'usine de fabrication, contiennent les substances utilisées en amont. En prendre conscience pour ensuite modifier notre comportement de consommateur est un premier pas vers la réduction de notre impact sur l'environnement. C'est le premier assainissement. Un problème culturel : Une autre question que nous devons nous poser et qui probablement est la principale difficulté, est notre relation culturelle vis-à-vis de nos déjections (urine et matières fécales). En effet, elles sont considérées aujourd'hui comme un déchet à éliminer à tout prix. Nous devons nous replacer dans un autre contexte et reconsidérer ces matières pour ce qu'elles sont, en s'intéressant à leur constitution chimique et organique. Nous nous apercevrons alors très vite qu'elles présentent un intérêt important en agriculture, maraîchage ou jardinage et que leur valorisation est primordiale. De plus, les évacuer en utilisant la voie aquatique, (voie la plus rapide pour soustraire ces matières hors de notre vue), induit des effets néfastes sur le milieu aquatique et ne nous permet donc pas de fermer, en le valorisant, le cycle des différents éléments chimiques qui les composent.
Nous devons donc choisir la voie du moindre impact sur l'environnement à travers notre mode de vie et nos gestes du quotidien, plutôt qu'à travers la voie de la performance technique épuratoire. Pour cela nous proposons quelques principes qui constituent « une bonne démarche » : Réduire au maximum les pollutions à la source. de revaloriser au maximum la matière organique. Choisir les techniques les plus simples et consommant le minimum d'énergie tout en assurant une protection de l'environnement. Etre rigoureux dans la mise en place et le suivi dans le temps. de revaloriser le rejet des eaux usées épurées ou choisir l'infiltration dans le sol (sauf cas exceptionnel : massif karstique...). La technique d'assainissement naturel par les plantes, dite de « filtre planté » Le principe de fonctionnement des filtres plantés est de travailler à la fois en milieu aérobie (en présence d'oxygène) et en milieu anaérobie (en absence d'oxygène). L'épuration se fait par des bactéries spécifiques aux différentes étapes des cycles des matières à épurer. |