La Médecine

Consigne de sécurité d'une vague de froid :   Comment faire face à une vague de froid ?

 

La neige
La neige est la forme que prennent les précipitations lorsque les températures sont suffisamment basses au voisinage du sol. Les chutes de neige diminuent fortement la visibilité, mais c'est surtout l'accumulation de la neige au sol qui est le facteur déterminant à l'origine des blocages du réseau routier, des surcharges des couvertures des bâtiments, sans oublier la rupture des lignes électriques aériennes ou le gel des stations de relevage des eaux de consommation.

A l'arrivée d'une vague de froid, qui peut très bien s'accompagner d'une tempête hivernale, la visibilité se réduit. Les Nord-Américains parlent de « jour blanc ». Le verglas s'installe et toute fuite, en voiture notamment, devient impossible. Les problèmes liés à la neige sont souvent beaucoup plus importants en régions de plaine, relativement peu touchées habituellement et peu dotées en moyen d'intervention, qu'en régions de montagne traditionnellement mieux équipées.

 

Des précipitations donnant une accumulation de 10 cm en région de plaine et parfois même 5 cm en zone fortement urbanisée sont considérées comme susceptibles de provoquer des perturbations importantes. Dans le cas du blizzard, la neige peut aussi, et surtout, être soulevée du sol, alors qu'à hauteur d'une dizaine de mètres au-dessus de nos têtes,
le ciel est totalement libre de nuages. La neige est alors projetée contre les visages et les imprudents sans écharpe meurent asphyxiés ou… noyés : la neige entre par le nez et la bouche, sature les voies aériennes supérieures et fond à l'intérieur, alors qu'elle s'agglomère à l'extérieur en formant un bouchon de glace.
Une inégalité devant le froid, entre la ville et la campagne ! Il s'avère que les conurbations se défendent mieux contre le froid. L'activité humaine et industrielle crée un « îlot de chaleur ». Ainsi, à Paris, la température est souvent supérieure de 3 °C par rapport aux villes des départements de la « grande ceinture ». Un écart de +5 °C est souvent observé à la faveur de New York, pour les mêmes raisons. De plus, les immeubles ralentissent la force du vent moyen au niveau du sol. Ce qui n'interdit pas pour autant les effets « Venturi », accélérateurs des veines d'air, notamment sous les ponts, où un autre danger guette l'automobiliste : l'apparition de stalactites, sous les voûtes et tabliers, issues d'une fuite ou d'un défaut d'étanchéité de l'ouvrage, par exemple.

Données appliquées

Dès l'entrée de l'hiver, tous les responsables de l'entretien des réseaux routiers et autoroutiers sont particulièrement mobilisés (Etat, départements, communes, sociétés d'autoroutes). Il ne faut pas oublier les services chargés de la circulation des fluides sensibles aux fortes gelées : EDF, télécommunications, distribution d'eau potable… Ainsi, les services de secours sont intégrés dans des dispositifs opérationnels destinés à harmoniser le rôle des intervenants face, notamment, à des crises affectant majoritairement la circulation routière, endroit où l'homme est dans l'une des situations les plus démunies face à ce phénomène météorologique.
Cette situation, que nous allons étudier plus particulièrement, est la plus délicate pour les services engagés : interventions en nombre, à géographie et de natures variables, dans des dimensions illimitées, avec des relèves en personnels à prévoir plus fréquemment que pour des opérations « au chaud » (nous n'avons pas dit confortables !). D'autres cas, hors circulation routière, sont évoqués dans les conseils de comportement adjoints aux cartes de vigilance (voir ci-contre) et peuvent servir de trame dans les autres conduites à tenir à diffuser.

Le saviez-vous ?
Comme le marchand de crème autrefois, qui utilisait du sel en saumure pour fabriquer des glaces, mettez un peu de glace dans un bocal rempli d'eau.
A la lecture d'un thermomètre, vous verrez que le liquide est à une température voisine de 0 °C. Versez un peu de sel. Le thermomètre descend en dessous de 0 °C. L'eau gèle !
Vous venez de provoquer une réaction endothermique. C'est pour cette raison que les services chargés de l'entretien des routes et des voiries ne « salent » pas systématiquement, dès l'approche du 0 °C.
Le mieux est l'ennemi du bien !

 



 

 

 

 

 

 

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Révision : 05 décembre 2018