La Médecine

Consigne de sécurité d'une vague de froid :   Comment faire face à une vague de froid ?

 

L'importance des vagues de froid dans le travail qu’elles donnent aux sapeurs-pompiers et les observations que vous devez retenir, voire communiquer à vos proches, qui vous regardent comme « chargé de sécurité » sont abordées dans cet article, qui rappelle aussi quelques « ficelles », effacées par la virtualité de notre quotidien, et que les anciens connaissent, à l'évidence. Beaucoup de météorologues s'accordent à penser qu'avec le dérèglement des paramètres d'état de notre atmosphère, nous serons amenés à connaître des phénomènes liés à la chaleur et au froid de plus en plus excessifs. Ainsi, l'enseignement de la météorologie tombe à point nommé dans la formation des sapeurs-pompiers. Le « Référentiel Formation » en prévoit son approche par une partie « essentielle », puis « appliquée ».

Les données essentielles

L'arrivée d'une vague de froid intense est un phénomène qui n'est pas (encore) courant sur le territoire métropolitain. Les modèles permettent généralement de prévoir ce genre de phénomène susceptible de perturber de façon importante la vie économique et de provoquer des décès chez les personnes âgées, les sans-abri et les enfants en bas âge. Les services de Météo-France émettent des bulletins d'alerte pour des températures minimales descendant au-dessous de – 8 °C ou passant brusquement de valeurs positives à des valeurs inférieures à – 5 °C. Ces vagues de froid sont rarement sèches !

 

 Elles peuvent s'accompagner de pluies verglaçantes. On les appelle ainsi car il s'agit de précipitations arrivant au sol sous forme de gouttelettes d'eau surfondue et qui se congèlent au contact d'une surface gelée. Ce phénomène se produit lorsque des précipitations océaniques arrivent brutalement et que l'air doux marin n'a pas eu le temps de chasser la pellicule d'air froid de surface préexistante. La permanence du verglas au sol, très dangereuse pour la circulation automobile, dépend ensuite de la rapidité avec laquelle le sol se réchauffe. La prévision des pluies verglaçantes suppose donc une bonne prévision des précipitations et des profils verticaux de température au voisinage du sol. Les bulletins d'alerte sont justifiés dès lors qu'un département entier risque d'être atteint par le phénomène.
Deux ennemis guettent l'homme :

Le comportement individuel

L'usager de la route doit préparer son départ :
• vérifier l'état général du véhicule : différents niveaux des liquides, qualité des pneus, signalisation.
• Se renseigner sur les conditions météo : les bulletins d'information font état de route « normale », « délicate », « difficile » ou « impraticable ». A l'usager de prendre la bonne initiative, fondée sur une juste estimation de lui-même devant la taille de l'événement !
• Veiller à l'emport d'accessoires complémentaires : raclette, balayette, bombe antigivre, chaînes, gants, chiffons, lampe de poche, un téléphone portable bien « chargé » (et laissé le plus possible au chaud pour améliorer son autonomie).
L’usager de la route ne peut pas oublier les règles de prudence première qui peuvent s'avérer précieuses pour la survie, car tel est le mot qui convient, si la vague de froid vient à figer toute circulation routière, et donc tout secours extérieur : veiller à conserver, en entrant dans la zone d'intempéries, au moins la moitié du réservoir de carburant, pour permettre de chauffer le véhicule de temps à autre, dans le cas d'une immobilisation.
Cette disposition permet aussi d'allumer, quand le moteur tourne, une lumière pour rassurer, de nuit, les membres de la famille qui peuvent se découvrir un penchant claustrophobe ! La neige qui enveloppe peu à peu une voiture procure une sensation très désagréable pour tous, quand on est à l'intérieur.
• Prévoir une pelle-bêche, qui permet de libérer le pot d'échappement, périodiquement, lors de la formation de congères autour du véhicule.
• Prévoir des couvertures et des vêtements de rechange dans l'habitacle : la personne qui sort du véhicule périodiquement sera transie de froid si elle ne change pas de chaussures ou de pantalon recouverts de neige glacée.
• Emmener de la lecture ! Le papier journal est un très bon isolant thermique. Les cyclomotoristes le savent bien. Un chauffeur routier s'en est même sorti grâce à cette solution, entre autres.
• Penser à changer l'air de l'habitacle pour éviter l'asphyxie de l'équipage.
La police américaine propose d'emmener une bougie pour lutter contre la claustrophobie, mais aussi pour déceler une baisse de la teneur en O2. L'on peut être très réservé quant à cette solution, au vu de la seule concentration de vêtements en synthétique dans le volume !
• Comme un randonneur boit sans soif, il faut penser à se frictionner les pieds et les mains régulièrement.
• Prévoir une boisson chaude dans une bouteille isotherme.
Mais les intervenants, en plus des missions qui leur incombent dans ce cas (ravitaillement, présence psychologique, entre autres), ne doivent pas oublier de donner ou de rappeler quelques bons conseils :
• interdire aux personnes de sortir, sans but fondé, de leurs véhicules (effets du vent sur le corps, égarements potentiels…). Ne procéder à l'évacuation des véhicules que pour offrir en compensation un hébergement sûr et chaud.
• Regarder à l'intérieur des véhicules. Curieusement, la présence d'un chien de taille moyenne peut-être salvatrice : vous recommanderez à la personne qui souffre le plus du froid de se blottir contre lui. Une Américaine a ainsi été sauvée, alors qu'elle était pourtant dehors, perdue en plein blizzard. Le chien apporte un rempart à 38 °C !



 

 

 

 

 

 

 

 

 

© 1999 - 2007  Alertes-météo.com - Tous droits réservés
Révision : 05 décembre 2018