NEWS Cyclones tropicaux  
 

Mardi 2 mai 2000 : A un mois du début de la saison cyclonique dans l'Atlantique Nord, les experts affirment que la saison 2000 sera particulièrement active, presqu'autant que 98 et 99. Ces mêmes experts annoncent que les cyclones feront cinq à dix fois plus de dégâts aux Etats-Unis dans les prochaines décennies qu'actuellement. Les Etats-Unis devraient être approchés par onze phénomènes tropicaux cette années dont sept cyclones et trois "super cyclones" (avec plus de 200 km/h de vent). Les années 90 ont été les plus actives du siècle dans l'Atlantique Nord, probablement en parallèle avec la hausse des températures planétaires.


Jeudi 20 avril 2000 : Le cyclone Rosita frappe les terres du nord-ouest de l'Australie depuis mercredi après-midi. Cette région, peu peuplée et désertique, s'apprète à connaître d'importantes inondations. Les vents dépassent 120 km/h sur le littoral et l'oeil passe assez près de la ville côtière de Broome. Il est toutefois prévu que ce cyclone faiblissent dans les heures et les jours à venir... 


dimanche 10 avril 2000 : Le cyclone Hudah perd de la force après avoir fait quatre blessés au Mozambique

 MAPUTO, Mozambique (AP) -- Le cyclone Hudah a perdu dimanche de la force après avoir fait quatre blessés et des dégâts dans le centre du Mozambique, selon l'office sud-africain de météorologie. L'ouragan avait frappé samedi le pays après avoir ravagé en début de semaine Madagascar, faisant 20 morts.


dimanche 9 avril 2000, 15h23

Le cyclone Hudah, qui avait ravagé Madagascar en début de semaine, a repris de la vigueur et menace maintenant le Mozambique, ont indiqué jeudi selon les services météorologiques sud-africains. Hudah a fait 20 mort et touché 300.000 personnes à Madagascar. Après s'être tranformé en tempête tropicale, Hudah est redevenu cyclone et plus de 50 mm de pluies sont déjà tombés à sa bordure sur la côte nord du Mozambique. Le cyclone devrait toucher dans les quarante-huit heures une zone comprise entre Beira (centre) et Nampula plus au nord. La météo sud-africaine a indiqué que Hudah se trouvait jeudi à 8h00 locales (6h00 GMT) au-dessus de l'Océan indien, à 250 km à l'est-nord-est de Quelimane et avançait à 6 km à l'heure. "Il tire son énergie de la chaleur du canal du Mozambique (la partie de l'Océan indien comprise entre ce pays et Madagascar) et il ne fait que gagner en force", a dit un porte-parole de la météo sud-africaine. "L'oeil du cyclone n'est pas aussi intense que le cyclone Eline qui a frappé le sud du Mozambique en février, mais la zone entre Nampula et Beira peut s'attendre à de fortes pluies et à des vents forts pendant deux à trois jours, quand le gros du cyclone va se manifester". Environ 700 personnes ont été tuées dans les inondations qui ont touché le sud du Mozambique en février et des dizaines de milliers de personnes sont toujours sans abri en raison des pluies liées au cyclone Eline. A Washington, l'Agence US pour le développement international (USAID) a d'ores et déjà annoncé son intention d'envoyer des équipes de secours dans la perspective du cyclone Hudah. "Nous avons été un peu pris de court la dernière fois par l'évolution du temps, nous n'allons pas l'être cette fois" a dit un responsable d'USAID, Hugh Parmer.


samedi 8 avril 2000, 1h54 Le cyclone Hudah toujours stationné au large du Mozambique

 

MAPUTO, Mozambique (AP) -- Le cyclone Hudah, qui se trouvait toujours vendredi au large des côtes du Mozambique, a toutefois déjà causé de fortes pluies, touchant quelques villes côtières, ont indiqué les services météorologiques. Le cyclone, qui stationne depuis trois jours au large du Mozambique, ne devrait pas toucher le pays avant samedi soir, alors que les mozambicains se remettent tout juste des terribles inondations du mois de février qui ont tué près de 700 personnes et laissé des centaines de milliers d'autres sans abris. En début de semaine, le puissant cyclone a ravagé l'île de Madagascar, détruisant les habitations de près de 300.000 personnes. Initialement, les météorologues avaient prévu que le cyclone touche le Mozambique dès mercredi, mais il se fait toujours attendre.


Jeudi 6 avril 2000 :

Le cyclone Hudah, qui avait ravagé Madagascar en début de semaine, a repris de la vigueur et menace maintenant le Mozambique, ont indiqué jeudi selon les services météorologiques sud-africains. Hudah a fait 20 mort et touché 300.000 personnes à Madagascar. Après s'être tranformé en tempête tropicale, Hudah est redevenu cyclone et plus de 50 mm de pluies sont déjà tombés à sa bordure sur la côte nord du Mozambique. Le cyclone devrait toucher dans les quarante-huit heures une zone comprise entre Beira (centre) et Nampula plus au nord. La météo sud-africaine a indiqué que Hudah se trouvait jeudi à 8h00 locales (6h00 GMT) au-dessus de l'Océan indien, à 250 km à l'est-nord-est de Quelimane et avançait à 6 km à l'heure. "Il tire son énergie de la chaleur du canal du Mozambique (la partie de l'Océan indien comprise entre ce pays et Madagascar) et il ne fait que gagner en force", a dit un porte-parole de la météo sud-africaine. "L'oeil du cyclone n'est pas aussi intense que le cyclone Eline qui a frappé le sud du Mozambique en février, mais la zone entre Nampula et Beira peut s'attendre à de fortes pluies et à des vents forts pendant deux à trois jours, quand le gros du cyclone va se manifester". Environ 700 personnes ont été tuées dans les inondations qui ont touché le sud du Mozambique en février et des dizaines de milliers de personnes sont toujours sans abri en raison des pluies liées au cyclone Eline. A Washington, l'Agence US pour le développement international (USAID) a d'ores et déjà annoncé son intention d'envoyer des équipes de secours dans la perspective du cyclone Hudah. "Nous avons été un peu pris de court la dernière fois par l'évolution du temps, nous n'allons pas l'être cette fois" a dit un responsable d'USAID, Hugh Parmer.


mercredi 5 avril 2000 :      

Mozambique: troisième cyclone en vue

JOHANNESBURG (Reuters) - Après "Eline" et "Gloria", le Mozambique, victime en février et mars de terribles inondations, s'apprête à affronter en fin de journée un troisième cyclone venu de l'océan Indien. "Hudah", qui a fait au moins 13 morts dimanche lors de son passage sur le nord-est de l'île de Madagascar, est attendu vers minuit sur le littoral mozambicain, avec son cortège de pluies diluviennes et des vents soufflant à des pointes de plus de 100 km/h. Selon les services de météorologie, "Hudah" a légèrement dévié de sa course dans le canal du Mozambique en s'affaiblissant, avec une vitesse de déplacement de 15 km/h. Le cyclone devrait frapper la ville portuaire de Beira, la deuxième du pays, dans la nuit. Ian Mcleod, coordinateur de l'Unicef à Maputo, a indiqué que son agence disposait de deux avions Buffalo capables de décoller très rapidement pour acheminer des secours d'urgence. On estime que les inondations de février et mars ont fait quelque 700 morts dans le sud du Mozambique. 


mardi 4 avril 2000 :         

Plus de 400 personnes, menacées par une gigantesque coulée de boue, ont dû être évacuées après le passage mardi matin d'un cyclone dans le nord-est de l'Australie, ont indiqué les services d'urgence. La police a indiqué que 100 familles avaient été évacuées de leur maison juste avant qu'une tonne de pierres et de boue ne dévale une colline sur une rue de Townsville, dans l'état du Queensland dans le nord-est du pays. Le sergent de police Mick Gerrard a précisé qu'une demeure de plusieurs millions de dollars avait été pratiquement ensevelie sous la boue. "Le glissement de terrain a détruit la façade arrière du bâtiment", a-t-il indiqué. Cet éboulement est intervenu après le passage mardi matin du cyclone Tessi, qui a déversé 450 millimètres de pluie en 48 heures sur Townsville, où toutes les routes étaient coupées. Sur une petite île au large de Townsville, Magnetic Island, la circulation est devenue impossible les routes étant coupées par les chutes de pierres et de débris provoqués par les intempéries. Lundi matin, un autre cyclone, avec des rafales à 130 km/h avait touché cette région du Queensland. En outre un troisième cyclone, nommé Vaughan, était signalé mardi à 1 200 kilomètres de Cooktown, à l'extrême nord du Queensland.


lundi 3 avril 2000, 21h20

Après avoir quitté Madagascar, le cyclone Hudah menace le Mozambique

ANTANANARIVO (AP) -- Après avoir dévasté la ville d'Antalaha, où deux personnes auraient trouvé la mort, le cyclone Hudah a laissé lundi Madagascar pour poursuivre sa course vers le Mozambique. Le puissant cyclone s'est éloigné de la côte nord-ouest de l'île de l'Océan Indien aux environs de 9h du matin lundi après avoir frappé Madagascar 12 heures plus tôt près d'Antalaha dans le nord-est du pays, selon Météo, le service local de météorologie. Deux morts étaient signalés dans cette ville dont la majeure partie des bâtiments ont été endommagés par le cyclone. Des milliers de personnes ont été privées d'électricité et de téléphone. ''La plupart des immeubles qui n'étaient pas construits en béton ont été totalement détruit et beaucoup d'autres endommagés'', a déclaré Matthew Hatchwell, porte-parole de l'association Wildlife Conservation Society. ''Un quartier entier de maisons de bois a été jeté à terre. Les villes d'Andapa, qui avait beaucoup souffert des inondations et glissements de terrain provoquées par la tempête tropicale Gloria le mois dernier, et Maroantsetra ont également été sévèrement touchées.

Le cyclone a perdu de sa puissance alors qu'il traversait le nord de Madagascar mais les services Météo ont averti qu'il risquait de reprendre de la force avant de menacer le Mozambique. Il pourrait atteindre mercredi ce pays déjà dévasté par les inondations provoquées par le cyclone Eline à la mi-février et la tempête tropicale Gloria, deux semaines plus tard, selon le Bureau de météorologie d'Afrique du Sud.


lundi 3 avril 2000 :

 Le noyau intense du cyclone "Hudah" a frappé la côte nord-est de Madagascar, à la hauteur de la ville d'Antalaha, dans la nuit de dimanche à lundi à 22h30 locales (19h30 GMT), selon un ancien ministre malgache contacté par téléphone par l'AFP. "C'est fort, très fort, aussi fort que "Danae" en 1976", a déclaré à l'AFP depui Sambava, un peu plus au nord, Claude Andréas, ancien ministre de l'Agriculture, directeur général de la plus importante palmeraie industrielle du pays. Aux vents très violents - la météo nationale a évoqué des rafales à 300 km/h -, s'est ajouté un raz de marée sur tout le littoral de cette région côtière baignée par l'océan Indien. Dès dimanche soir, Claude Andréas signalait des coupures de routes en bord de mer entre Sambava et Antalaha, alors que dans cette localité, capitale mondiale de la vanille, le boulevard maritime était déjà inondé par la mer. La principale préoccupation, dimanche, des populations de cette région aura été de mettre en lieux sûrs, les produits agricoles qui font la richesse de cette région: vanille, girofle, café, huiles essentielles destinés à l'exportation. Aucun bilan des dégats ne peut être établi actuellement. L'étendue du cyclone "Hudah" affecte environ le tiers de la superficie de Madagascar (586.000 km2) et couvre toute la partie nord de l'île. Si sa trajectoire et sa vitesse de déplacement actuelles se maintiennent, "Hudah" devrait quitter Madagascar lundi en fin de journée pour se jeter dans le canal de Mozambique à la hauteur de l'île à vocation touristique de Nosy Be, sur la partie ouest du pays. "Hudah" est le troisième cyclone frappant Madagascar au cours des deux deniers mois. Après le passage d'Eline à la mi-février, puis de Gloria, début mars, le dernier bilan établi par le Programme alimentaire mondial (PAM) fait état de 200 morts et de 129.000 personnes, victimes des inondations sur la moitié nord du pays, nécessitant une aide alimentaire d'urgence.

Le cyclone tropical Hudah a fait au moins deux morts et entre 50.000 et 100.000 sinistrés dans la nuit de dimanche à lundi dans la partie nord de Madagascar, selon une première estimation officielle établie lundi. Sur la zone côtière, proche de l'océan Indien, les villes d'Antalaha, de Maroantsetra et d'Andapa ont été les plus touchées, à la fois par le vent, avec des rafales à 300 km/h selon la météo, et par un raz de marée. A Antalaha, deux personnes ont été tuées et les habitations sont détruites à 90%. Un membre de l'organisation humanitaire Care International n'a compté que 8 maisons "debout" sur les 12 km de route, actuellement impraticables, qui séparent le terrain d'aviation de la ville, capitale mondiale de la vanille. A Andapa, enclavée dans une cuvette au coeur du massif montagneux du Tsaratanana, les estimations, confirmées par des habitants de Sambava, font état d'une destruction de la localité de 60 à 70%. Cette première évaluation, divulguée lors d'une réunion du Conseil national de secours (CNS) présidée par le ministre de l'Intérieur, le général Jean-Jacques Rasolondraibe, ne porte que sur une infime partie de la zone affectée par le cyclone, en grande partie montagneuse et peu peuplée. Faute de moyens de communication terrestre et de télécommunications, le ministre de l'Intérieur a indiqué être sans nouvelles des localités de toute la zone nord-ouest située sur le passage du cyclone, qui se dirigeait dans la matinée de lundi vers le canal de Mozambique. Les premiers vols de reconnaissance et l'envoi des premiers secours en aide alimentaire et médicale auront lieu mardi. Dimanche, à l'annonce de l'approche du cyclone, les habitants ont tenté de mettre en lieux sûrs les produits agricoles qui font la richesse de la région: vanille, girofle, café et huiles essentiellement destinés à l'exportation. Hudah est le troisième cyclone frappant Madagascar au cours des deux deniers mois. Après le passage d'Eline à la mi-février, puis de la tempête tropicale Gloria, début mars, le dernier bilan établi par le Programme alimentaire mondial (PAM) fait état de 200 morts et de 129.000 personnes, victimes des inondations sur la moitié nord du pays, ayant besoin d'une alimentaire d'urgence.


Dimanche 2 avril 2000 :

La côte nord-est de Madagascar a été touchée dimanche matin par le cyclone tropical Hudah, le troisième depuis la mi-février à frapper cette île de l'Océan indien, indique la météorologie nationale malgache. Hudah a atteint la côte malgache à la hauteur des villes de Sambava, Antalaha et de Maroansetra, déja fortement affectées il y a tout juste un mois par le passage de la tempête tropicale Gloria. Cette tempête et le cyclone Eline qui l'avait précédée ont fait 200 morts. Samedi soir, la radio télévision nationale avait lancé des avertissements pour toutes les localités de cette zone, allant jusqu'au sud de Tamatave, le premier port malgache. Les zones à vocation touristique de l'île Sainte Marie et de Foulpointe sont tout particulièrement menacées. Hudah est accompagné de rafales de vent pouvant atteindre 280 km/h.


Vendredi 10 mars 2000 :

Le gouvernement malgache a lancé un appel pour une aide d'urgence de 3,7 millions de dollars pour venir en aide à 560.000 personnes touchées par les tempêtes tropicales, a indiqué vendredi le porte-parole de l'ONU, Fred Eckhard. Le porte-parole a d'autre part indiqué que le Programme alimentaire mondial (PAM) avait acheminé vendredi par avion plusieurs tonnes de nourriture dans la ville de Mahanoro, sur la côte est de l'île située dans l'océan indien. Une des principales difficultés est d'atteindre les petits groupes éparpillés dans la jungle, a-t-il ajouté. Le PAM avait indiqué plus tôt que deux Antonov de l'armée malgache avaient transporté douze tonnes d'aide alimentaire à Sambava, sur la côte nord-est. Les passages successifs du cyclone Eline mi-février qui a aussi ravagé le Mozambique et de la tempête tropicale Gloria le week-end dernier ont fait au moins 137 morts, selon un bilan provisoire. Plusieurs dizaines de personnes sont portées disparues, plus de 10.000 sont sans abri et plus de 12.000 isolées par les inondations. De son côté, une mission du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) dans le nord-est de l'île a affirmé que les champs de riz, inondés depuis une semaine, avaient été très gravement dévastés, de même que les plantations de café et de banane. Cela risque de laisser des centaines de milliers de personnes en danger de malnutrition et de les priver de leurs sources de revenus, affirme dans un communiqué l'UNICEF dont le siège est à New York.


Jeudi 2 mars 2000 : Les Etats-Unis vont renforcer leurs secours aux victimes des inondations et des cyclones au Mozambique en envoyant six avions de transport C130 et six hélicoptères gros porteurs dans la région a annoncé mercredi soir le président Bill Clinnton dans un communiqué. Il a ajouté que les Etats-Unis enverraient également des embarcations de sauvetage pour aider à recueillir les victimes de ces inondations qui ont déja fait au moins 200 morts et 220.000 sans abri, selon le président mozambicain Joaquim Chissano. Environ un million de personnes sur les 17 millions d'habitants du Mozambique ont été touchés par les inondations. Des responsables du Pentagone ont indiqué mercredi soir que Washington envisageait de transformer des manoeuvres de secours d'urgence prévues en mars au Cameroun --avec 550 militaires americains dont 100 membres du corps sanitaire-- en opération réelle au Mozambique où une équipe de militaires américains est arrivée mardi pour évaluer la situation, a-t-on ajouté de mêmes sources. Les hélicoptères, qui doivent partir d'Europe, sont des CH-47 et CH-53, mais on ignore combien de temps prendra leur voyage, a déclaré un responsable du Pentagone qui n'a pas voulu être identifié. Les appareils pourraient être acheminés dans des avions cargo géants C-5. Mais "où peut-on faire atterrir un C-5 alors que tout est inondé?", s'est interrogé un responsable. Les Etats-Unis ont porté leur aide au Mozambique à 12,8 millions de dollars, a indiqué le président Clinton qui a rendu hommage dans son communiqué "aux efforts entrepris par les dirigeants et les peuples de la région pour faire face à ce défi". Il a également affirmé "le soutien des Etats-Unis au peuple mozambicain et à ceux de toute la région" dans cette épreuve, et promis de continuer "à oeuvrer avec eux pour surmonter cette crise". Une équipe de quarante spécialistes en sauvetage, basée en Floride, a été envoyée au Mozambique par l'agence américaine pour le développement international (USAID). Les Etats-Unis ont fourni des bâches pour abriter 10.000 familles, 6.000 couvertures, 6.000 récipients à eau et 15 tonnes de biscuits énergétiques qui sont arrivés mercredi au Mozambique par pont aérien, a indiqué par ailleurs le porte-parole de la Maison Blanche Joe Lockhart.


Samedi 26 fevrier 2000 : Une forte dépression tropicale, baptisée Kim, affecte depuis 24 heures le sud-ouest de la Polynésie et en particulier les archipels des Gambier et des Australes, ont indiqué samedi à Papeete les services de Météo-France. Les vents qui soufflent entre 90 et 130 km/h soulèvent une mer importante, mais s'atténuent déjà dans l'archipel des Gambier après le passage de la dépression. Kim devrait passer sur les Australes dans la journée de samedi. On ne signale pour l'instant que des dégâts mineurs dans les deux archipels. Cette dépression est la première tempête de la saison, alors que la Polynésie connaît depuis plusieurs mois un temps sec et une absence de pluviométrie que les spécialistes expliquent par la persistance du phénomène la Nina.

Les opérations d'aide et de secours se poursuivaient samedi en Afrique Australe où le passage dévastateur du cyclone Eline a fait jusqu'ici au moins 260 morts, selon un décompte établi par l'AFP à partir de diverses sources dans la région. Plusieurs centaines de milliers de personnes soumises depuis plusieurs semaines à des inondations catastrophiques se retrouvent sans abri, à l'abandon, sans nourriture après le passage mardi, au Mozambique, du cyclone Eline qui poursuit sa route vers l'ouest. Ce pays de la côte sud-est africaine avait déjà été sérieusement touché par des pluies torrentielles au début du mois. A Nova Mambone, une ville située à environ 800 km au nord de la Maputo, la capitale, 50 personnes sont mortes, a rapporté samedi la radio mozambicaine. Ce qui porte le bilan des victimes au Mozambique, le pays le plus gravement touché, à environ 124 morts. Les autorités, toutefois, estiment que le bilan devrait s'alourdir, les communications avec les zones submergées par les eaux pour obtenir une image exacte de la situation étant pratiquement impossibles: les routes, les ponts, les lignes à haute tension et les lignes téléphoniques ont été emportés. Le Mozambique a demandé une aide de 65 millions de dollars pour subvenir aux besoins de quelque 800.000 personnes sinistrées. Après son passage dévastateur au Mozambique, le cyclone s'est dirigé vers le sud du Zimbabwe et le Botswana, laissant dans son sillage des pluies torrentielles qui ont touché le nord de l'Afrique du sud. La presse gouvernementale du Zimbabwe faisait état samedi d'au moins 29 morts. Mais là encore le bilan devrait s'alourdir. Un bus de voyageur, dont le nombre de passagers n'est pas connu, a plongé accidentellement dans le fleuve Mudzi, dans l'est du pays, au passage d'un pont. Selon le quotidien Herald, il n'y aurait pas de survivant. Sept membres d'une même famille sont également mortes dans l'est du pays lorsque leur hutte a été emportée par les eaux, indique le journal. Les responsables locaux chiffrent à 250.000 le nombre des sans-abri et démunis de nourriture. Trois provinces, dans l'est et le sud du Zimbabwe, ont été déclarées zones sinistrées par le président Robert Mugabe. Les survivants, réfugiés sur des toits, dans des arbres, sur des langues de terre infestées de serpents attendent d'être évacués par les hélicoptères de l'armée et les plongeurs de la police. Dans la province Nord en Afrique du sud, la police chiffrait à 21 les victimes des pluies torrentielles qui ont suivi le passage d'Eline, portant à 76 tués le dernier bilan du cyclone. Au moins 16 autres personnes avaient péri dans d'autres inondations survenues un peu plus tôt en février dans la province sud-africaine adjacente du Mpumalanga. La plupart des personnes sont mortes lorsque leurs maisons, traditionnellement bâties en boue séchée, se sont effondrées sur elles. Six hélicoptères engagés dans les opérations de secours ont réussi à secourir 250 personnes réfugiées sur des toits ou des arbres dans cette région, a indiqué la police. Les opérations de secours se sont poursuivies samedi, des hélicoptères ravitaillant en vivres et carburant les populations isolées. Les dégâts occasionnés aux infrastructures, notamment les routes et les ponts, sont estimés à environ 970 millions de rands (156 millions de dollars) par les responsables de l'armée. Enfin, au Botswana, une personne a été tuée et plus de 2.000 autres se sont retrouvées sans-abri durant les pluies de la semaine écoulée. Il y a deux semaines, de premières chutes torrentielles avaient tué huit personnes et laissé 60.000 autres sans-abri.

 

Inondations début février, pluies de traîne du cyclone Eline, crues-éclair et bientôt de nouvelles pluies : le nord-est sud-africain, saturé d'eau, attend du ciel un répit qui ne vient pas, ne serait-ce que pour compter ses morts et ses dégâts. Il y a les morts que l'on connaît : plus de 21 ces quatre derniers jours dans la Province Nord, coincée entre Mozambique, Zimbabwe et Botswana. Victimes pour certains de noyades, pour la plupart de trombes d'eau provoquant l'effondrement de leurs huttes de terres séchées. Le village de Tshilungoma, dans le district de Thohoyandu, a ainsi enterré la semaine dernière une femme et un enfant. Sa seule piste praticable, sans doute plus pour longtemps étant donné ses crevasses boueuses, serpente entre des maisons en dur, mais aussi des huttes aux murs affaissés, à demi détruites ou carrément aplaties. Et puis il y a les communautés dont on ne sait rien, morts, blessés ou pénurie. Six au moins dans le district de Giyani à quelque 20 km du Kruger Park, limitrophe du Mozambique, d'autres dans le district de Thohoyandou, d'autres dans la vallée Levubu. Des dizaines de milliers au total, peut-être bien au-delà de 100.000 pour la seule province : il est impossible de chiffrer le nombre d'habitants de ces villages, bourgs ou hameaux coupés du reste du monde depuis trois ou quatre jours par l'effondrement d'un pont, la détérioration d'une route, estimait samedi le responsable provincial de Gestion des Catastrophes, Hannes Steyn. Des hélicoptères de l'armée et de la police, basés dans la capitale provinciale Pietersburg et plus au nord à Louis-Trichard, n'ont pu voler jusqu'à ces zones à cause du mauvais temps. Et parce qu'ils sont accaparés par des évacuation de prisonniers des eaux, ou l'acheminement de vivres, couvertures, tentes. "La situation change à tout moment", explique Steyn. Une route qui venait juste d'être réparée provisoirement après les inondations d'il y a 15 jours, les pires depuis 50 ans, est soudain de nouveau rompue par une violente pluie orageuse. Un village est de nouveau coupé. Outre les champs noyés, des fermiers ne peuvent plus effectuer le ramassage des ouvriers, et les récoltes pourrissent sur place, ajoute-t-il. L'axe principal nord-sud au nord de Pietersburg étant coupé, comme des dizaines de routes secondaires, le nord de la province ressemble en fait à des poches de territoire dans lesquelles on peut circuler, mais qui ne sont accessibles entre elles que par hélicoptère. Le vol de 40 minutes de Pietersburg à Thohoyandu s'effectue entre crachin, averses et trombes, sous un bas plafond de nuages qui n'a pas quitté la région depuis janvier. L'appareil survole des champs inondés, des fleuves au cours boueux tenant à peine dans leur lit, des villages aux rues luisantes de mares géantes. Pas d'inondation gigantesque comme au Mozambique, mais de l'eau partout, une terre gorgée, saturée. Les réparations nécessaires à court terme au réseau routier ont été évaluées à 977 millions de rands (150 millions d'euros environ). La province a urgemment besoin de 15 millions d'aide. Dans l'immédiat, le gouvernement a pu dégager une enveloppe de 7,9 millions, remise samedi. "On ne peut plus prendre davantage d'eau", estime Steyn. Mais davantage d'eau est annoncé. Une nouvelle dépression tropicale était attendue ce week-end sur le canal du Mozambique. Selon la météo sud-africaine, elle ne se développera pas en cyclone comme redouté mais devrait tout de même se traduire par des pluies sur la Province Nord.

 

 

 

 

 

 

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Révision : 13 août 2007