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Vagues de froid

 

Jeudi 20 avril 2000 : Dans le Dakota du Sud et au Nébraska, des chutes de neige importantes bloquent des routes et obligent la fermetures d'écoles. La neige humide et collante a également provoqué des coupures de courant et des arbres se sont abattus sous le poids de la neige et sous l'effet du vent soufflant à 50 km/h mercredi. Il est tombé jusqu'à 40 cm de neige en plaine et 6O cm à basse altitude en montagne. De plus, des congères ont bloqué les aéroports.


Mardi 11 mars 2000 :         Montréal recouverte d'une épaisse couche de neige tardive

 A peine remise d'une tempête de neige printanière qui a recouvert Montréal de 40 cm de poudre blanche en une fin de semaine, la métropole québécoise se prépare à recevoir une deuxième vague de précipitations. Normalement, l'armée de 3.000 employés chargés du déneigement de la ville aurait dû entrer en action et nettoyer les 2.200 kilomètres de rues et 3.500 kilomètres de trottoirs montréalais. Mais avec l'arrivée du printemps et la limitation à 58 millions de dollars canadiens du budget annuel consacré au déblaiement, la Ville avait déjà remisé la plupart de son équipement et démobilisé les entreprises privées sous-traitant la moitié des tâches de déneigement. Les habitants de Montréal, qui sont plus d'un million, se sont donc réveillés lundi en constatant que leurs trottoirs, routes et véhicules étaient ensevelis sous une épaisse couche de neige, sans l'ombre d'une souffleuse pour venir à leur rescousse. Sans machine et sans personnel pour s'atteler à la tâche, la ville espère que Dame Nature s'occupera de faire fondre le tout au cours des prochains jours. Cependant, les météorologues ne sont pas aussi optimistes et prédisent de nouvelles chutes de neige avec des températures nocturnes en dessous de zéro.


Lundi 10 avril 2000 :

Les Montréalais, qui depuis un mois profitaient de la douceur printanière aux terrasses des cafés, ont dû ressortir bottes et anoraks en raison de chutes de neige record pour la saison qui ont frappé ce week-end l'ouest du Québec et l'est de l'Ontario. Dans la région de Montréal, quelque 40 cm sont tombés au cours de la journée de dimanche, du jamais vu en avril de mémoire de météorologiste. Plus au nord, dans la région du Lac Saint-Jean, on comptait 62 cm à Roberval, les plus fortes précipitations depuis le début de l'hiver. Ces chutes de neige restaient cependant relativement localisées puisque l'est de la province connaissait des records de douceur pour la saison, jusqu'à 19 degrés. Selon la police, la neige et la mauvaise visibilité ont provoqué plusieurs centaines de sorties de route, dont celles de deux chasse-neige qui se sont retrouvés dans le fossé. Lundi matin, plusieurs routes étaient encore impraticables et des dizaines d'écoles avaient fermé leurs portes. 

La situation était revenue à la normale dans les aéroports, où plusieurs vols avaient dû être annulés ou retardés dimanche. Après vingt quatre heures de chutes ininterrompues, la neige accumulée stagnait lundi dans de nombreuses rues de Montréal, rendant la circulation particulièrement difficile. Nombre de chasse-neige étaient en effet déjà remisés dans les garages, les contrats de la ville avec les sociétés privées de déneigement étant arrivés à expiration. La ville comptait sur la fonte naturelle de la neige, mais on attendait encore 5 à 10 cm de neige pour mardi. Peu de Canadiens accueillaient avec plaisir ce dernier sursaut de l'hiver. "On en a eu assez cette année, il est temps que ça finisse", gromelait un Montréalais lundi en déblayant la neige accumulée sur sa voiture. D'autres craignaient l'impact de cette tempête sur les nichées d'oiseaux ou les pousses des premières fleurs. Les pépiniéristes rappelaient cependant que la neige constitue un excellent isolant et contient de l'azote, un fertilisant. Quelques Montréalais avaient cependant ressorti leurs skis de fond pour profiter de la neige fraîche. La neige a suscité en outre un vent de folie chez une vingtaine de nudistes qui participaient dimanche à un brunch naturiste dans un café du centre-ville, toutes portes closes, et qui se sont précipités dans la rue pour courir dans la tempête, sous l'oeil médusé des rares promeneurs.


dimanche 9 avril 2000 :  L'hiver islandais le plus dur depuis 1957

REYJKJAVIK, 9 avr (AFP) - L'Islande a enregistré l'hiver le plus rigoureux depuis 1957, selon la météorologie nationale de ce pays scandinave. Ce dernier était encore, à l'exception de la bande côtière, totalement couvert de neige le 8 avril, a constaté l'AFP sur place.

Personne n'a encore réussi la traversée hivernale du pays, complètement désertique à l'intérieur. Les expéditions étrangères qui s'y sont risquées ont toutes échouées. Jamais les Islandais n'ont tenté la traversée de leur pays natal avant la fonte des neiges en mai. Pourtant un couple de Français, Yiann et Olivier Pezeron, a du faire appel le 7 avril aux sauveteurs islandais. En effet, la jeune femme, surprise par un vent supérieur à 100km/h, s'était littéralement envolée, puis brisé le coude et ne pouvait plus utiliser son bâton de ski de ce fait.

Preuve de la rudesse de cet hiver, 268 vols ont été annulés (contre 148 l'an dernier). De plus, de nombreuses écoles ont souvent été fermées en attendant le dégagement des routes. Les services de voirie de la capitale Reykjavik ont indiqué qu'ils ont alloué 340 millions de couronnes (5 millions d'euros) pour colmater les fondrières, car les routes sont abîmées par le gel et le sel. Une noria de camions a déversé la neige des rues dans la mer ou sur les parking pendant tout l'hiver, ceci à la grande joie des enfants, mais pas à celle des automobilistes, dont les places de stationnement diminuaient. L'unique route nationale du pays, la route circulaire, n'est déblayée que trois jours par semaine et les déplacements ont été difficiles entre les villages, malgré l'augmentation du nombre des tunnels pour franchir les cols. Dix personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la route à cause du mauvais temps en janvier et février, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la circulation routière. "C'est un chiffre record, a-t-il précisé, qui représente l'équivalent de 2.500 morts dans un pays européen de 60 millions d'habitants". Les services de la météo ont enregistré des vents records sur les plateaux du centre, dépassant 200 km/h. Dans l'agglomération de la capitale, pourtant située sur un site protégé, les conducteurs ont été priés par deux fois de rester chez eux et deux autobus ont été renversés par le vent, alors qu'ils roulaient en zone découverte. Attirés par des offres promotionnelles, les touristes ont pourtant été plus nombreux à visiter l'Islande cet hiver qu'auparavant. "Ils sont ravis de découvrir une vraie tempête de neige, et plus il fait mauvais plus ils sont contents", a déclaré à l'AFP le guide Petur Gudmundsson. "Mais ils se plaignent de ne pas voir les aurores boréales promises par les dépliants touristiques, car ils ignorent qu'on ne les voit que lorsque le ciel est parfaitement dégagé, ce qui n'est pas fréquent en hiver", a-t-il ajouté.


jeudi 6 avril 2000

D'importantes chutes de neige ont semé le trouble mardi en Grande-Bretagne, abattant des arbres sous leurs poids et provoquant des inondations. L'aéroport de Luton, au nord de Londres, a dû être temporairement fermé à la circulation aérienne. Les avions ont même du être détournées vers l'Ecosse pour permettre un attérissage sûr.

 

 

 

 

 

 

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Révision : 13 août 2007