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Réchauffement
La neige va se faire rare
Faudra-t-il repousser dans une ou deux
générations les vacances de Noël plus tard
en saison pour satisfaire les adeptes du ski
? La question est posée par Météo France,
qui s'inquiète du réchauffement de la
planète. Ses ingénieurs ont fait plancher
leurs gros ordinateurs sur une augmentation
de température moyenne de 1,8 degré pour
2050. Premier constat : au-dessus de 2500
mètres, l'enneigement ne devrait pas
diminuer, car le réchauffement ne sera pas
suffisant pour que les températures
deviennent positives et empêchent ainsi la
formation de neige durant une grande partie
de l'hiver. En revanche, les stations dont
le domaine skiable s'étage entre 1200 et
1500 mètres peuvent se faire du mouron.
Comme cette carte le montre, le nombre de
jours d'enneigement diminuera nettement
partout dans les Alpes. La chute pourrait
être encore plus forte dans les Pyrénées.
Bref, à Noël, les stations qui voudront
survivre seront condamnées à aller chercher
leur neige de plus en plus haut. Une
simulation réalisée dans la région de
Grenoble montre que, pour avoir l'assurance
de trouver un tapis de 20 centimètres de
neige entre le 20 et le 31 décembre, il
faudra monter à 2400 mètres d'altitude
contre 1800 mètres aujourd'hui. Ces
résultats sont entièrement confirmés par les
simulations du laboratoire d'hydraulique et
d'environnement d'EDF, d'après lesquelles,
en moyenne altitude, le manteau neigeux
diminuera de moitié.

Deuxième constat, plus positif : la
diminution du risque d'avalanche. En effet,
le réchauffement s'accompagnera, affirment
les climatologues, d'une augmentation de 10
% des précipitations hivernales. Or la
chaleur et l'humidité combinées améliorent
la stabilité du manteau neigeux. Plus
précisément, le nombre de jours avec un
risque d'avalanche « modéré » ou « fort »
diminuera de 16 % sur l'ensemble des massifs
alpins. En revanche, les avalanches de fonte
se produiraient quelques semaines plus tôt.
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