La plupart
des glaciers autrichiens risquent de disparaître d'ici la
fin du siècle, selon une étude
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VIENNE (AP) - Les
glaciers des Alpes autrichiennes continuent à
reculer de façon significative et la plupart
d'entre eux risquent de disparaître d'ici la fin
du siècle, selon un rapport de l'Association
alpine autrichienne publié vendredi.
Des experts de cette organisation indépendante
ont mesuré 105 des 925 glaciers d'Autriche l'an
dernier et découvert qu'ils avaient reculé en
moyenne de 16 mètres, l'un d'eux ayant même
enregistré un retrait de 80 mètres. Les glaciers
autrichiens reculent en moyenne de 10 à 15
mètres par an, rythme deux fois supérieur à
celui d'il y a une décennie, selon
l'association, qui surveille leur fonte depuis
1891. |
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Deux autres
glaciers ont rétréci de quelque 70 mètres
chacun, un troisième a perdu 52 mètres, et
20 autres ont reculé de 20 à 40 mètres,
selon l'association. Aucun changement n'a
été constaté pour quatre glaciers.
Prenant le contrepied de la tendance
générale, le glacier Freigerferner au
sud-ouest d'Innsbruck a progressé de deux
mètres. L'association, fondée en 1862 par
l'ancienne académie des sciences impériale,
présente ce cas surprenant comme un
phénomène purement local.
Même si les changements de taille des
glaciers d'une année sur l'autre et le
rythme de leur fonte ne sont pas
significatifs scientifiquement, les chiffres
collectés sur de longues périodes indiquent
clairement une tendance à l'accélération de
leur recul, notent les experts.
En début d'année, des scientifiques de
l'université d'Innsbruck ont estimé que les
glaciers autrichiens reculaient d'environ 3
% par an et que la plupart pourraient
disparaître à partir de 2050. En Suisse, des
chercheurs lancent des avertissements
similaires et soulignent que le problème
n'est pas confiné aux Alpes.
Des données collectées par avions et
satellites depuis 2002 montrent qu'un grand
nombre des quelque 160 000 glaciers de la
planète, des montagnes rocheuses en Amérique
du Nord à l'Himalaya, sont en recul.
Les scientifiques soulignent que le
phénomène a commencé il y a plus d'un
siècle, suggérant ainsi que les émissions de
dioxyde de carbone liées à l'activité
humaine s'ajoutent à des facteurs naturels
pour expliquer cette tendance. |
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