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Les éclairs et la foudre
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OBSERVATIONS
: Il s agit de décharges d'étincelles pendant un orage. Leur
sillage lumineux, de forme souvent bizarre, a une plus ou moins grande
extension. Les éclairs forment des lignes simples ou ramifiées, allant
de haut en bas ou de bas en haut. Certains éclairs se présentent
seulement comme des
illuminations des couches de nuages. Un observe même des éclairs en
chapelets, mais rare est la foudre « en boule » qui apparaît près du
sol. Cette dernière se produit fréquemment après de forts coups de
foudre pendant les orages particulièrement violents. PHYSIQUE
: Les éclairs sont des décharges électriques, produites par
des champs très intenses, lesquels sont formés dans les nuages orageux.
La différence de potentiel en jeu peut atteindre plusieurs centaines de
millions de volts. On estime que l'énergie dépensée lors d'un éclair
est en moyenne de 100 kilowattheures, mais l'équilibre se rétablit très
rapidement la plupart du temps en 50 secondes. En outre, l'intensité du
courant atteint 100 000 ampères. La forme la plus fréquente d'éclair
est linéaire, la forme diffuse n'en étant que l'apparence indirecte par
éclairement indirect des nuages. Les éclairs passent par un « canal »,
ce qui explique, quand celui-ci est irrégulièrement interrompu, les éclairs
en chapelets. Quant à la foudre en boule, on n'a pas pu encore lui donner
d'explication satisfaisante. On a parlé à son sujet de nuages de poussières
électrisées et de la combustion prolongée d'air et de carbone, ou
encore de masses de gaz ionisés, devenues lumineuses dans un canal d'éclairs.
Les éclairs qui tombent sous forme de foudre à la surface de la Terre
sont peu nombreux par rapport à l'ensemble ; on n'oubliera pas que la
foudre peut aussi monter de la surface terrestre aux nuages. Les coups de
foudre sont constitués par des éclairs de faible intensité mais dont le
courant dure longtemps. Les éclairs très courts sont dits « froids »,
bien que leur température instantanée soit de plusieurs dizaines de
milliers de degrés. Le temps de la décharge est trop court pour que les
matériaux frappés puissent être portés à l'incandescence. MÉTÉOROLOGIE
: Les éclairs ont lieu aussi bien lors des orages de chaleur
que lors des orages accompagnant des « fronts ». On n'entend pas le
bruit du tonnerre lorsque l'orage est suffisamment éloigné, mais on peut
encore observer très loin la lueur des éclairs à l'horizon.
L'observation selon laquelle la pluie ou même la grêle tombent de façon
particulièrement drue après un éclair peut aisément s'expliquer. Les
grosses particules de glace et les grosses gouttes de pluie, justement, ne
sont plus retenues en l'air par le champ électrique après une décharge,
mais tombent rapidement. Il y a aussi,
lors des grandes chaleurs, des orages de chaleur, secs, la pluie étant
volatilisée pendant sa chute par des masses d'air chaud et n'atteignant
pas le sol. Mais où la foudre a-t-elle le plus de chances de tomber ? La
conductibilité de la surface terrestre joue un rôle, le sol étant plus
conductible humide que sec. En outre, les arbres et les bâtiments élevés
sont plus sujets à être frappés (à cause de la colonne ionisée qui
s'en élève). On est par ailleurs relativement en sécurité dans la
coque métallique d'une automobile ou d'un bateau. PRÉVISIONS : Les violents éclairs laissent prévoir de fortes précipitations pendant les orages. Les éclairs de chaleur à l'est ou au nord-est n'annoncent pas d'orage où on les observe. Les éclairs de chaleur survenant au cours des hautes pressions du plein été font présager un orage d'été sur place, mais une nette détérioration du temps n'est pas à craindre. |
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