 | Tendance globale
Le Niño ou phénomène ENSO :
Les signaux pour les prochains sont à une Nada pendant la première partie de l'hiver avant le retour d'un faible Niño, dont les signes commencent à être perceptibles. La Nada est favorable aux incursions froides et neigeuses sur le continent européen.
L'Oscillation Nord Atlantique :
L'Oscillation Nord Atlantique est un bon indicateur du temps en Europe, notamment en hiver. Négative en hiver, elle favorise les situations de blocage sur l'Europe, puisque la circulation est méridienne. Dans ce cas, l'hiver est souvent froid et anticyclonique. Positive, elle favorise la circulation zonale, propre aux vents d'Ouest. Les perturbations apportant douceur et pluie déferlent sur l'Europe occidentale. Il faut que les Anglais annoncent une Oscillation Nord Atlantique faiblement positive pour l'hiver prochain (+0,45) avec quelques situations de blocage tout de même. Les Américains la pressentent négative. Cette position semblerait se renforcer actuellement. On peut donc s'attendre à un hiver normal avec des variations importantes entre temps froid et temps doux, pluie et beau temps d'hiver. La neige ne serait donc pas à exclure cette année.
L'Oscillation Arctique :
Cette Oscillation a aussi une certaine influence, car elle détermine le positionnement et la trajectoire des dépressions de l'hémisphère Nord. Actuellement et depuis quelques années, elle serait dans un mode négatif, ce qui entraînerait un passage plus au Sud des dépressions, favorisant les descentes d'air froid couplées avec l'Oscillation Nord Atlantique, ce qui explique notamment les hivers froids européens et américains en 1995-1996 et aussi 2000-2001 (surtout pour l'Europe du Nord et de l'Est). Vous pouvez retrouver de plus amples explications dans le lien suivant : http://www.intellicast.com/DrDewpoint/Library/. En tout cas, les dernières observations montrent qu'elle a atteint son niveau de record le plus bas depuis 53 ans (devant 1952, 1968, 2000). Dans les prochaines semaines et mois, l'Oscillation Arctique reste bien négative favorisant l'arrivée d'air sur le Nord d'Europe.
L'activité solaire :
Les spécialistes de ce domaine observent de manière pointue l'activité solaire depuis plusieurs décennies. Il s'avère que l'augmentation de la température terrestre depuis un siècle semble corrélée avec l'augmentation de l'activité solaire. Cette activité a même atteint des niveaux records depuis le début des années 1980. De plus, le maximum solaire correspond à chaque fois à des pics d'hivers doux (cycle de 11 ans), alors que le minimum correspond généralement à des hivers froids... De plus, il s'avère qu'à chaque maximum, la circulation atmosphérique et in extenso les vents dominants voient leur trajectoire modifié. Ainsi, de 1990 à 2001, la trajectoire aurait été globalement stable et actuellement, elle changerait, cette évolution ayant débuté depuis janvier 2002. En tout cas, compte tenu de l'activité solaire dont le maximum en avril 2001 a été le plus faible depuis une vingtaine d'année, les scientifiques s'attendent à un relatif refroidissement de la température moyenne terrestre au cours des deux prochaines décennies. Actuellement, l'activité solaire est très basse, ce qui entraîne une faiblesse des dépressions sur l'Atlantique et le renforcement des anticyclones continentaux surtout en été. Elle serait aussi à l'origine des modifications magnétiques à la surface de la Terre. Cette situation de minimum solaire est souvent à l'origine de sécheresse et chaleur estivale. Le météorologue allemand, F. Baur, qui a réalisé de formidables travaux sur les prévisions à long terme avait remarqué qu'un été chaud et sec arrivait sur l'Europe trois ans après un maximum solaire, suivi un an et demi après d'un hiver rigoureux. Alors, été chaud et sec pour 2003 et hiver froid pour 2004-2005 ou 2006-2007 ? Il faut noter qu'au regard de l'activité solaire, si les conditions perdurent, l'automne s'annonce stable et anticyclonique favorisant l'arrivée d'un hiver précoce et froid en novembre et décembre, malgré un retour de conditions plus zonales au cours du mois de novembre...
Le réchauffement climatique :
Bien que n'étant pas entièrement certain que les gaz à effets de serre soient responsables uniquement au réchauffement climatique, car il faut aussi chercher d'autres causes terrestres (axe terrestre par rapport au soleil) et extra-terrestres (activités solaires), on pourrait se rendre à l'évidence que la fluctuation chaude a tendance à perdurer depuis une dizaine d'années ! D'ailleurs, en conservant la période de référence 1961-1990, on remarque que les anomalies de températures sont généralement entre +1°C et +2°C depuis près de 5 ans et les anomalies de précipitations souvent excédentaires (mais en droite ligne avec les variations constatées par le cycle de Brückner 33/35 ans et observées par Sanson 42/44 ans). Le bémol à observer, tout de même, est que malgré ce soi-disant réchauffement, de forts contrastes subsistent parfois sur de longues périodes et de nombreux records tombent : ainsi, les Pôles Nord et Sud n'ont cessé de se refroidir depuis une trentaine d'années ; l'Antarctique a connu un été austral très frais qui avait précédé un hiver austral particulièrement rigoureux ! Actuellement, la Scandinavie connaît depuis plus de deux ans des conditions hivernales durables et très marquées. De même, le continent américain a connu de forts contrastes de températures d'une région à l'autre avec un Québec aux températures exceptionnellement douces l'hiver dernier, contrairement aux régions à l'Ouest du Manitoba. Les causes ne sont pas dues au réchauffement climatique, mais à l'Oscillation Pacifique Nord ! En revanche, au mois de juillet, beaucoup de régions du globe étaient plus chaudes que la normale. Comme quoi, une partie des causes se situent encore dans les fluctuations naturelles tout de même. Nature que l'on doit, tout de même, plus que jamais protéger ! Mais, cela ne viendra non seulement par une prise de conscience nationale, européenne, mais surtout mondiale ! En tout cas, sous l'influence, semble-t-il, plus perceptible du réchauffement climatique (ou de la poursuite d'une fluctuation chaude), les contrastes de temps aussi bien au niveau des températures que des précipitations, avec des échanges violents, semblent se manifester au quatre coins de la Terre et plus particulièrement sur l'hémisphère Nord et ne rendent pas optimiste quant aux conditions climatiques des prochains mois et années... Enfin, il faut rajouter que les données météorologiques ne sont recueillies depuis 1650 pour la série la plus longue (série de Manley, Angleterre centrale) et que les abris météorologiques, en périphérie urbaine il y a un siècle, subissent les effets urbains de l'îlot de chaleur des villes (Paris-Montsouris connaît une augmentation de 2°5 C de sa moyenne en raison de l'influence urbaine...). De plus, les capteurs ont depuis changé et l'électronique (souvent plus fiable) a pris le dessus sur les appareils d'antan. Il s'avère que 2002 restera au niveau du globe que la deuxième année de tous les temps depuis le début des relevés. Actuellement, 2003 s'annonce pour la France comme l'année la plus chaude de tous les temps à cause des excès de température depuis mars !
Les cycles :
Depuis bien des décennies, cette théorie est plus que controversée. Il faut même avouer que l'existence d'une multitude de cycles qui tombent parfois avec un an ou deux ans d'écart laisse le scientifique perplexe. Il est vrai que nous ne connaissons pas encore aujourd'hui tous les paramètres permettant la réalisation de prévision saisonnière d'excellente fiabilité. La comparaison avec quelques cycles, a priori statistiquement révélés, accompagnés des signes du temps des mois précédents, peut permettre d'influencer la prise de position dans les grandes tendances des mois et saisons à venir.
Ainsi, je vous souhaite vous faire partager le cycle luni-solaire de l'abbé Gabriel qui correspond à 744 ans. Il est divisé en deux périodes de 372 ans et quatre semi-périodes de 186 ans. Il impliquerait un retour périodique des éléments. Il faut tenir compte d'une probabilité d'un an à trois ans. En retranchant par rapport à l'année considérée, 744, 372 ou 186, on peut alors voir si l'été ou l'hiver sera marqué par son froid ou sa chaleur. 2003 - 744 = 1259 : sécheresse étendue en Europe occidentale. De bonnes vendanges à Strasbourg. Presque aucune pluie de mars à août en Rhénanie avec un été chaud et sec. 2003 - 372 = 1631 : pas d'information. 2003 - 186 = 1817 : (1818), "la sécheresse et la chaleur dans la moitié Nord de la France commencent vers le milieu de mai et se continuent durant tout l'été.
Le cycle de 54/55 ans de Mironovitch : il fonctionne normalement pour les essaims d'hivers aussi bien chauds que froids, mais il semblerait aussi pour les étés. 1976 - 1921 - 1866 (1868 ?) - 1811 - 1756 (1757) - 1701 (1698 ?) - 1646 (1645) - 1591 (?) - 1536 - 1481 (1479 ?) - 1426 (1422 ?) - 1371 - 1316 (1317) - 1261 (1259 - 1261) - 1206 - 1151 (?) - 1096 (1095) - 1041 (1039). Avec un autre décalage de 27/28 ans, on trouve également un autre cycle : 2003 - 1948 (1947) - 1893 - ... On peut remonter jusqu'en 1137. Il est évident qu'il existe un écart avec les siècles, mais le constat ne semble pas dénué de sens, lorsque plusieurs signaux vont dans le même sens. Karl Rocznik et E. Dinies, météorologistes allemands, ont trouvé d'autres cycles d'environ 12 ans sur la pluviométrie et la chaleur des périodes estivales en Allemagne ; ainsi, on peut déterminer que 2003 serait chaud et sec en Allemagne. Dans la même vaine, le cycle de 33/36 ans de Brückner sur la pluviosité voire la chaleur (1983 - 1947 - 1911, ...), le cycle de 22/23 ans sur les phénomènes de blocage en Atlantique Nord de Brezowski ou d'Abbott (notamment concernant les hivers rigoureux 1985 - 1963 - 1940 - ...) : il fonctionne normalement pour les essaims d'hivers aussi bien chauds que froids, mais il semblerait aussi pour les étés.
Ajouté avec quelques relations intra et extra-mensuelles, nous pouvons établir quelques tendances saisonnières avec l'appui de la statistique. Ainsi, 2003 est au carrefour d'un été chaud et sec. Ce qui s'est véritablement vérifié ! Enfin, il faut noter que les vendanges sont les plus précoces depuis 1893 dans le Bordelais et 1822 en Champagne. On peut rattacher ces dates à certains cycles en effet ! |