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Petit résumé des mois précédents : une douceur qui perdure...

L'année 2009
a démarré avec une vague de froid assez importante et neigeuse, suivi d'un temps plus dépressionnaire mais de courte durée. Le mois de février a continué sous des conditions humides, souvent neigeuses et un froid moins vif. Une certaine stabilisation du temps anticyclonique se met en place vers la mi-mars. Le mois d'avril est assez contrasté, printanier avec de fortes disparités régionales au niveau précipitations, mais des températures élevées. Les mois de mai et juin sont chauds et plutôt secs, même si les remontées orageuses sont plus fréquentes en juin et surtout en juillet. Le mois d'août est estival, chaud et sec avec une vague de chaleur remarquable aux alentours de la deuxième décade. Le mois de septembre perdure dans la sécheresse avec peu de jours de précipitations avec des températures de saison et un anticyclone quasiment omniprésent. Le mois d'octobre continue sur le même trend que septembre, avec une période froide en milieu de mois. En revanche, changement de décor en novembre, avec pluie fréquente et assez abondante, vent fort de Sud-Ouest. Le mois de décembre démarre sur la même lancée que novembre, avant la mise en place d'une première vague de froid neigeuse d'une décade du 13 au 23 avec des records de froids dans le Nord-Est, suivi d'un certain redoux en fin d'année.
L'année 2010 a continué dans le froid : la première quinzaine de janvier est très froide et neigeuse, une situation équivalente à 2009, avec parfois plus neigeuse et plus froide ; la deuxième quinzaine est plus chaotique, sans véritable redoux avec un nouveau coup de froid en fin de mois. Ensuite, une petite pause avec un retour à la normale en début de mois de février. Ce dernier mois de l'hiver météorologique se caractérise par une première quinzaine froide à très froide avec encore une vague de froid en deuxième décade accompagnée de neige ; la dernière partie de mois est plus douce et plus humide avec notamment une tempête d'intensité forte, puisque la plus forte depuis 1999.

 
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Le niveau des nappes souterraines et des cours d'eaux de la moitié Nord de la France

Situation générale :

Les niveaux d'eaux sont assez élevés en raison des conditions hivernales et d'une fonte rapide de neige dans le Nord-Est.

Carte de BDNE (Banque de Données Nationales des Eaux) :

Vous pouvez retrouver sur le site de la RNDE et des bassins, le niveau quotidien et mensuel des cours d'eaux de France : http://www.vigicrues.ecologie.gouv.fr/

 

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Le Niño ou phénomène ENSO :

Pas de gros cycles Niño sont attendus pour la décennie à venir en raison d'un refroidissement progressif de l'Oscillation Décennale Pacifique (PDO en négatif) sur l'Hémisphère Nord. L'hiver 2010-2011 devrait se diriger vers une Niña, même si cela reste à confirmer, ce qui pourrait laisser augurer Novembre-Décembre plus froid que Janvier-Février, mais plutôt sous un temps humide et perturbé.

 
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L'Oscillation  Quasi-Biannuelle :

Au niveau de l'équateur, les vents dans la stratosphère prennent une direction Est puis Ouest et vice-versa. Ce changement intervient tous les 15 / 20 mois. Quand le vent est de direction Ouest, les vents sont plus forts et le vortex polaire important, et vice-versa pour le vent d'Est. Il est corrélé avec l'activité solaire :
Activité solaire haute + OQB Ouest
Þ temps plus chaud au pôle et temps plus froid en Europe
Activité solaire haute + OQB Est
Þ temps plus froid au pôle et temps plus chaud en Europe
Activité solaire basse + OQB Ouest
Þ temps plus froid au pôle et temps plus chaud en Europe
Activité solaire basse + OQB Est
Þ temps plus chaud au pôle et temps plus froid en Europe
Pour l'hiver 2009-2010, l'activité solaire devrait restée assez basse et l'OQB Est, d'où normalement un temps plus froid au pôle et un temps plus chaud en Europe.
Les années analogues au niveau activité solaire et OQB sont les suivantes : 1913, 1823, 1811, 1810, 1912. Elles ne sont pas caractérisées par des hivers froids.

 
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L'Oscillation Décennale Pacifique :

L'ODP a des particularités proches du Niño à ceci près, que si le phénomène Niño dure 6 à 18 mois, l'ODP dure pendant un à deux décennies. Elle influe le climat américain mais peu, évidemment l'européen, bien qu'il existe quelques teleconnections avec l'ONA.
Lorsque nous sommes en Nada, l'ODP prend plus d'importance en relation avec l'ONA. Si l'ODP est négative, elle a tendance à influer sur le climat en donnant des situations plus extrêmes.
Actuellement, elle aurait tendance à repasser négative.

 

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L'Oscillation Multi-décennale Atlantique :

Son influence semble importante pour l'Europe. Cette oscillation est très lente. En phase chaude, elle semble favoriser des conditions plus chaudes que la normale sur l'Europe et vice-versa. Nous sommes dans une phase chaude actuellement et cela semble corréler avec l'augmentation de la température sur l'hémisphère nord, par ailleurs... Il semblerait que l'OMA ou AMO en anglais commence à évoluer et pourrait passer prochainement dans un cycle froid, plus propice à refroidir le climat européen. Ainsi, on s'attend dans les deux décennies à venir à un refroidissement du climat sur l'Europe occidentale, avec notamment le retour d'hiver froid et neigeux.

 
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L'Oscillation Nord Atlantique :

L'Oscillation Nord Atlantique est un bon indicateur du temps en Europe, notamment en hiver. Négative en hiver, elle favorise les situations de blocage sur l'Europe, puisque la circulation est méridienne. Dans ce cas, l'hiver est souvent froid et anticyclonique. Positive, elle favorise la circulation zonale, propre aux vents d'Ouest. Les perturbations apportant douceur et pluie déferlent sur l'Europe occidentale.

Source : Christophe Cassou, Du changement climatique aux régimes de temps : l’oscillation nord-atlantique, La Météorologie - n° 45 - mai 2004
NAO, régimes de temps et prévisions saisonnières, prévoir l’oscillation nord-atlantique

L’indice NAO

Pour caractériser la phase de l’oscillation nord-atlantique, on construit traditionnellement un indice défini comme la différence de pression de surface entre les Açores (ou des régions proches, tels le Portugal ou Gibraltar) et l’Islande. On le calcule pour chaque hiver (voir chapitre suivant). Sur les 150 dernières années (fig. suivante), la série d’indices calculés pour Lisbonne et Stykkisholmur met en évidence, à la fin du XXe siècle, l’alternance de périodes décennales qui privilégient les phases négatives dans les années 1950 à 1970, puis les phases positives ensuite. L’indice révèle aussi une forte variabilité interannuelle (c’est-à dire d’un hiver à l’autre) avec de brusques changements, par exemple entre les hivers 1995 et 1996.

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Indice NAO moyenné sur les mois d’hiver (mois de décembre à février) et calculé pour les stations de Lisbonne (Portugal) et Stykkisholmur (Islande). L’indice est présenté pour les hivers 1864 à 2002 (année du mois de janvier par convention). La barre noire verticale matérialise le début des fluctuations quasi décennales à la fin du XXe siècle. La courbe noire est une moyenne glissante de l’indice sur cinq ans.

Doit-on comprendre le changement de circulation atmosphérique des vingt à trente dernières années comme un glissement lent et progressif vers un nouvel état ? D’après l’indice NAO, il semblerait que non. L’oscillation nord atlantique a toujours existé et est considérée comme un mode intrinsèque à l’atmosphère. Le changement climatique sur l’Europe doit être plutôt interprété comme la répétition depuis 1970 d’hivers à NAO+, dont la persistance explique l’effet décennal décrit précédemment. Le comportement de ces trente dernières années semble se rapprocher de celui du début du XXe siècle, où une certaine persistance en phase positive était également décelable. En revanche, il en diffère par les fortes valeurs de l’indice : sept valeurs parmi les dix les plus élevées au cours des 150 dernières années ont été enregistrées depuis 1980.

Le calcul de l’indice NAO

Si l’on consulte la littérature scientifique sur le calcul proprement dit de l’indice NAO, les références ne manquent pas. Dans les années 1920, le pionnier Sir Gilbert Walker incorporait les données de pression, de température de l’air et de précipitations de plusieurs stations météorologiques situées le long des côtes atlantiques. Aujourd’hui, l’indice NAO classique est calculé comme la différence de pression entre les Açores et l’Islande, selon la formulation de Rogers (1984). Il apparaît comme une simplification de l’indice original, dont il garde cependant la signification première : décrire et quantifier simplement la « force des vents d’ouest » sur le bassin Atlantique nord. Des calculs annexes ont été introduits depuis pour affiner l’indice. Ainsi, l’indice NAO peut être obtenu en décomposant les fluctuations du champ de pression de surface ou de géopotentiel en composantes principales ou en modes de variabilité. Il peut aussi être déduit d’une étude en régimes. Il peut encore être calculé en considérant les déplacements géographiques de l’anticyclone des Açores et de la dépression d’Islande. D’autres techniques tiennent compte de la structure tridimensionnelle de la NAO.

Restons simples et attachons-nous à la manière dont on obtient l’indice NAO classique. Considérons les relevés de pression journaliers d’une station météorologique proche de l’anticyclone des Açores (ce peut être Lisbonne, Ponta Delgada, Gibraltar, etc.) et d’une station proche de la dépression d’Islande (Reykjavik, Stykkisholmur, Akureyri, etc.). Le choix des stations dépend notamment de la période sur laquelle on veut calculer l’indice et de la qualité des mesures pour une période donnée, sachant que toutes les observations font l’objet de traitements statistiques préalables pour éliminer les signaux artificiels (changements d’instruments, modification de la fréquence des observations…).

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Représentation schématique de la circulation géostrophique associée à la NAO. Fp désigne la force de pression, Fc la force de Coriolis et Vg le vent géostrophique parallèle aux lignes isohypses (hausse de la pression en trait plein rouge, chute de la pression en trait pointillé bleu). Les sites classiques pour le calcul de l’indice NAO sont repérés par des points de couleur (rouge pour les Açores, bleu pour l’Islande).

Les régimes NAO

L’oscillation nord-atlantique, par ses deux phases, représente typiquement deux régimes pour l’Atlantique nord (fig. a et b ). Sur la zone Atlantique nord - Europe, les régimes NAO sont dominants et représentent environ la moitié des situations d’hiver. Deux autres régimes existent dans cette zone : le régime de dorsale atlantique, caractérisé par un gonflement de l’anticyclone des Açores recouvrant tout le bassin atlantique (fig. c), et le régime de blocage, caractérisé par un anticyclone persistant sur le nord de l’Europe et la Scandinavie (fig. d). Le blocage est souvent responsable de vagues de froid en canalisant des coulées d’air sibérien sec et glacial vers l’Europe du centre et de l’Ouest (Walsh et al., 2001).

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Anomalies de pression de surface (hPa) pour les quatre régimes climatiques caractéristiques de la région Atlantique nord - Europe. Ces régimes sont obtenus par des techniques de classification appliquées aux mois d’hiver sur la période 1950-2001.
a, régime NAO- ; b, régime NAO+ ; c, régime de dorsale ; d, régime de blocage.


Les régimes climatiques et l’océan

Les quatre régimes sont liés à des anomalies de température de surface de la mer (ou SST pour Sea Surface Temperature) en hiver :

• Des SST froides au large de Terre-Neuve et chaudes en mer de Norvège sont présentes lorsque le régime de blocage est préférentiellement excité (Namias, 1964).
• Le régime de dorsale est plutôt lié à des événements La Niña dans le Pacifique
(Cassou et Terray, 2001). Ceux-ci se réfèrent à la phase froide de l’oscillation australe – ou Enso pour El Niño Southern Oscillation – (Neelin et al., 1998) et se caractérisent par un renforcement de la langue d’eau froide équatoriale sur le bassin pacifique. L’Enso est connu pour être le phénomène climatique ayant le plus d’influence à l’échelle planétaire. Il est intéressant de souligner ici que l’approche en régimes extrait une connexion vers l’Atlantique nord pour la phase froide de l’Enso, mais pas pour la phase chaude (ou El Niño) qui est pourtant bien plus populaire et médiatisée…
• Les régimes NAO, quant à eux, sont liés à des anomalies de SST dans l’Atlantique nord (Deser et Blackmon, 1993). En première approximation, les anomalies océaniques sont opposées entre les deux phases. Si l’on corrèle ou régresse l’indice NAO avec les SST de l’Atlantique nord, on obtient une structure zonale à trois étages des subtropiques au bassin arctique.

Perspective de prévision saisonnière de la NAO d’hiver

L’essentiel de cet article est consacré aux relations « simultanées » entre l’oscillation nord-atlantique d’hiver et les températures de surface de l’Atlantique en hiver. Il existe aussi des relations « déphasées » entre les anomalies de SST de la fin de l’été sur l’Atlantique et les phases de la NAO de l’hiver suivant. Ces anomalies océaniques peuvent donc être considérées comme des précurseurs pour l’apparition des régimes NAO. On présente ici un exercice de prévision simple construit dans ce cadre.

Une structure océanique de fin d’été est extraite pour le régime NAO- en sélectionnant dans l’historique observé les hivers dominés par le régime NAO- (le critère de sélection est d’avoir au minimum deux mois sur les trois mois d’hiver occupés par le régime NAO-) et en moyennant les anomalies océaniques des fins d’été précédentes correspondantes (mois de juillet, août et septembre). On répète l’exercice pour le régime NAO+.

• La structure océanique associée au régime NAO- est dite « en fer à cheval » et se caractérise par un noyau froid au sud-est de Terre-Neuve ceinturé par des SST plus chaudes dans les subtropiques et l’est du bassin atlantique (fig. a) [Czaja et Frankignoul, 1999].
• La structure océanique associée au régime NAO+ se caractérise par une sorte de « tripôle » en latitude, avec des anomalies froides au sud du Groenland et dans le bassin subtropical ouest et des anomalies chaudes le long du Gulf Stream.

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a, anomalies de SST (°C) moyennées pour les fins d’été (mois de juillet, août et septembre) précédant les hivers de la période 1949-2003 dominés par les régimes NAO-.
b, anomalies de SST (°C) moyennées pour les fins d’été (mois de juillet, août et septembre) précédant les hivers de la période 1949-2003 dominés par les régimes NAO+.



Les mécanismes physiques qui expliquent cette relation déphasée sont complexes et sont détaillés dans Cassou et al. (2004). L’exercice de prévision saisonnière repose sur l’hypothèse que, plus les anomalies de SST de la fin de l’été sont proches de la structure en fer à cheval (resp. en tripôle), plus les chances sont grandes que l’hiver suivant soit dominé par les régimes NAO- (resp. NAO+). La ressemblance des anomalies de la fin de l’été est déterminée par leurs projections spatiales sur les deux structures des figures a et b, projections que l’on reporte dans l’espace réduit représenté par la figure suivante.

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Projection des anomalies de fin d’été de chaque année de la période 1949-2003 sur les deux modes des figures a et b (voir texte). Le chiffre dans les ronds est l’année de l’hiver (année du mois de janvier par convention).

Prenons la prévision de l’hiver 1989 comme exemple. Les anomalies de SST observées pour la fin de l’été 1988 sont projetées sur la structure en fer à cheval (resp. en tripôle) et la valeur de cette projection est indiquée par l’abscisse (resp. l’ordonnée) du rond 89 de la figure précédente. Plus la projection est positive (resp. négative), plus la structure observée à la fin de l’été est proche (resp. proche de l’inverse) du précurseur. Dans le cas 1989, il apparaît que les anomalies d’été se rapprochent très fortement du mode tripôle (+1,8) et se rapprochent en même temps de l’inverse du mode fer à cheval (-1,8). On prévoit ainsi dès la fin de l’été qu’il est probable que l’hiver 1989 soit dominé par les régimes NAO+. De manière plus générale, si le rond tombe dans l’espace blanc (resp. gris), une phase positive (resp. négative) de la NAO est prévue. De plus, en première approximation, plus le rond s’écarte de la ligne de séparation entre le blanc et le gris, plus la NAO de l’hiver suivant sera intense. On répète cet exercice pour chaque hiver de la période 1949-2003. La vérification à posteriori de la prévision est indiquée ici par le code couleur des ronds. Les ronds bleus correspondent aux hivers dominés par les régimes NAO+ (deux mois sur trois pour les bleu clair, trois sur trois pour les bleu sombre), les ronds jaunes et orange aux hivers dominés par les régimes NAO- (deux mois sur trois pour les jaunes, trois sur trois pour les orange). Les ronds blancs représentent les hivers où les régimes NAO ne sont pas prédominants. L’exercice est prometteur, puisque le signe de la NAO est prévu avec succès dans 22 cas sur les 26 hivers dominés par les régimes NAO. Schématiquement, une prévision est bonne si les ronds bleus (resp. jaunes-orange) se situent dans l’espace blanc (resp. gris). Des mauvaises prévisions existent pour les hivers 1975 et 1983, où une NAO négative est faussement prévue, et les années 1985 et 1986, où une NAO positive est faussement prévue.

À suivre au cours de l'automne 2010.

 
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L'Oscillation Arctique :

Cette Oscillation a aussi une certaine influence, car elle détermine le positionnement et la trajectoire des dépressions de l'hémisphère Nord. Lorsque l'AO est en phase positive la pression atmosphérique est inférieure à la normale au pôle nord avec un vent d'ouest très fort. Les températures sont alors plus élevées en Europe. Lorsque l'AO est en phase négative, au pôle nord la pression atmosphérique est plus importante ce qui diminue la force du vent d'ouest. En hiver, les températures sont alors plus basses en Europe. Actuellement et depuis quelques années, elle serait dans un mode négatif, ce qui entraînerait un passage plus au Sud des dépressions, favorisant les descentes d'air froid polaire couplées avec l'Oscillation Nord Atlantique, ce qui explique notamment les hivers froids européens et américains en 1995-1996 et aussi 2000-2001 (surtout pour l'Europe du Nord et de l'Est). Vous pouvez retrouver de plus amples explications dans le lien suivant : http://www.intellicast.com/DrDewpoint/Library/. En 2003, l'OA a même atteint un niveau record le plus bas depuis 53 ans (devant 1952, 1968, 2000).

À suivre au cours de l'automne 2010.

 
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La couverture de glace de l'Hémisphère Nord

C'est un élément déterminant pour les prévisions hivernales. En particulier, la couverture de glace sur la Scandinavie et la Baltique (mer et pays) est déterminante pour l'hiver, car elle catalyse l'air froid vers nos régions et stabilise l'anticyclone de Scandinavie... La banquise a l'air de se reconstituer assez rapidement cette année, notamment en direction de la Russie occidentale. Finalement, on obtient des conditions intéressantes et des niveaux bons au niveau de la neige et de la glace sur l'Hémisphère Nord et en particulier, en Europe. La banquise retrouve d'ailleurs des niveaux plus honorables que lors de ces dernières années... La reconstitution de la banquise et la probabilité d'une fonte tardive laisse augurer un temps plus orageux au cours de l'été 2010.

 
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Le système de temps de l'automne et en particulier d'octobre

À suivre au cours de l'automne 2010.

 
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L'activité solaire :

Les spécialistes de ce domaine observent de manière pointue l'activité solaire depuis plusieurs décennies. Il s'avère que l'augmentation de la température terrestre depuis un siècle semble corrélée avec l'augmentation de l'activité solaire. Cette activité a même atteint des niveaux records depuis le début des années 1980, notamment en terme de flux solaire. De plus, le maximum solaire correspond à chaque fois à des pics d'hivers doux (cycle de 11 ans), même si des hivers froids interviennent aussi en maximum solaire, alors que le minimum correspond généralement à des hivers froids...

De plus, il s'avère qu'à chaque maximum, la circulation atmosphérique et in extenso les vents dominants voient leur trajectoire modifié. Ainsi, de 1990 à 2001, la trajectoire aurait été globalement stable et actuellement, elle changerait, cette évolution ayant débuté depuis janvier 2002. Il faut espérer aussi que le projet HAARP (s'il existe vraiment) ne contrecarre pas non plus les conditions électromagnétiques terrestres.

En tout cas, compte tenu de l'activité solaire dont le maximum en avril 2001 a été le plus faible depuis une vingtaine d'année, les scientifiques s'attendent à un relatif refroidissement de la température moyenne terrestre au cours des deux prochaines décennies.

Actuellement, l'activité solaire est très basse, ce qui entraîne une faiblesse des dépressions sur l'Atlantique et le renforcement des anticyclones continentaux surtout en été. Elle serait aussi à l'origine des modifications magnétiques à la surface de la Terre.

La situation de minimum solaire est souvent à l'origine de sécheresse et chaleur estivale. Le météorologue allemand, F. Baur, qui a réalisé de formidables travaux sur les prévisions à long terme avait remarqué qu'un été chaud et sec arrivait sur l'Europe trois ans après un maximum solaire, suivi un an et demi après d'un hiver rigoureux. Alors, été chaud et sec pour 2003 et hiver froid en deuxième partie de décennie.

Le minimum solaire est prévu au cours de l'année 2007. Nous pouvons ainsi nous attendre à un refroidissement des conditions au cours des prochains hivers, car autour de cette date 2 ou 3 pourraient être très rigoureux... La faible activité solaire favorise les conditions anticycloniques du moment. Par ailleurs, au cours des minima solaires, les étés s'avèrent souvent plus humides aussi !

Il semblerait que le prochain maximum ne soit pas aussi élevé que les précédents, ce qui laisse supposer un refroidissement progressif du climat pour les 20 prochaines années. Mais, cela est controversé par les dernières études de la Nasa, qui annoncent au contraire un prochain cycle exceptionnellement fort avec un maximum prévu en 2011.

La question du moment est de savoir si le cycle 24 du soleil commence réellement, l'activité restant basse. Il faudra attendre encore plusieurs semaines avant de véritablement le découvrir... Mais, il semble que le cycle 24 ne démarrerait qu'à la fin de l'hiver et que les cycles qui viennent auraient une activité plus faible, d'où un refroidissement possible au cours des deux prochaines décennies.

Il apparaît que l'activité solaire, en cette année 2009, ne reprend pas et que nous atteignons des niveaux bas qui n'ont pas été obtenus depuis plus d'un siècle. Ainsi, il apparaît (cause ou conséquence), une certaine stabilité dans le réchauffement climatique voire même un début de baisse de température sur la Terre. Le cycle aurait même démarrer depuis 2007, mais dans une faiblesse remarquable ; couplé à une NOA et OA négatives, ne serait-ce pas un indice d'hiver possiblement rigoureux ?

Le début 2010 voit l'évolution de quelques taches, laissant augurer un maximum vers 2011-2012 voire 2013, mais pas forcément à un niveau assez élevé...

 

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Les volcans et tremblements de terre :

L'activité volcanique a augmenté ces derniers temps (cf. la situation de quelques volcans de la plaque indonésienne). Elle pourrait avoir une incidence sur notre climat, car cela favorise le flux zonal, mais aussi accentue les vagues de froid en toute saison. Il faut aussi noter qu'elle a une influence sur la température de la stratosphère, plus élevée en activité cyclonique, ce qui ne s'est pas vu ainsi depuis plus de 10 ans (éruption du Pinatubo). Par ailleurs, l'activité volcanique a semblé plutôt en augmentation depuis quelques temps...
Le suivi sur : http://www.activolcans.info/

 
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Le réchauffement climatique :

Bien que n'étant pas entièrement certain que les gaz à effets de serre soient responsables uniquement au réchauffement climatique, car il faut aussi chercher d'autres causes terrestres (axe terrestre par rapport au soleil) et extra-terrestres (activités solaires), on pourrait se rendre à l'évidence que la fluctuation chaude a tendance à perdurer depuis une dizaine d'années ! D'ailleurs, en conservant la période de référence 1961-1990, on remarque que les anomalies de températures sont généralement entre +1°C et +2°C depuis près de 5 ans et les anomalies de précipitations souvent excédentaires (mais en droite ligne avec les variations constatées par le cycle de Brückner 33/35 ans et observées par Sanson 42/44 ans).

Le bémol à observer, tout de même, est que malgré ce soi-disant réchauffement, de forts contrastes subsistent parfois sur de longues périodes et de nombreux records tombent : ainsi, les Pôles Nord et Sud n'ont cessé de se refroidir depuis une trentaine d'années.

Dame Nature et Gaïah / Terre, nous devons tout de même tous la protéger plus que jamais protéger ! Mais, pour ce faire, la prise de conscience doit non seulement être citoyenne, nationale, européenne, mais surtout mondiale !

En tout cas, sous l'influence, semble-t-il, plus perceptible du réchauffement climatique (ou de la poursuite d'une fluctuation chaude), les contrastes de temps aussi bien au niveau des températures que des précipitations, avec des échanges violents, semblent se manifester au quatre coins de la Terre et plus particulièrement sur l'hémisphère Nord et ne rendent pas optimiste quant aux conditions climatiques des prochains mois et années...

Enfin, il faut rajouter que les données météorologiques ne sont recueillies depuis 1650 pour la série la plus longue (série de Manley, Angleterre centrale) ; les abris météorologiques, en périphérie urbaine, il y a un siècle, subissent les effets urbains de l'îlot de chaleur des villes (Paris-Montsouris connaît une augmentation de 2°5 C de sa moyenne en raison de l'influence urbaine, il en est de même pour les stations de Paris Le Bourget, Lille...). De plus, les capteurs ont depuis changé et l'électronique (souvent plus fiable) a pris le dessus sur les appareils d'antan. Cela crée aussi des perturbations sur l'homogénéité des séries de relevés de ces stations.

2003 a par ailleurs été pour la France l'année la plus chaude de tous les temps à cause des excès de température de mars à septembre ! Il faut tout de même remarquer que le réchauffement climatique global entraînerait une fonte de la banquise pouvant bloquer le Gulf Stream à terme en raison de la fonte des glaces de la banquise et d'une baisse de la salinité de l'eau de mer, si bien que l'Europe pourrait alors se refroidir notamment en hiver...

Toutefois, sans doute en corrélation avec le minimum solaire, les conditions thermiques de l'ensemble du globe sont plus froides que la normales depuis maintenant plusieurs mois. Le continent Nord-Américain a, en particulier, connu un été 2004 particulièrement froid ! Présage d'un refroidissement climatique à plus grande échelle ? En tout cas, septembre 2005 aura été le mois le plus chaud jamais enregistré sur la surface de la Terre. L'année 2005 est d'ailleurs la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée sur la Terre. L'année 2006 a été également une année quasi record notamment en France. Le Met'office anglais annonce que 2007 pourrait être l'année la plus chaude depuis le début des relevés sur le globe terrestre. D'ailleurs, il suffit d'observer le bilan de l'hiver 2006-2007 et même l'été 2007 pour observer que le processus de réchauffement climatique semble bien enclenché, au regard des niveaux globaux des températures relevées sur la Terre. Si l'on observe ne serait-ce que les douze derniers mois en France, on atteint 3°C environ d'anomalie par rapport à la normale... Le mois d'avril continuant sur la même lignée, un été de feu sur certaines partie de l'Europe orientale, une banquise qui fond à vitesse grand V,  de l'inquiétude grandissante naît de plus en plus... L'année 2007 fait partie d'ailleurs des 10 années les plus chaudes jamais relevées. Pour 2008, les prévisionnistes anglais annoncent l'année la plus fraîche depuis 2000et c'est effectivement ce qui s' s'est réalisé...

Par ailleurs, depuis 1988, il semble que les températures moyennes sur le Nord-Est de la France aient augmentées d'environ 1°2 C... Finalement depuis maintenant plusieurs années, on atteint une certaine pause dans ce réchauffement (à confirmer), avec une certaine stabilité des températures moyennes terrestres. Un refroidissement est même désormais envisageable dans les prochaines décennies à venir au regard des oscillations décennales des océans.