Les grands hivers de 763 à 1400 :

 

Source : Mémorial de la météorologie nationale par M. GARNIER (1967)

763-764 Hiver très rigoureux au cours duquel la mer fut gelée sur nos côtes. Dans l'intérieur de la Gaule, des froids extraordinaires furent signalés du début d'octobre 763 à la fin de février 764. En certaines contrées de notre pays, il serait tombé, au dire des historiens, jusqu'à 10 m de neige. Les oliviers et les figuiers moururent ; les semences gelèrent dans le sol et dans cette dernière année une famine horrible se déchaîna sur cette vaste région et fit périr une multitude d'hommes. Le confesseur d'Amiens mentionne un froid si intense et dit que la Seine à Paris et la Somme à Amiens ont été gelées jusqu'au fond. Du 1-10-763 jusqu'au 28-02-764 dans les Gaules la gelée fut intense le froid sévit fortement dans les Gaules. La mer fut gelée sur nos côtes. En certaines lieu de la France, il serait tombé jusqu'à 10 mètres de neige. Les oliviers et les figuiers moururent ; les semences gelèrent dans le sol et dans cette dernière année une famine horrible se déchaîna sur cette vaste région et fit périr une multitude d'hommes. Le confesseur d'Amiens mentionne un froid si intense et dit que la Seine à Paris et la Somme à Amiens ont été gelées jusqu'au fond.

 

 

 

764-765 Cet hiver aurait commencé tôt en en Belgique comme ce fut en octobre et il a été si rigoureux que la mer gela sur nos côtes.

767-768 Hiver très rigoureux

779-780 Charlemagne ordonna d'édifier des levées sur les bords de la Loire depuis Roanne pour essayer de vaincre le fléau des inondations causées par le fleuve

790-791 Hiver froid en Provence. Les vignes souffrirent beaucoup dans ce pays et les troupeaux périrent dans les étables. L'hiver fut si rigoureux dans les Gaules par l'abondance de la glace et de la neige que oiseaux et autres bêtes se laissèrent prendre à la main

800-801 L'hiver fut tellement doux qu'une peste s'ensuivit

801-802 Hiver très rigoureux (Oise)

802-803 Hiver froid. Les gelées commença le 11-11-802 et dura jusqu'au 12-03-803

807-808 Cette année, l'hiver fut très "mou" et très pernicieux. On fut affligé à sa suite d'inondations terribles

809-810 Le 28-12-809 il y eu une inondation qui surpassa toutes les inondations connues (Loire et Bourgogne). Elle emporta les moissons des champs riverains et força les habitants des bords de rivières à chercher un refuge sur les hauteurs. L'abondance des pluies en fut la cause.

810-811 L'hiver paru très rude et se prolongea jusqu'à la fin mars

814-815 Inondation du Rhin

816-817 La Seine déborde à Tournan

 

 

819-820 la Seine déborda ; il y a eu des inondations funestes (Viravais). Des pluies continuelles gâtèrent les fruits de la terre et ne leur permirent pas de venir à maturation ; les grains pourrirent dans les champs, les semailles ne purent se faire : famine et peste

820-821 Le Danube, le Rhin, l'Elbe, la Seine, le Rhône et l'Escaut, gelèrent assez solidement pour porter des chariots chargés. Il est dit que la Seine « fut enchaînée par une glace d’une extrême solidité, pendant trente jours et plus, des chariots pesamment chargés la franchirent aussi sûrement qu’ils auraient pu faire sur des ponts. »

821- 822 Tous les fleuves d'Europe, en particulier la Seine, l'Elbe et le Danube furent pris par les glaces pendant plus d'un mois. "Les plus grandes rivières de la Gaule et de la Germanie furent tellement glacées que, pendant l'espace de trente jours et davantage, on y passait par dessus à cheval et avec des charrettes". Il y eut en France une si grande abondance de pluie que les fruits de la terre en furent perdus et qu'on ne pu rien semer au printemps suivant. Les rivières sortirent de leur lit et les eaux se répandirent au loin dans les campagnes. Tous les fleuves d'Europe, en particulier la Seine, l'Elbe et le Danube furent pris par les glaces pendant plus d'un mois. "Les plus grandes rivières de la Gaule et de la Germanie furent tellement glacées que, pendant l'espace de trente jours et davantage, on y passait par dessus à cheval et avec des charrettes".
Ensuite une terrible débâcle se produisit : de grands dégâts dans les métairies situées sur les bords du Rhin, inondations de la Seine ; la rivière de l'Yonne s'enfla tellement qu'en diverses localités l'eau emporta les moulins et les ponts et que les maisons riveraines furent balayées ou du moins gravement endommagées.

823-824 L'hiver est plus rigoureux que d'ordinaire dans les Gaules, et de longue durée. Beaucoup d'animaux et même des hommes succombent sous l'excès du froid. Une épidémie consécutive emporte une multitude des deux sexes et de tout âge

829-830 Hiver très rude, dans la région du Nord

830-831 Crue de la Seine qui coïncida avec le voyage de Louis le Débonnaire à l'Abbaye de Saint Denis.

833-834 Il y eut un grand débordement de la Seine qui arrêta sur ses bords Pépin.

837-838 L'hiver fut très pluvieux et venteux ; le tonnerre se fit entendre depuis le mois de janvier jusqu'au milieu de février ainsi qu'en mars ; l'ardeur extrême du soleil dessécha la terre

841-842 L'hiver ne fut ni moins intense, que ni moins durable (région du Nord). Inondation de la Seine . Auxerre et Troyes furent inondées par la crue de l'Yonne et de la Seine

842-843 Hiver froid et long ; cette année l'hiver fut très froid, et très long, et surtout fécond en maladies et très funeste à l'agriculture, au bétail et aux abeilles

843-844 L'hiver fut extrêmement doux et pluvieux jusqu'au commencement de février, il y eut quelques intervalles de beau temps

844-845 L'hiver fut très rigoureux (Nord, Normandie)

845-846 Pendant tout l'hiver et jusqu'en mai, vent du nord très nuisible aux céréales et aux vignobles.
L 'Yonne et la Seine sortent à nouveau de leurs berges ; Troyes est inondée

848-849 Hiver très rude. La Seine est gelée de sorte que le peuple y passe comme sur un pont vers le 06-01-849

857-856 L'hiver est extrêmement rigoureux et très sec ; une violente épidémie emporte beaucoup de monde

859-860 Hiver très rude et très long, durant depuis novembre jusqu'en avril. Chutes de neige abondantes. De novembre à avril, dans les Gaules, l'hiver fut très rude et très long dura en France, en neige et en fortes gelées. Les semences en terre périrent, les vignes furent desséchées. Le vin gela dans les vases qui le contenaient. Il y a eut une grande mortalité des hommes et des animaux ; puis la famine se déclara et fut terrible l'année suivante. Les rivières furent complètement gelées (Oise). La congélation complète du Rhône prêts d' Arles et dans tout autre point de la Provence semble indiquer d'après les observations de 1776 une température de -18°C.

863-864 Hiver très rigoureux, le Rhône gela

865-866 Le 6-02-866 il y a eu une inondation de la Seine . Première crue, chute du Petit Pont. En mars, deuxième crue.

867-868 Les fleuves, enflés par des pluies incessantes, débordent

873 Hiver froid

874-875 Du commencement du mois de septembre jusqu'à la fin de mars l'hiver dans les Gaules a été très long et très rempli de gelées et de neige. La neige tomba en telle quantité que les forêts étaient devenues inaccessibles et que le peuple ne pouvait se procurer du bois. La terre demeura ensevelie pendant cinq mois et les effets de l'hiver furent désastreux. Les animaux domestiques, l'espèce chevaline surtout, succombèrent en grand nombre, et beaucoup de personnes périrent de froid. La famine et l'épidémie qui succédèrent à ces frimas enlevèrent presque le tiers de la population. Le Rhin et la Meuse restèrent gelés pendant longtemps et praticables aux piétons. En février, plusieurs chutes de neige dont la hauteur atteignit 15 pieds dans le Morvan et sur les hautes collines de la Bourgogne, produisirent au dégel une inondation violente et dangereuse. Ponts et moulins furent détruits, avec morts d'hommes.

880-881 Hiver froid et prolongé. La terre, resserrée au printemps par une très forte gelée, ne se couvrit pas de pâturages, et le froid et la famine de cette année vinrent mettre le comble aux maux déjà produits par la stérilité de l'année précédente. Le Rhin et la Meuse furent, pendant longtemps, traversés sur la glace.

885-886 La Loire déborda le 6-02-886, et en mars, au moment où les Normands assiégeaient Paris, la Seine déborda et cette crue vint en aide aux défenseurs de la cité

886-887 Hiver prolongé, d'une durée insolite. Il fut accompagné d'une épidémie si violente sur les boeufs et les moutons qu'il ne resta plus guère d'animaux de cette espèce

888-889 Inondation de la Seine

890-891 Hiver rigoureux. Les vignes ont gelé (Oise). Les troupeaux périrent dans les étables faute de nourriture. La Meuse est prise

892-893 Le Rhône gèle. Le froid fut si vif que les bestiaux ont péri dans les étables (Oise). Il fut si rude et si long qu'on pu y voir en certains endroits un pied de neige durant cinq jours au mois de mars

895-896 Inondation du Rhin

912-913 Hiver très rigoureux

922-923 Hiver très rigoureux

927-928 Hiver rigoureux dans le nord de la France (plus de l0 000 morts)

933-934 Du 30-11-933 jusqu'en mars il y a eu un hiver rude. La Meuse fut gelée. "En chel an meisme fut grand yvert que Muese fut toute serée de Saint Andrier jusqu'en marche"

939-940 Hiver extrêmement rigoureux. Les récoltes manquèrent, il y eut épidémie et famine. Une grande mortalité sur l'espèce bovine.

95l-952 Hiver rigoureux du début du mois de novembre jusqu'en février

963-964 L'hiver fut très long et très rude jusqu'au commencement de février

974-975 Dans les Gaules, l'hiver fut "long, sec et dur" ; il se prolongea du début de novembre au 20 mars : en mai, il tomba encore beaucoup de neige. Hiver rude, long et sec. Une forte gelée dura du début du mois de novembre jusqu'au 22 mars. Neige en mai. Les grands froids sont suivis de la famine, d'épidémies qui enlevèrent un tiers de la population en France

979-980 L'hiver 980 a eut des effets désastreux, les céréales ont été gelées ce qui causa des famines

980-981 Lors de l'hiver 981, il est tombé une grande quantité de neige qui recouvrit l'Europe entière.

987-988 Hiver rude. Les semailles d'automne avortèrent par suite du froid combiné à la sécheresse du printemps, une grande famine s'ensuivit

990-991 Hiver rude et long. Les vignes souffrirent beaucoup de la rigueur du froid. Les troupeaux périrent dans les étables, faute de nourriture. Le blé fut gelé. Il y eut famine. Lille fut gelée. La disette et la peste s'ensuivirent

991-992 Hiver très rigoureux

992-993 Depuis la St Jean jusqu'au 9-11-993, c'est-à-dire presque tout l'été et l'automne il fit une sécheresse et une chaleur excessives. Beaucoup de fruits ne vinrent point à maturité et furent presque brûlés par l'ardeur du soleil. Il s'ensuivit une épidémie et une grande mortalité sur les hommes et les animaux domestiques

994-995 Du 15-11-994 au 15-05-995 il y a eu un Grand hiver. Même en juillet il y a eu quelques gelées

1042-1043 Il gela du 01/12/1042 jusqu'au 01/03/1943 en Normandie

1049 L'hiver a été rigoureux.

1067 Cet hiver a été très froid, Il gela pendant six semaines consécutives.

1073-1074. Fortes gelées du début de novembre jusqu'au 15 avril, accompagnées d'un vent de Nord violent et desséchant. "Les moulins ne pouvant fonctionner par suite de la prise des fleuves et rivières, l'armée d'Henry IV, empereur d'Allemagne, souffrit cruellement du manque de farine et, par suite de pain." Hiver froid en France et Belgique. du 1/11/1073 au 15/04/1074, de fortes gelées accompagnées d’un vent de Nord violent et desséchant. " Les moulins ne pouvant fonctionner par suite de la prise des fleuves et rivières"

1076-1077. Un des hivers les plus rude du XIème siècle, d'après les témoignages des contemporains. De très fortes gelées se produisirent du 1er novembre au 15 avril, et le Rhin, ainsi que le lac de Constance furent pris par les glaces de la St Martin jusqu'à la fin mars. "cette année fut si étrangement froide que la plupart des arbres, vignes et fruitiers moururent, que les semences en furent intéressées et que la terre devint stérile pour les quelques années suivantes."

 

1114-1115. Hiver terrible en Bretagne de même qu'en Angleterre. "La mer gela dans la Manche à quelque distance des côtes, et les pierres les plus grosses se fendirent avec éclat."

 

1124-1125. Froids extraordinaires avec chutes de neige abondantes en France, Allemagne et Italie. "Dans les rivières, la glace était si épaisse et si solide qu'elle supportait les voitures chargées ; les chevaux circulaient sur le Rhin comme sur la terre ferme. Ces intempéries se prolongèrent tellement que les arbres ne prirent leurs feuilles qu'en mai."

 

1149-1150. Hiver très rigoureux dans le Nord de la France, où, sur les côtes, les eaux de la mer étaient gelées jusqu'à trois milles du rivage. Dura du début de décembre jusqu'à la fin de février.

 

1204-1205. En Bretagne et dans le Nord-ouest de la France, "grand hiver de la mi-janvier à la mi-mars."

 

1218-1219. Dans le centre de la France, l'hiver fut si rude et si long que par trois fois la Loire, la Seine et la Vienne se trouvèrent suffisamment gelées pour qu'elles puissent être traversées sur la glace."

 

1224-1225. Hiver rigoureux depuis la St Denis (9 octobre) jusqu'à la St Marc (25 avril), avec fortes tempêtes ayant abattu, en Normandie, plusieurs clochers d'églises.

 

1233-1234. Hiver très rigoureux dans l'extrême Est de la France et en Italie. Le Rhône et le lac de Zurich furent congelés. Des voitures chargées purent arriver de la terre ferme jusqu'à Venise en passant sur la glace.

 

1235-1236. Toutes les rivières furent prises par la glace, dont la débâcle entraîna la chute des ponts de Saumur et de Tours.

 

1275-1276. Hiver très froid mais de courte durée, avec chutes de neige abondantes dans l'Est. A Parme, le sol resta couvert de neige de décembre 1275 à avril 1276.

 

1291-1292. En Alsace, le mois de février 1292 fut remarquablement froid. Le Rhin gela à Brisach, où les chevaux et voitures pouvaient le traverser sur la glace.

 

1302-1303. en décembre 1302, froids exceptionnels dans l'Est et le sud-est du pays, surtout vifs du 26 décembre au 6 janvier. Le Doubs, le Rhin et le Rhône furent gelés."En leurs lits, on trouvait mort les gens par angoisse de froid."

 

1305-1306. Froids très vifs du 15 décembre au 25 janvier, et du 15 février à la fin de mars. Tous les grands fleuves furent pris par les glaces.

 

1315-1316. L'hiver se montra si rigoureux en France, en Allemagne et en Angleterre, depuis le début de décembre 1315 jusqu'à Pâques 1316, qu'il provoqua une famine générale. "On était obligé, lit-on dans l'Histoire d'Angleterre de Rapin de Thoyras, de cacher les enfants avec un soin extrême, si on ne voulait les exposer à être dérobés pour servir d'aliments aux larrons."

 

1322-1323. La partie occidentale de la mer Baltique fut couverte de glaces du début de février au 15 mars. En février, il tomba beaucoup de neige en France. Certains auteurs prétendent que la mer Adriatique fut également gelée.

 

1324-1325. Hiver très rigoureux dans le Nord de la France. La Seine gela deux fois, et au cours de la débâcle, les ponts de bois de Paris furent emportés.

 

1357-1358. Les contemporains affirment qu'il tomba au cours de cet hiver des quantités prodigieuses de neige comme on n'en avait encore jamais vues, surtout en Italie, en Belgique et en Angleterre.

 

1363-1364. Dans le centre et le midi de la France, l'hiver fut très long et ne se termina qu'à la fin de mars : à Paris, on compta 14 semaines consécutives de fortes gelées durant lesquelles le sol resta couvert de neige. Le lac de Zurich, le Rhône et le Rhin furent gelés jusqu'à une grande profondeur. La Loire étant gelée "la ville de Tours employa 38 hommes pour rompre les glaces de la Loire afin d'empêcher les assiégeants de passer."

 

 

 

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