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 QU'EST CE QUE LA NEIGE ?

Tableau de record de neige en France

» Enneigement : Voir la Carte des hauteurs de neige en France

Sa formation 

Le mécanisme de la neige

Le temps sous nos latitudes est déterminé par l’affrontement quasi permanent de masses d’air chaud et de masses d’air froid. Lorsque deux masses d’air d’origine et de température différentes se rencontrent, elles ne peuvent se mélanger. Elles se repoussent, se chassent. De là naissent les perturbations… et le mauvais temps. C’est aussi que plus légère (donc plus chaude) que celle qui la précède, ou simplement parce qu’elle est contrainte de franchir une chaîne de montagnes, une masse d’air s’élève dans l’atmosphère. Au cours de son ascension forcée, elle se refroidit.

    Mais plus la masse d'air est froide et moins elle peut contenir de vapeur d'eau à l'état gazeux. Quand on refroidit une masse d'air humide, la vapeur d'eau en excédent se condense sous forme de gouttelettes d'eau. Ainsi naissent les nuages. Ces gouttelettes peuvent rester à l'état liquide même par des températures inférieurs à 0° C. C'est le phénomène de surfusion. Si le refroidissement se poursuit, vers -12 °C, elles se congèlent spontanément autour de minuscules particules solides, qui jouent le rôle de noyaux de congélation.

    Ainsi naissent les cristaux de glaces de neige. Grossissant par apport de vapeur d'eau, captant au passage d'autre gouttelettes, ils tombent vers le sol, agglomères en flocons. Si toutes les températures sont négatives jusqu'au sol, il neige. Si elles deviennent positives, les flocons fondent et deviennent gouttes de pluie.

 

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OBSERVATIONS   

La neige est une forme de précipitation qui tombe surtout en hiver, lorsque la température est aux environs de 0°C. Elle prend différentes formes cristallines à des températures plus basses.

    Les chutes de neige sont moins importantes ou à peu près nulles quand la température est basse. Il peut encore tomber de la neige au-dessus de 0°C, mais sous forme d'averses de courte durée, et jusqu'à +8°C, surtout au printemps et en automne. La qualité de la neige intéresse particulièrement les skieurs, qu'il s'agisse de la " poudreuse ", fine et sèche, ou de celle qui est dite " gros sel ", grossière et humide. (Cette dernière se présente surtout au-dessus de O°C.)

    La neige tombée arrive à se tasser et à se congeler après un début de fusion c'est le processus de formation des névés. La neige arrive à former une couche glacée sur les chaussées, à cause de la circulation. Il se forme ce qu'on nomme des congères, parfois très hautes, aux endroits abrités du vent. La neige peut s'accumuler plus particulièrement en montagne sous l'action du vent sans compter les dangereuses tourmentes de neige à l'origine parfois d'avalanches dévastatrices.

 

PHYSIQUE    La neige se forme dans l'atmosphère par congélation de gouttes d'eau en surfusion, à des températures de – 12°C à – 16°C. Les cristaux de neige ont différentes formes, aiguilles, prismes, étoiles, lamelles (toujours à symétrie hexagonale). Ces cristaux ont un diamètre de 5/ 1 000 mm à plusieurs millimètres pour une épaisseur représentant environ 1 / 10 de ce diamètre.

    La pression de saturation de vapeur d'eau et la température influent sur la forme et la grosseur des cristaux de neige. Autour de 0°C, ceux-ci se rassemblent pour constituer les flocons bien connus de tous. Comme aux très basses températures, il y a peu d'humidité atmosphérique, les plus fortes chutes ont lieu aux alentours de 0°C. C'est pour la même raison qu'on observe plus de neige sous les latitudes moyennes plutôt que dans les régions arctiques et antarctiques.

    Par ailleurs, il existe une limite inférieure des " neiges éternelles " (c'est-à-dire permanentes) en montagne, non seulement tributaire de l'altitude, mais aussi des températures moyennes et de l'importance des précipitations à l'état solide, en un lieu donné. On trouvera dans le tableau ci-dessous les limites inférieures des neiges éternelles pour quelques zones géographiques.

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Zones géographiques Altitudes (Lim.infér.)

Alpes (versant nord)

2 500 m

Alpes centrales   

2 900 m

Alpes (versant sud)   

2 700 m

Islande  

700 m

Pyrénées      

2 600 m

Scandinavie  

1 300 m

Spitzberg      

 300 m

 

MÉTÉOROLOGIE  

Lorsque la température atteint au sol la limite de 0°C, il se produit une chute de neige quand il devrait en fait pleuvoir. C'est pourquoi le temps neigeux est par principe analogue au temps pluvieux  ( i.gif (177 octets)  voir pluie)
On remarquera que les plus fortes chutes de neige ont lieu pendant les glissements ascendants d'air chaud   ( i.gif (177 octets) " front chaud ").

    Alors que la neige persiste en montagne, elle fond souvent ailleurs dès qu'arrive l'air chaud, assez proche du sol. Les averses de printemps peuvent aussi être de neige dans la plaine quand la perturbation vient du nord, de l'air froid arctique provoquant un refroidissement Les fronts froids hivernaux peuvent enfin être accompagnés d'orages d'hiver (orages de fronts froids) donnant lieu à de forte rafales ou tourmentes de neige.

 

PRÉVISIONS   Lorsqu'il fait très froid dans nos régions, c'est-à-dire quand la température est de - 5 °C à –10°C, les chutes de neige sont rares, et il peut tomber tout au plus quelques flocons très légers. Les chutes de neige les plus fortes ont surtout lieu, en plaine, lorsque le temps se réchauffe (quand il dégèle), sous l'influence d'une importante perturbation venant de l'ouest l’air se réchauffe seulement lentement au-dessus des grandes étendues enneigées, car la liquéfaction puis l'évaporation de la neige nécessitent beaucoup d'énergie calorique.

 

 

COMMENT SE PRÉMUNIR CONTRE LA NEIGE 

  Quel que soit le type de construction que l'homme veuille entreprendre, il lui faut tenir compte de la neige, surtout quand il s'agit de maisons et de routes. En effet, le toit doit pouvoir supporter un poids assez considérable : un mètre cube de neige, selon qu'elle est fraîche ou sèche, pèse de 80 à 190 kg, et, humide ou fondante, de 260 à 800 kg. Aussi, la pression sur un toit horizontal peut-elle aller jusqu'à 100 kg par mètre carré. Cela explique pourquoi, dans les régions froides, où les chutes de neige sont fréquentes et abondantes, on construit les toits très inclinés: la neige s'accumule, glisse et tombe sur le sol, sans peser longtemps sur le toit. En montagne, la neige peut se précipiter en avalanches qui détruisent parfois des villages entiers. 

Les avalanches d'hiver sont les plus redoutables car rien, pratiquement ne peut faire prévoir le moment et le lieu où elles se produiront. Il suffit du passage d'un chamois ou d'un train, un coup de vent, d'un bruit de voix, pour qu'elles se mettent en marche, dévalant les pentes dans un bruit de tonnerre, se grossissant à chaque mètre des pierres, des blocs de rochers, des broussailles qui se trouvent sur leur passage et dont le poids accélère la vitesse. Pour les éviter, on construit des murs « paravalanches », en maçonnerie ou en métal, qui retiennent la neige et protègent les maisons, les routes, les voies ferrées. 

Dans les endroits les plus exposés, on creuse des tunnels Pour rendre les communications possibles, même en hiver. 

   

L'ENGRAIS DU PAUVRE 

La neige, en tombant l'hiver sur le sol, couvre tout de son blanc manteau et crée dans les campagnes de merveilleux paysages. 

Mais ses effets ne sont pas simplement décoratifs : son accumulation sur les montagnes constitue d'énormes réserves d'eau; elle protège la terre du gel et favorise ainsi la végétation, surtout celle du blé (vous connaissez peut-être ce proverbe: « la neige est l'engrais du pauvre »). La neige, renfermant beaucoup d'air, est très mauvaise conductrice de la chaleur. Alors que la température peut descendre jusqu'à plusieurs degrés au-dessous de zéro dans la couche supérieure, la neige de la couche inférieure, au contact du sol, se maintient généralement autour de zéro degré. 

Prenons une couche neigeuse de 40 cm d'épaisseur: si la température superficielle est de 8°C au-dessous de zéro, la couche inférieure est à la température de 0°C. Voilà pourquoi les petites pousses de blé, les racines et les tubercules trouvent dans la neige une protection contre le gel hivernal.

LE 20 avril 2000 : Dans le Dakota du Sud et au Nébraska, des chutes de neige importantes bloquent des routes et obligent la fermetures d'écoles. La neige humide et collante a également provoqué des coupures de courant et des arbres se sont abattus sous le poids de la neige et sous l'effet du vent soufflant à 50 km/h mercredi. Il est tombé jusqu'à 40 cm de neige en plaine et 6O cm à basse altitude en montagne. De plus, des congères ont bloqué les aéroports.


Le 11 mars 2000 :         Montréal recouverte d'une épaisse couche de neige tardive

 A peine remise d'une tempête de neige printanière qui a recouvert Montréal de 40 cm de poudre blanche en une fin de semaine, la métropole québécoise se prépare à recevoir une deuxième vague de précipitations. Normalement, l'armée de 3.000 employés chargés du déneigement de la ville aurait dû entrer en action et nettoyer les 2.200 kilomètres de rues et 3.500 kilomètres de trottoirs montréalais. Mais avec l'arrivée du printemps et la limitation à 58 millions de dollars canadiens du budget annuel consacré au déblaiement, la Ville avait déjà remisé la plupart de son équipement et démobilisé les entreprises privées sous-traitant la moitié des tâches de déneigement. Les habitants de Montréal, qui sont plus d'un million, se sont donc réveillés lundi en constatant que leurs trottoirs, routes et véhicules étaient ensevelis sous une épaisse couche de neige, sans l'ombre d'une souffleuse pour venir à leur rescousse. Sans machine et sans personnel pour s'atteler à la tâche, la ville espère que Dame Nature s'occupera de faire fondre le tout au cours des prochains jours. Cependant, les météorologues ne sont pas aussi optimistes et prédisent de nouvelles chutes de neige avec des températures nocturnes en dessous de zéro.


Le 10 avril 2000 :

Les Montréalais, qui depuis un mois profitaient de la douceur printanière aux terrasses des cafés, ont dû ressortir bottes et anoraks en raison de chutes de neige record pour la saison qui ont frappé ce week-end l'ouest du Québec et l'est de l'Ontario. Dans la région de Montréal, quelque 40 cm sont tombés au cours de la journée de dimanche, du jamais vu en avril de mémoire de météorologiste. Plus au nord, dans la région du Lac Saint-Jean, on comptait 62 cm à Roberval, les plus fortes précipitations depuis le début de l'hiver. Ces chutes de neige restaient cependant relativement localisées puisque l'est de la province connaissait des records de douceur pour la saison, jusqu'à 19 degrés. Selon la police, la neige et la mauvaise visibilité ont provoqué plusieurs centaines de sorties de route, dont celles de deux chasse-neige qui se sont retrouvés dans le fossé. Lundi matin, plusieurs routes étaient encore impraticables et des dizaines d'écoles avaient fermé leurs portes. 

La situation était revenue à la normale dans les aéroports, où plusieurs vols avaient dû être annulés ou retardés dimanche. Après vingt quatre heures de chutes ininterrompues, la neige accumulée stagnait lundi dans de nombreuses rues de Montréal, rendant la circulation particulièrement difficile. Nombre de chasse-neige étaient en effet déjà remisés dans les garages, les contrats de la ville avec les sociétés privées de déneigement étant arrivés à expiration. La ville comptait sur la fonte naturelle de la neige, mais on attendait encore 5 à 10 cm de neige pour mardi. Peu de Canadiens accueillaient avec plaisir ce dernier sursaut de l'hiver. "On en a eu assez cette année, il est temps que ça finisse", grommelait un Montréalais lundi en déblayant la neige accumulée sur sa voiture. D'autres craignaient l'impact de cette tempête sur les nichées d'oiseaux ou les pousses des premières fleurs. Les pépiniéristes rappelaient cependant que la neige constitue un excellent isolant et contient de l'azote, un fertilisant. Quelques Montréalais avaient cependant ressorti leurs skis de fond pour profiter de la neige fraîche. La neige a suscité en outre un vent de folie chez une vingtaine de nudistes qui participaient dimanche à un brunch naturiste dans un café du centre-ville, toutes portes closes, et qui se sont précipités dans la rue pour courir dans la tempête, sous l'oeil médusé des rares promeneurs.


Le 9 avril 2000 :  L'hiver islandais le plus dur depuis 1957

REYJKJAVIK, 9 avr (AFP) - L'Islande a enregistré l'hiver le plus rigoureux depuis 1957, selon la météorologie nationale de ce pays scandinave. Ce dernier était encore, à l'exception de la bande côtière, totalement couvert de neige le 8 avril, a constaté l'AFP sur place.

Personne n'a encore réussi la traversée hivernale du pays, complètement désertique à l'intérieur. Les expéditions étrangères qui s'y sont risquées ont toutes échouées. Jamais les Islandais n'ont tenté la traversée de leur pays natal avant la fonte des neiges en mai. Pourtant un couple de Français, Yiann et Olivier Pezeron, a du faire appel le 7 avril aux sauveteurs islandais. En effet, la jeune femme, surprise par un vent supérieur à 100km/h, s'était littéralement envolée, puis brisé le coude et ne pouvait plus utiliser son bâton de ski de ce fait.

Preuve de la rudesse de cet hiver, 268 vols ont été annulés (contre 148 l'an dernier). De plus, de nombreuses écoles ont souvent été fermées en attendant le dégagement des routes. Les services de voirie de la capitale Reykjavik ont indiqué qu'ils ont alloué 340 millions de couronnes (5 millions d'euros) pour colmater les fondrières, car les routes sont abîmées par le gel et le sel. Une noria de camions a déversé la neige des rues dans la mer ou sur les parking pendant tout l'hiver, ceci à la grande joie des enfants, mais pas à celle des automobilistes, dont les places de stationnement diminuaient. L'unique route nationale du pays, la route circulaire, n'est déblayée que trois jours par semaine et les déplacements ont été difficiles entre les villages, malgré l'augmentation du nombre des tunnels pour franchir les cols. Dix personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la route à cause du mauvais temps en janvier et février, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la circulation routière. "C'est un chiffre record, a-t-il précisé, qui représente l'équivalent de 2.500 morts dans un pays européen de 60 millions d'habitants". Les services de la météo ont enregistré des vents records sur les plateaux du centre, dépassant 200 km/h. Dans l'agglomération de la capitale, pourtant située sur un site protégé, les conducteurs ont été priés par deux fois de rester chez eux et deux autobus ont été renversés par le vent, alors qu'ils roulaient en zone découverte. Attirés par des offres promotionnelles, les touristes ont pourtant été plus nombreux à visiter l'Islande cet hiver qu'auparavant. "Ils sont ravis de découvrir une vraie tempête de neige, et plus il fait mauvais plus ils sont contents", a déclaré à l'AFP le guide Petur Gudmundsson. "Mais ils se plaignent de ne pas voir les aurores boréales promises par les dépliants touristiques, car ils ignorent qu'on ne les voit que lorsque le ciel est parfaitement dégagé, ce qui n'est pas fréquent en hiver", a-t-il ajouté.


Le 6 avril 2000

D'importantes chutes de neige ont semé le trouble mardi en Grande-Bretagne, abattant des arbres sous leurs poids et provoquant des inondations. L'aéroport de Luton, au nord de Londres, a dû être temporairement fermé à la circulation aérienne. Les avions ont même du être détournées vers l'Écosse pour permettre un atterrissage sûr.

 

 

 

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Révision : 24 septembre 2008